Parution : 20/01/2011
432 pages 14,8 X 21 cm 24.00 euros |
Guillaume Belhomme
Way Ahead
Jazz en 100 autres figures
Préface de Ken Vandermark
Après avoir embrassé dans Giant Steps une histoire du jazz en 100 portraits et 500 chroniques de disques, Guillaume Belhomme propose au lecteur d’en interroger les limites généralement établies.
Parmi les 100 autres figures évoquées dans Way Ahead, certaines auront donc œuvré à un jazz estampillé (Pee Wee Russell, Teddy Wilson, Gene Ammons, Jimmy Lyons, Bill Dixon…) quand d’autres se seront emparé – ou s’emparent aujourd’hui encore – de son vocabulaire pour envisager de nouvelles formes musicales (Evan Parker, John Stevens, Eddie Prévost, Franz Koglmann, Otomo Yoshihide…). Ainsi, le dessein de Way Ahead n’est pas tant de vouloir faire bouger les lignes que de constater par l’exemple du perpétuel mouvement de celles-ci. Dans l’idéal, comme le suggère le saxophoniste Ken Vandermark dans sa préface à l’ouvrage, de « permettre aux auditeurs d’approcher le jazz d’aujourd’hui ». Né en 1976 à Nantes, Guillaume Belhomme vit à Paris. Ancien collaborateur de Jazz Hot, il écrit aujourd’hui notamment pour les Inrockuptibles, Mouvement et Le son du grisli. Il est aussi musicien sous le nom de Gypsophile. Au mot et le reste, il a publié une monographie sur Eric Dolphy et un solo sur Morton Feldman / For Bunita Marcus.
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LECTURES 2011
Le second tome de cette anthologie du jazz, astucieusement classée en ordre chronologique des dates de naissance des musiciens, est tout aussi indispensable que le premier, intitulé Giant Steps . Guillaume Belhomme n’y cherche pas l’objectivité ni l’exhaustivité à tout prix, mais essaie surtout de transmettre sa passion. En tout cas, il donne envie à son lecteur d’écouter, ce qui est rare pour une anthologie sur la musique ! Chaque artiste y est traité avec le même nombre de page et résumé par 5 disques. Un peu comme si tous avaient contribué à l’édification de cette musique majeure, quelle que soit leur notoriété... Bref son utilité s’est imposée à moi, comme l’illustre si bien cette citation d’Eric Dolphy : “A peine écoutez-vous de la musique que c’est déjà fini, qu’elle est déjà partie, elle est en l’air. Pas moyen de remettre la main dessus.” Etienne JAUMET
LIBERATION,
22 décembre 2011
Une liste free par Guillaume Belhomme et Philippe Robert
Bien que nous ayons le même éditeur, Guillaume Belhomme, Philippe Robert et moi, ne nous sommes jamais rencontrés. Mais je corresponds régulièrement avec Philippe, qui avait fait une belle liste folk pour ce blog et dont le livre sur le folk anglo-saxon vient de sortir (et il est très recommandé : on y découvre des disques jusqu’alors inconnus et très attirants). Ensemble, ils font un fanzine autour du free jazz : Free Fight. Du coup, alors qu’ils préparent le numéro 2, je leur ai demandé une liste de leurs disques free favoris. Philippe Robert : “A l’initiative de Guillaume (Belhomme), à qui l’on doit trois ouvrages sur le jazz (une anthologie en deux tomes, une biographie d’Eric Dolphy), nous avons entrepris, lui et moi, d’explorer nos discothèques respectives à coup de chroniques d’albums plus ou moins rares que nous possédons en vinyle, et issus du free jazz ou de ses parages. A chaque texte correspondent des photos personnelles, comme autant de mises en abymes et de correspondances. Le résultat s’appelle Free Fight, This Is (Our) New Thing, c’est une petite publication A5 éditée à 100 exemplaires. On peut trouver sur le site du Souffle Continu les derniers exemplaires disponibles du premier tome. Le second volet paraîtra quant à lui en janvier et peut être pré-commandé directement sur www.lesondugrisli.com.” (...) JOSEPH GHOSN
josephghosn.wordpress.com,
11 décembre 2011
Sélection Livres
Guillaume Belhomme récidive avec le second volume de Way Ahead, jazz en cent autres figures. Fort du premier volume, l’auteur, également responsable du site Le Son du grisli se promène de manière chronologique (par date de naissance) dans l’univers du jazz – ou autres formes de musiques libres et libertaires. Le principe est toujours le même : quatre pages (jamais plus) présentant le musicien face à son environnement, son histoire, avec une syntaxe qui peut être déroutante au début mais à laquelle on s’habitue aisément, de par sa répétition. Dans ce volume figurent quelques disparus (pas mal, même), de Pee Wee Russell à John Carter, des anciens (de Lol Coxhill à Roscoe Mitchell, pour faire court, et des petits jeunes (Mats Gustafsson, Sebi Tramontana, Frode Gjerstad, John Butcher, Assif Tsahar…) au parcours déjà bien rempli et au destin encore en devenir. Quatre pages format A5, cela peut paraître un peu juste lorsqu’on s’attaque à des personnages comme Evan Parker, Peter Kowald, Han Bennink, Aunik Lazro, Michel Doneda, Leo Smith, mais ce parti pris fonctionne, car on imagine l’auteur face à son nombre de caractères maxi à ne pas dépasser! Cette attitude renforce la portée du propos, et permet de donner une image synthétique du personnage. Malgré quelques perles inévitables dans ce genre de travail (que l’on pardonnera bien vite), l’encyclopédie que Guillaume est en train d’établir consciencieusement sera dans quelque temps devenu indispensable. Philippe Renaud
