Le Mot et le reste
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À paraître
White Light / White Heat
Parution : 23/02/2012
ISBN : 978236040327
560 pages
240 x 300
45.00 euros
Richie Unterberger
White Light / White Heat
Le Velvet Underground au jour le jour
Le Velvet Underground est un des plus grands groupes de l’histoire du rock. Cette formation de légende, dont l’aura mythique empêche parfois de bien la connaître, est née de la rencontre de personnalités fortes et disparates : Lou Reed, John Cale, Nico… Sans parler d’Andy Warhol qui produisit le groupe et dessina cette pochette devenue une image -icône du XXe s. : la fameuse banane, Peel Slowly and See…! S’il connut peu de succès commercial du temps de son existence, le Velvet a durablement influencé la scène artistique et musicale, donnant une empreinte fondatrice aux courants punk, new-wave et no wave qui ont suivi.
White Light / White Heat, du nom de leur album sans doute le plus exigeant, ou le Velvet Underground au jour le jour, est l’ouvrage le plus complet et le plus documenté paru à ce jour sur le groupe. Depuis la préhistoire du groupe jusqu’à l’explosion en 1973 puis les quelques rares retrouvailles (une tournée européenne en 1993), tout y figure de manière encyclopédique : les concerts, les enregistrements, les changements de casting et de management, les interviews…
Richie Unterberger vit à San Francisco. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur l’histoire du rock et collabore au journal musical Mojo.
Revue de presse
- Consulter L'almanach V.U. François-Xavier Béague Let's Motiv, mai 2012
- Consulter Jérôme Provençal Les Inrockuptibles, 2 mai 2012
- Consulter Mäx Lachaud Obsküre Magazine, mars/avril 2012
- Consulter Mäx Lachaud Obsküre Magazine, mars/avril 2012
L'almanach V.U.

A peine cinq années d’existence, quarante de rayonnement, et combien de commentaires ? Encore plus souvent cité qu’écouté, le Velvet Underground doit beaucoup à la critique rock, intarissable sur ce séisme musical. Avec Richie Unterberger, la fascination atteint le stade pathologique.

L’incroyable postérité éditoriale du groupe trouve souvent un public dans l’évocation de son environnement esthétique, social, voire mondain (le N_Y des 60s, Warhol et la Factory). Ici, ne privilégiant aucun angle, le critique se fait mémorialiste et retrace pour les inconditionnels ce qui fut aussi, prosaïquement, un quotidien. Des années de formation à la gloire relative (66–70), et de l’amère dissolution à nos jours, aucun détail n’est épargné : le travail d’Unterberger rassemble la totalité des informations disponibles – glanées par ses propres soins, ou éparpillées dans les ouvrages de ses devanciers. Jusqu’au dernier compte-rendu du moindre concert…

Une austère chronologie ?
La lecture en est d’autant plus instructive : de cette succession d’interviews, de coupures de presses, d’anecdotes, le lecteur tire sa propre compréhension du genre d’équilibre instable qui fait et défait toues les grandes formations rock. Et saisit qu’en marge des étincelles du couple Lou Reed – John Cale, par exemple, le discret Morrison entretenait la radicalité du groupe avec une foi de vestale (tandis que Nico pratiquait la manipulation à un niveau olympique). À l’heure des come-backs, des tribute bands et des concerts reconstitués, cette somme définitive rejoue dans l’ordre tous les épisodes de ce mythe new-yorkais. Mais n’essayez pas de le refaire à la maison. Et pour l’hygiène de vie, préférez quand même la méthode Servan-Schreiber.

LET‘S MOTIV

François-Xavier Béague
Let's Motiv, mai 2012
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Un beau livre maniaque sur le plus grand groupe de rock de l’histoire.

Que d’encre a coulé depuis la sortie en mars 1967 sur le label Verve du premier album, à la très stylée pochette bananée, d’un jeune groupe new-yorkais gravitant dans la galaxie Warhol. Quarante-cinq ans après, l’étoile Velvet Underground brille toujours au firmament du rock.
De cette incandescence persistante témoigne notamment l’abondance de publications consacrées à Lou Reed et sa bande. À l’initiative de l’excellente maison marseillaise Le Mot et le Reste vient de s’ajouter, traduit en français, un volume de choix (et de poids) avec le White Light/White Heat – Le Velvet Underground au jour le jour de Richie Unterberger. Retraçant la trajectoire du groupe avec force détails et citations, ce livre constitue une véritable somme à l’usage des néophytes comme des auditeurs plus avertis. Presque aussi large qu’un album et épais qu’un dictionnaire, il se prête sans doute davantage à la consultation qu’à la lecture dans la continuité.
Attention, toutefois : dès qu’on l’ouvre, on n’a plus du tout envie de le refermer…

LES INROCKS

Jérôme Provençal
Les Inrockuptibles, 2 mai 2012
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Plusieurs livres ont déjà été publiés sur le Velvet Underground. Mais peu sont allés aussi loin dans le détail et les anecdotes que l’ouvrage de Richie Unterberger, paru aux Etats-Unis il y a trois ans et qui bénéficie d’une traduction française éditée par Le Mot et le Reste. Ce critique musical, spécialiste des années soixante, a mis toute sa passion pour explorer chronologiquement et jour après jour l’évolution de ce groupe devenu culte, ainsi que les projets parallèles de ses membres durant les années d’acitivité de cette entité singulière qui a su insuffler – du moins dans ses deux premiers albums – un esprit d’avant-garde dont on ressent encore l’impact sur des formations actuelles. Les drones de violons de John Cale et les incantations de glace de Nico n’ont, il est certain, pas laissé de marbre de nombreux artistes que vous pouvez lire dans les pages d’Obsküre.

