Le Mot et le reste Formes
Weather Report
Parution : 13/11/2007
ISBN : 978-2-9153-7849-8
450 pages
21 x 14,8 cm
23.00 euros
Christophe Delbrouck
Weather Report
Une histoire du jazz électrique
Weather Report doit sa popularité à une créativité hors du commun tout au long de ses années d’existence de 1971 à 1986 ainsi qu’à la révélation de jeunes virtuoses : Miroslav Vitous, Alphonso Johnson, Chester Thompson, Alex Acuna, Jaco Pastorius, Peter Erskine, Omar Hakim, Victor Bailey, Mino Cinelu… Une époque fondamentale dans l’évolution du jazz électrique qui conduira à l’impulsion de la world music et à des bouleversements dans la pratique instrumentale compte tenu de l’ampleur innovatrice du jeu de Zawinul et de Shorter : deux pionniers dans leurs domaines respectifs. Ce livre retrace l’épopée de ces deux musiciens, depuis les années trente, leur parcours initiatique et les envolées des années soixante, puis, enfin la création et le parcours frénétique de Weather Report dans la mouvance électrique aux côtés du Return To Forever, des Headhunters, du Mahavishnu Orchestra, de Lifetime, plus tard de Steps Ahead, de leurs compagnons de route, Chick Corea, John McLaughlin, Carlos Santana, Herbie Hancock… des premiers synthétiseurs à l’apothéose du tube planétaire « Birdland », de la tragédie d’un authentique génie de la basse, Jaco Pastorius, jusqu’au dernier duel des années quatre-vingt avec Miles Davis. Une aventure humaine, riche et tortueuse, digne des musiciens de légende.

Né en 1966 à Brest, Christophe Delbrouck est musicien et compositeur, leader du Nasal Retentive Orchestra. Journaliste et conférencier, il est l’auteur de nouvelles et de biographies musicales sur Frank Zappa, Carlos Santana et les Who.