IMPROJAZZ,
nov-dec 2011
Il y a trop de tout
Il faut revenir sur ce dossier. Des artistes, il y en a trop. Autrefois, il fallait avoir la vocation. L’instrumentiste se repassait cent fois le même morceau pour percer le secret. Aujourd’hui, quinze profs vous montrent comment jouer " Little Wing " ou "Johnny Be Good ". Ils vous disent où mettre les doigts. Il n’y a plus de doigté qui s’invente. Autrefois, le cinéphile qui avait des perspectives professionnelles montait de sa province, visionnait quatre films par jour, avalait des sandwiches entre les séances de la cinémathèque et dévorait les revues spécialisées dans sa mansarde. On le trouvait un peu spécial. Aujurd’hui tout le monde joue de la guitare, tout le monde réalise des films. Même moi. C’est vous dire ! Aujourd’hui, le chauffeur de la régie qui passe prendre les acteurs chez eux ou à l’hôtel a deux scripts en cours. Imaginez qu’il n’y ait que des artistes. Des peintres, des écrivains, des musiciens, ce serait l’enfer. Je ne peux m’empêcher de citer mes vers immortels : " Si chacun voulait être poète / qui fabriquerait nos fourchettes ? " Et pourtant, on en prend le chemin. C’est à cause du démantèlement des usines. De la fin du travail, de la société des loisirs, chacun profite du chômage pour étudier l’art. On tourne deux cent cinquante films par an en France. Mais on n’en voit pas plus qu’avant. On n’a pas plus de temps qu’autrefois. Et si ça augmente encore, on aura beau ne pas travailler, les semaines ne dureront pas dix jours pour autant. Il y a profusion et l’on avale tout sans mâcher. Quelle tragédie ! C’est le grand syndrome de notre temps. Les critiques, les libraires qui savent tout mais qui ne lisent plus, les critiques de musique qui reçoivent trop de disques et qui n’écoutent plus rien, qui n’ont plus la patience. Etre au courant leur suffit. (...)
Jeremy Rifkin, qui avait prévu la fin du travail, a écrit un nouveau livre sur l’altruisme. La bonté humaine va devenir la nouvelle manie. Tout nous arrivera, tout arrivera à l’espèce. Saturé d’art dans les années à venir, on emmènera des groupes voir les cantonniers, on verra cinquante artistes en train de regarder un ajusteur à l’ancienne sur son étau limeur. " Avec la profusion des choses, nous avons plus que jamais besoin de critiques, même si elle est peu à peu emportée par la mer des avis et des opinions ", dit toujours Maggiori, qui parle de manière intéressante. Surveillez ses chroniques dans Libé. Il y a des gens qui parlent de tout de manière intéressante ou l’inverse.(...) Un nouveau livre de Guillaume Belhomme aux éditions Le Mot et le Reste : Way Ahead, Jazz en cent autres figures. Des portraits, non pas de seconds couteaux, mais de musiciens de jazz un peu à part, comme Jackie Byard, Harold Land, Dod Marmarosa et d’autres. Jusqu’à Alexander von Schlippenbach. C’est vous dire à vous que ça ne dit rien. Et c’est passionnant. Belhomme est toujours pertinent, et bien sûr vous savez ce que veut dire pertinent, en l’occurrence. C’est penser la même chose que moi. Etre critique, je n’aimerais pas et personne n’y gagnerait quoi que ce soit. Tenez : "Il y a quelque chose de très excitant dans le jeu du pianiste Dado Moroni. Et le disque Live in Beverly Hills mérite qu’on s’y arrête, mais il serait dommage de passer à côté du Wared, celui d’Edouard Binaud plein de trouvailes discrètes que j’écoute en boucle (à l’Opéra de Lyon du 16 au 18 juin). " (...) Jackie Berroyer
Vibrations,
juin 2011
Cent visages
Guillaume Belhomme est un spécialiste du genre chroniques. Dans Giant Steps il avait tenté une histoire du jazz en 100 portraits et 500 chroniques de disques, dans ce Way Ahead, il complète son propos en se penchant sur des figures plus marginales et sur les nouvelles formes musicales. Une porte d’entrée du jazz d’aujourd’hui. L’Université syndicaliste Nicolas Béniès
L'université syndicaliste,
2 avril 2011