Obsküre : Quels furent tes sentiments la première fois que tu as entendu la musique du Velvet ?
Richie Unterberger : Je fus d’abord très surpris. Ils étaient réputés être si radicaux que quand j’ai écouté leur premier album, celui avec la banane, je ne m’attendais pas à une chanson aussi belle et mélodique que “Sunday Morning”. Bien sûr il y avait aussi les titres plus agressifs et bruyants : “I’m waiting for the man”, “Venus in furs”, “All tomorrow’s parties”. Mais il y avait aussi ces très belles ballades, “Femme fatale” et “I’ll be your mirror”. Donc ils m’ont surtout semblé bien plus variés que l’image que je m’en étais faite. C’était fou toutes les idées qu’il y avait dans ce même album – l’équilibre entre les jolies chansons, la noirceur proto-goth et les titres avant-gardistes, mais aussi la façon dont les morceaux touchaient à des émotions humaines comme l’amour, le sexe, les drogues et la quête incessante pour un sens plus profond à l’existence. Ils n’ont pas fait d’autres albums studio avec le même équilibre et la même richesse, bien qu’ils aient embrassé un spectre très large d’expressions textuelles et musicales.

On est surpris de voir que les deux premiers albums, qui ont été les plus influents, ont été très mal reçus, alors que les deux suivants ont suscité des réactions très enthousiastes alors qu’ils sont moins marquants. Bizarrement, le premier album des Stooges, produit par Cale, sera bien plus acceptable pour la critique de l’époque. White Light / White Heat, l’album à la banane, tout comme The Marble Index et Desert Shore de Nico, étaient jugés comme ennuyeux et morbides.
Je pense que la réaction critique aux deux premiers albums du Velvet et aux disques de Nico était plus perplexe que vraiment négative. C’était si inhabituel par rapport au rock de l’époque. Ils ne savaient tout simplement pas quoi en penser. Les troisième et quatrième album du Velvet ont été mieux accueillis car ils étaient aussi bien plus accessibles. L’album The Velvet Underground de 1969 était constitué essentiellement de jolies chansons et Loaded en 1970 s’apparentait plus à du rock conventionnel. Il faut se rappeler que c’était le début de la critique rock, et quand les premiers disques du Velvet sont sortis, il y avait très peu de journalistes expérimentés, en particulier aux Etats-Unis.
A la fin des années soixante, des critiques comme Lester Bangs et Lenny Kaye commençaient à être publiés et ils avaient aimé les premiers albums du Velvet et avaient à présent l’opportunité de parler intelligemment des deux suivants. C’est aussi vrai pour le premier album des Stooges, qui aurait sûrement reçu des critiques très mauvaises ou aurait été ignoré s’il était sorti un an ou deux plus tôt.

C’est quand John Cale quitte le groupe que leur son devient plus acceptable. Penses-tu que l’aspect intransigeant venait avant tout de lui ?
Il a été dit que Reed aurait viré Cale en partie car ses idées devenaient trop bizarres et que Reed voulait suivre une direction rock plus traditionnelle.

Quel est ton titre préféré du Velvet ?
La version live de “White Light / White Heat” sur l’album 1969 Live. Elle est bien supérieure et plus longue que celle qui apparait sur leur second album. L’équilibre parfait entre le rock blanc et le bruit blanc.

OBSKURE MAGAZINE

Mäx Lachaud
Obsküre Magazine, mars/avril 2012
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Le Velvet Underground a été avant tout la rencontre entre des personnes que rien ne destinait à se connaître. Quels points communs entre Lou Reed, rockeur new-yorkais de Brooklyn à qui les parents avaient fait subir des électrochocs pour ses présumées déviances sexuelles, John Cale, esthète gallois passionné par l’avant-garde, ou Nico, mannequin allemand à la beauté mélancolique ? Et que dire d’Andy Warhol, artiste excentrique et controversé, sans qui le premier album du groupe n’aurait sûrement jamais vu le jour ? C’est pour le moins un destin atypique que les leurs, et Richie Unterberger a décidé de suivre l’évolution de chaque membre séparément, au jour le jour, au sein du Velvet mais aussi dans ses projets personnels. Selon lui, la force du groupe est celle d’avoir abordé des sujets qu’aucun autre musicien de rock n’avait traités auparavant, tout en y mettant beaucoup d’honnêteté et d’humanité. Il se distingue ainsi des historiens de la musique qui en ont fait les stéréotypes d’un groupe inaccessible servant de contrepoint à la mode hippie et la culture peace & love. Il analyse également en détail chaque morceau, ainsi que toutes les versions alternatives publiées sur de nombreux live ou bootlegs. Mais il ne s’arrête pas au Velvet et se penche aussi sur tous les enregistrements que John Cale a produits dans les années soixante, notamment le premier album des Stooges et bien évidemment les albums de Nico, The Marble Index et Desert Shore, premières œuvres véritablement gothiques de l’histoire du rock. Il s’intéresse aussi aux expérimentations de John Cale en compagnie de compositeurs contemporains et minimalistes comme Terry Riley, La Monte Young ou Tony Conrad. Cette alternance entre évènements factuels et appréciations personnelles rend la lecture de cet ouvrage particulièrement agréable, et on ressort avec délectation nos albums d’époque qui en sont la bande-son idéale. Riche en anecdotes, l’ouvrage tente d’éclaircir certains mythes autour du groupe, tout en égratignant parfois les personnages (la mythomanie de Nico). Même les fans les plus assidus devraient y apprendre des choses.

80%

OBSKURE MAGAZINE

Mäx Lachaud
Obsküre Magazine, mars/avril 2012
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Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net