> voir le site de l’auteur

Lorsque Wayne Shorter et Joe Zawinul décidèrent de s’associer, ils n’étaient pas nés de la dernière pluie. L’un s’était forgé une réputation chez les frères Adderley avant de prétendre mener une vraie carrière solo. L’autre était considéré, aux vues de prouesses en tant qu’instrumentiste et compositeur au sein des Jazz Messengers, comme l’un des héritiers prodiges de John Coltrane. Surtout, ils avaient participé aux expériences de Miles Davis jusqu’à son émancipation électrique. Une étape charnière où le jazz dévia irrémédiablement pour revendiquer sa place dans le pandémonium des musiques populaires. On pensa alors que ces enfants de Miles, comme les autres, contribueraient à perpétrer les visions d’un mentor. Ce ne fut pas le cas. Wayne Shorter et Joe Zawinul échafaudèrent un autre courant, inconnu, où se rencontrèrent les musiques ethniques, le rock et l’innovation technologique à travers ce qui demeure depuis sa création l’une des formations les plus célébrées que le jazz moderne ait connu : Weather Report.
Revue de presse
- Consulter Olivier Bride Guitariste mag , octobre 2008
- Consulter Bruno Pfeiffer Open mag, juillet 2008
- Consulter François Julien VSD, mars 2008
- Consulter Ventilo, novembre 2007
- Consulter Éric Serva Tapage nocturne – France Musique
- Consulter Julien Ferté Muziq
- Consulter Jacques Freschel Zibeline
- Consulter Jacques Chesnel Culture jazz
- Consulter Alex Dutilh Jazzman
- Consulter Fred Goaty Jazz magazine
Croupe étendard du jazz rock, Weather Report fut le premier à oser marier le concept d’une improvisation typiquement jazz, des sonorités purement électroniques, produites par des synthé-tiseurs, avec une inspiration fortement teintée de musiques ethniques Joe Zawinul et Wayne Shorter, les fondateurs magistraux de cette formation unique, eurent en plus le courage d’emprunter une autre route que celle déjà tracée par leur précédent employeur, l’écrasant Miles Davis. En 1976, leur bassiste Alphonso Johnson céda sa place à un musicien dont le jeu de basse allait révolutionner l’instrument, aussi radi-calement que Jimi Hendrix avait su le faire avec une guitare électrique. (et instrumentiste d’exception s’appelait Jaco Pastorius), et il allait faire découvrir au monde entier les sonorités de la basse électrique fretless. Véritable OVNI de la 4-cordes – et traumatisme indélébile pour tous les bassistes de son époque -Pastorius imposa en peu de temps une nouvelle approche de son instrument. Jusqu’alors limitée à un rôle de soutien, la basse devint entre ses mains une nou-velle voix, autant soliste que rythmique, dans laquelle Jaco puisait sans effort des accords et des harmoniques pour mieux enrichir les mélodies. L’un des inté-rêts majeurs – et ce n’est pas le seul-de ce livre extrêmement fouillé est de nous livrer un portrait très complet de la personnalité fantasque et perturbée de Pastorius. Cette description est ici enrichie de nombreuses anecdotes, souvent méconnues. Par exemple, Jaco aurait affirmé qu’il avait rejeté l’offre d’Hendnix de rejoindre son Band of Cypsys. Cet ouvrage analyse en profondeur l’évoiution, les tourments et la maturation de Weather Report, dont l’influence s’ étend toujours dans ia musique de nombreux groupes actuels.
Olivier Bride
Guitariste mag , octobre 2008
Retour au sommaire des articles
[…] Joe Zawinul et Wayne Shorter ont prouvé avec Weather Report qu’ils savaient engendrer du neuf avec du «vieux». Ils ont donné naissance à tout un courant. Ce livre, sans doute le meilleur du genre, en explique les tenants et les aboutisssants.
Bruno Pfeiffer
Open mag, juillet 2008
Retour au sommaire des articles
A juste raison considéré comme l’un des seuls, si ce n’est l’unique ensemble de jazz rock encore écoutable trente ans après, Weather Report reste avant tout l’aventure inouïe de deux enfants de Miles Davis pour échapper à l’omnipotence du sphinx noir : Joe Zawinul, l’Autrichien un rien despotique et authentique sorcier des claviers, et Wayne Shorter, pas mécontent de laisser au vestiaire la défroque de nouveau Coltrane qu’on l’obligeait à porter. Jour après jour, comme s’il avait été dans l’ombre du groupe, Christophe Delbrouck décortique avec science et gourmandise cette épopée musicale et humaine, des débuts atmosphériques et free aux tournées marathons. Ici la langue décrit comme rarement la chose musicale.
François Julien
VSD, mars 2008
Retour au sommaire des articles
Joe Zawinul, pianiste d’origine autrichienne féru de métissage, figure centrale de cet essai, est le docteur Frankenstein d’un jazz « rock » empruntant les che-mins de l’électronique proposés par les synthétiseurs dont il use et (m)abuse dès le début des années soixante-dix. Obsédé par le respect des anciens et des modernes du jazz, entre citations d’Ellington ou dépassement des ré-volutions proposées par son compère Miles, il ne concevra toutefois nulle créature. Fasciné par le talent de son partenaire en création, Wayne «Footprints » Shorter, Zawinul vivra avec effroi la descente aux enfers du bassiste qui porta Weather Report aux sommets, Jaco Pas-torius. L’auteur réussit à transcender l’anecdotique pour s’immiscer dans les entrelacs de la création jazzistique des années soixante-dix, se re-fusant à toute approche béate par une rigueur imparable dans le trai-tement des archives pléthoriques à sa disposition. Zawinul, disparu en septembre dernier, aurait certainement apprécié ce bel effort.
Ventilo, novembre 2007
Retour au sommaire des articles
Ce livre de Christophe Delbrouk risque bien, grâce à la qualité de son écriture et aux choix judicieux de ce qu’il y a d’intéressant à raconter ou pas, de vous entrainer comme un roman d’aventure qu’on ne parvient pas à lâcher.
Éric Serva
Tapage nocturne – France Musique
Retour au sommaire des articles
Le grand expert français de Frank Zappa (sa trilogie au Castor Astral est inégalable) nous conte la grande aventure du plus célèbre groupe de jazz fusion, créé en 1971 par Joe Zawinul et Wayne Shorter, et au sein duquel Jaco Pastorius, entre autres, se fit connaître. Ceux qui croyaient tout savoir vont en être pour leurs frais! Passionnant et cultivé.
Julien Ferté
Muziq
Retour au sommaire des articles
À travers le parcours de ces deux musiciens mythiques et de tous ceux qu’ils ont côtoyés, Christophe Delbrouck trace, avec un souci passionné du détail et de la précision historique, une véritable histoire du jazz électrique.
Jacques Freschel
Zibeline
Retour au sommaire des articles
Le groupe mythique est dissous depuis près de vingt ans et il aura fallu tout ce temps pour que paraisse enfin une étude exhaustive sur le « Bulletin Météorologique » (ce qui est arrivé de mieux dans le Jazz électrique), grâce à Christophe Delbrouck, musicien, compositeur, journaliste, auteur de nouvelles et de biographies musicales sur Frank Zappa, Carlos Santana et les Who. L’auteur réalise là un vrai tour de force : raconter l’épopée (le mot n’est pas trop fort) du groupe à partir de la rencontre des deux musiciens créateurs – initiateurs, Wayne Shorter et Joe Zawinul. Dans ce livre conçu dans l’ordre chronologique, on suit avec un intérêt constant les péripéties et évolutions de ce groupe « électrogénial », à forte composante onirique et poétique, au son inimitable, ayant humé et respiré tous les parfums de l’air du temps, colorié toutes les cartes du bulletin… ce que l’auteur résume parfaitement : Weather Report est seul à magnifier l’héritage d’un jazz pluriethnique par une richesse et une inventivité plus autoritaire d’année en année. Est-il nécessaire de vous recommander, non seulement de lire ce beau gros livre définitif (roman d’aventures personnelles et musicales), mais aussi d’écouter et réécouter tous ces albums indispensables dont les sillons n’ont pas pris une seule ride (si j’ose dire)… et c’est pourtant bien vrai.
Jacques Chesnel
Culture jazz
Retour au sommaire des articles
D’un bout à l’autre, Christophe Delbrouck tient le fil d’une oeuvre collective qui dépasse les seuls talents de Zawinul et Shorter.
Alex Dutilh
Jazzman
Retour au sommaire des articles
De Weather Report, il semble également tout connaître par coeur, mais ce n’est pas seulement ceux qui ont fait la légende de ce groupe (Joe Zawinul, Wayne Shorter et Jaco Pastorius principalement) qu’il rappelle à notre bon souvenir, mais toute une époque : celle du jazz électrique. Contrairement à tant d’autres groupes, Weather Report ne se reformera jamais – on sait pourquoi. Le chapitre est clos, raison de plus de dévorer les seize chapitres qui composent cette somme aussi éclairée qu’éclairante, car c’est bien la musique – et les musiciens – que Delbrouck met en lumière, n’étalant ses connaissances que pour mieux les partager.
Fred Goaty
Jazz magazine
Retour au sommaire des articles
Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net