Parution : 11/04/1967
338 pages 11.00 euros |
Alexandre Croix
Jaurès et ses détracteurs
avec de nombreuses illustrations
À l’évidence, Alexandre Croix a plus d’affection pour Jean Jaurès que pour d’autres grandes figures du socialisme de l’époque, comme Jules Guesde. Mais son propos n’est pas de défendre Jaurès et les positions politiques qu’il adopta au cours des vingt années de son appartenance au mouvement socialiste. Plutôt, il considère que pendant cette période, nul n’attira plus que Jaurès les attaques, les diatribes, voire les calomnies des commentateurs et hommes politiques de tous bords. À travers les polémiques dont Jaurès fut le centre, et cela encore après sa mort, lors du procès de son assassin, ce sont de grands moments de cette époque et de l’évolution du socialisme français qu’il fait revivre : des attentats anarchistes à l’abandon, en 1914, des préceptes de l’Internationale socialiste, en passant par l’affaire Dreyfus, la séparation des Églises et de l’État et, bien sûr, la question de la paix ou de la guerre avec l’Allemagne. Ainsi, à travers les articles d’une presse qui, quelque soit sa vénalité, ne cachait pas ses partis pris, à travers les discours des uns et des autres, revivent ces années qui virent successivement l’unification et le renforcement apparent du parti socialiste puis son ralliement catastrophique à l’Union sacrée et la politique de guerre. (reprise d’un livre des éditions du Vieux Saint-Ouen) |