Après Giant Steps, Jazz en cent figures (et cinq cents chroniques de disques),le journaliste et musicien Guillaume Belhomme persiste et signe avec ce Way ahead, Jazz en cent autres figures . Avec ce chiffre rond (il faut bien se donner une limite), il livre le second tome d’une anthologie du jazz assez personnelle qui raconte l’histoire de cette musique, au travers de portraits et de rapides discographies. Filiation ou récupération, transgression, déviation, tout ceci est éclairé et présenté d’un point de vue biographique. Le découpage original, qui ne se prétend pas exhaustif, affirme haut et fort ses choix, le mérite de l’ouvrage étant de montrer que le jazz que certains figeaient ou déclaraient mort, il y a déjà quelque temps, n’en finit pas de renaître, n’a cessé de changer, d’avancer en zig zag. Ayant franchi allègrement le 21 ème siècle, cette musique continue d’exister autrement, suffisamment pour que l’on prête l’oreille à l‘histoire musicale en train de se faire, « a work in progress ». C’est la préface du saxophoniste chicagoan Ken Vandermark qui définit parfaitement les objectifs du livre et en pose la problématique : présenter l’histoire du jazz, de ceux qui l’ont fait et continuent de la faire, sans chronologie écrasante ; en évitant l’énumération des écoles et courants esthétiques, qui se succèdent comme dans toute histoire de l’art . Encore qu’il y ait des modes et des cycles récurrents justement… cercles un peu « vicieux ». Certains musiciens méritent d’être redécouverts régulièrement, en dehors de leur temps, à l’aune de ce qui se fait aujourd’hui. Ainsi, Pee Wee Russell (1906–1969) (très bonne pioche) débute la liste des musiciens classés par la date de naissance. Ce clarinettiste des plus inventifs, original, qui a su rester libre, mérite d’être remarqué. Quant à la dernière figure choisie dans Way Ahead, il s’agit de Matt Bauder né en 1976, élève à la Wesleyan university d’Anthony Braxton. Le critère de classement divise les artistes en trois catégories : les novateurs, « la seconde vague » de « ceux qui ont élargi le champ des possibles », les radicaux, « à distance de toute continuité apparente du jazz », inclassables, plutôt déstabilisants. On sent bien que ceux-ci ont toute la sympathie de l’auteur, mais on ne reviendra pas sur sa sélection, ayant compris où il se situe. Guillaume Belhomme précise ses sources (lecture des revues de jazz et de magazines, des publications sur internet (All about jazz, European Free Improvisation Pages, le son du grizzli…) Son angle d’approche, intéressant, fait la part belle au jazz américain et on ne saurait le déplorer, puisque le jazz vient de là-bas, tout de même ! Figurent donc au côté de certains incontournables, des « seconds couteaux », un peu oubliés aujourd’hui, tout à fait passionnants. Le jazz européen est plus limité dans ses manifestations et semble se réserver au free. Les Français, sont largement sous-représentés : sauf erreur, nous n’avons relevé que trois noms Michel Doneda, Jean Luc Guionnet et Daunik Lazro. Maintenant que le jazz est une musique « du monde », beaucoup de musiciens talentueux et méconnus mériteraient d’être entendus par un public plus large que celui des amateurs et des «spécialistes ». De New York à Chicago, de Los Angeles à Londres, Amsterdam etTokyo, le jazz est une réalité vivante, parfois urgente. Ainsi, sans prétendre au Dictionnaire du Jazz, bible incontournable de tout amateur éclairé ( à renouveller régulièrement pour tenir compte de l’intense vie musicale actuelle), ce Way aheadpourrait désormais trouver une place à ses côtés, en signe d’ouverture à la musique et d’esprit libre. NB : Précisons enfin que l’ouvrage a une mise en page simple, claire et précise avec des vignettes illustrant les albums marquants de chaque musicien choisi. Un index et une bibliographie complètent ce nouveau numéro de la maison marseillaise que l’on ne présente plus, Le mot et le reste qui continue à imprimer une certaine direction éditoriale, insolite et souvent avant-gardiste . les Dernières Nouvelles du Jazz Sophie Chambon
les Dernières Nouvelles du Jazz,
25 février 2011
Voilà de quoi satisfaire les mélomanes friands de découvertes et faire replonger les connaisseurs dans leurs discothèques. A noter aussi, du même auteur, dans la même collection, une belle bio du grand musicien américain Eric Dolphy. Raymond Sérini
Nouvelle vague,
mars 2011
les jazzmen
Notre collaborateur Guillaume Belhomme publie le deuxième volume d’une somme consacrée aux musiciens de jazz : Way ahead, Jazz en 100 autres figures, encyclopédie passionnée en cent portraits, qui dessine une histoire humaine, contemporaine et transversale du jazz.
les inrockuptibles,
9 - 15 février 2011
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