Parution : 27/11/2009
ISBN : 978-2-9153-7898-6 350 pages 29.00 euros |
Joseph Ghosn
Romans Graphiques
101 propositions de lectures des années soixante à deux mille
couverture originale de Blexbolex
nombreuses planches n/b & quadri De Barbarella de Forest en 1964 au Pinocchio de Winshluss en 2008, en passant par Corto Maltese ou les livres de l’Association, la Bande Dessinée n’a cessé d’élargir son champ pour inclure progressivement des thématiques de plus en plus complexes, adultes, sophistiquées, politiques. Et adopter des formats de moins en moins conventionnels, hors des normes classiques. Pour parler de tout cela, un terme a surgi, vers le milieu des années quatre-vingt : roman graphique.
Roman graphique ? L’appellation est séduisante, mais elle recouvre une disparité de réalités, d’œuvres, d’auteurs et de périodes. Tant et si bien qu’il est difficile de s’y retrouver, au-delà des best-sellers du genre (Persepolis de Marjane Satrapi ou Jimmy Corrigan de Chris Ware ne sont que les parties émergées de l’iceberg). Romans Graphiques propose ainsi une liste de 101 livres commentés, historiquement et esthétiquement, qui forment bout à bout une histoire du genre et surtout une proposition de lecture pour mieux apprécier la BD contemporaine. Ces 101 livres sont en effet des portes d’entrée dans la bande dessinée pour répondre aux questions récurrentes du type : « que faut-il lire ? par quoi commencer ? » Dans cette liste, il y aura des classiques et des méconnus, de l’autobiographie et de l’aventure, de la couleur et du noir et blanc, des Américains, des Européens et des Japonais et surtout, une furieuse envie de faire découvrir et partager un art essentiel du siècle, populaire et savant à la fois, si foisonnant qu’il méritait bien cette première anthologie quasi amoureuse écrite par un journaliste. Joseph Ghosn a tenu pendant huit ans la chronique hebdomadaire sur la BD des Inrockuptibles, a été membre du jury du festival d’Angoulême et continue à traquer le genre dans de nombreuses publications, magazines ou sites internet.
Il croise ses obsessions musicales et graphiques sur son blog |
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Le passeur/prescripteur, saint vertueux du journalisme, déserte le papier culturel. Aux côtés des blogueurs acharnés offrant des sons mutants perdus, quelques plumes savent où regarder. Encore jeunes souvent, ils sont les futurs héros ; immigrés-web de ce qu’on aimera appeler encore rock-critique, cette drôle de crèche. Au milieu des bœufs et des ânes, on oublie les yeux plus gonzo que les tripes. Joseph Ghosn guette les bons signaux, descendus d’un ciel encombré. La suite sur Gonzai Benoit Bidoret
Site Gonzai,
janvier 2011
Ce livre est une nécessité du moment. Se réjouissant de l’augmentation du nombre d’auteurs et de lecteurs de bandes dessinées pour adultes, Joseph Ghosn, ancien critique aux Inrockuptibles a choisi dans cet ouvrage de s’arrêter sur cette bande dessinée romanesque, que Will Esner (big City) ou Hugo Pratt (Corto Maltese) avaient révélé au public occidental dès les années 1960. De la littérature d’aventures au récit engagé en passant par l’autobiographie, Joseph Ghosn nous fait partager ses choix. Une sélection éclectique, intemporelle et internationale mais argumentée et commentée, dans un lien chaque fois indissociable entre l’auteur et l’œuvre. Cette bibliographie, certes discutable est également précédée d’un regard historique sur la naissance et les courants artistiques autant qu’éditoriaux qui ont fait et font aussi beaucoup pour la consécration de la bande-dessinée comme un art à part entière. À vous de découvrir ces pépites du patrimoine et de la création contemporaine. Pouria Amirshahi
Revue des Bibliothèques,
juillet 2010
la bande dessinée délivrée
BD Ancien des Inrockuptibles, Joseph Ghosn retrace l’éclosion du roman graphique dans un livre passionnant. «Le roman graphique est un récit complet, plutôt en noir et blanc, publié dans un format évoquant celui de la littérature». Voilà comment Joseph Ghosn, ancien chroniqueur BD de la revue Les Inrockuptibles, présente dans son introduction cette catégorie d’oeuvres à part au sein du neuvième art. Une définition nécessairement vague pour un genre littéraire nouveau qui cherche encore à se définir. histoire parallèle de la BD Le roman graphique fait donc la part belle au récit. Moins l’affaire de séries à rebondissements, les histoires sont entières et se suffisent à elles-mêmes. On ne parle d’ailleurs plus d’«albums» de bande dessinée, mais de «livres». Avec pour particularité l’utilisation des images (non censurées) comme moyen d’expression à part entière. Comme l’explique Ghosn, le roman graphique «permet de mettre en scène des matières graphiques, d’inverser les sens de lecture, de superposer des strates de couleurs et de typographie provoquant des sensations immédiates, avant même toute lecture». Un apport réel vis-à-vis de la littérature classique. reconnaissance attendue Pourtant, le roman graphique demeure un genre hybride et en mal de reconnaissance. La médiatisation ne suit pas la qualité des oeuvres et l’engouement qu’elles suscitent. Comme nous le faisait récemment remarquer Frederik Peeters, seul auteur suisse mentionné par Ghosn, «n’importe quel écrivain romand publié obtient facilement plusieurs pages dans les journaux. Nous, on peut vendre vingt mille exemplaires, personne n’en parle!» Vincent Gerber
Le Courrier (Suisse),
mars 2010
Boîte à outils
Une mine pour les amateurs et pour les autres une excellente occasion de réviser leurs préjugés!
Fred Robert
Zibeline,
Février 2010
Explorations au fond des cases
Pour saluer le Festival d’Angoulême, retour sur quelques livres plongeant dans l’histoire de la BD Ariel Herbez
Le Temps (Suisse),
janvier 2010
Les images intelligentes
Enfin, une anthologie du roman graphique sort de l’ombre ce genre essentiel. (...) Amateur éclairé à l’esprit fin et au cœur généreux, Joseph Ghosn y commente les principaux chefs d’œuvre venus des USA, d’Europe et du Japon, autofictionnels ou épiques, en couleurs ou en noir et blanc. Un livre de chevet pour ceux qui cherchent les points d’énergie de l’époque – et qui aiment rêver les yeux grands ouverts. Philippe Nassif
Glamour,
mars 2010
dix romans graphiques pour les années 2000
Médiapart
Sylvain Bourmeau
Mediapart - Entretien avec Joseph Ghosn,
janvier 2010
Hors Cases
Un guide fouillé et passionné pour explorer le meilleur de cette frange adulte de la BD qu l’on appelle roman graphique. (...) Pour découvrir ces œuvres, l’ouvrage de J Ghosn est indispensable. Il défriche le contexte de chaque livre pour aider le lecteur à en saisir l’importance et la force, il indique des directions dans le fouillis des cases dessinées. Titiou Lecoq
Grazia,
Janvier 2010
Monsieur Jo
Joseph Ghosn est l’un de ces rares garçons capables décrire intelligemment sur des sujets aussi divers et éloignés que le drone metal, les Daft Punk ou les petits Mickey. (...)Allez juger en librairie de quoi il s’agit, vous ne serez pas déçus! Alexis Bernier
Tsugi,
janvier 2010
101 "romans graphiques" pour les fêtes
« Romans graphiques », le vocable sonne aujourd’hui comme une évidence mais il a une historiographie très disputée, comme nous vous le rappelions dans notre article Sur les traces du Graphic Novel (Nov.2007). Didier Pasamonik
Site Actuabd,
décembre 2009
Les nuits sonores aiment
Sous titré 101 propositions de lectures des années soixante à deux mille, ce livre signé Joseph Ghosn (ancien journaliste des Inrocks et tenancier d’un joli blog pointu à découvrir ici) et formidablement édité par les héroïques marseillais du mot et le reste, s’avère un super guide de lecture pour (re)découvrir une forme essentielle de la bande dessinée moderne, celle qui raconte des histoires, sous une forme totalement libre et novatrice, mêlant dessins et textes, sans la moindre pression esthétique et commerciale. Evidemment, une bonne partie de cette bd, la post sixties ricaine on va dire, est le fait de bon freaks bien punk, un grand nombre d’auteurs (notamment ceux des deux dernières décennies) ont beaucoup à voir avec le bordel de la musique (un certain nombre d’éditeurs, notamment en France, sont l’équivalent des labels indépendants pour les disques), et les propositions de Joseph Ghosn sont particulièrement argumentées et érudites. Ca donne grave envie, de lire et relire des classiques du genre (La ballade de la mer salée d’Hugo Pratt ou le Maus d’Art Spiegelman), de se laisser emporter par de droles de trucs autobiographiques, souvent hardcore (Sclérose en plaque de Matt Konture ou Daddy’s girl de Debbie Drechler), plus fun (le retour au lycée de Riad Sattouf) ou pathétique (Joe Matt). Certain de ses livres ne sont pas loin de trucs artys (Winschluss, Chris Ware), c’est très international (il y a des ricains ou des français et des belges bien, sur, mais aussi des sudafs, des japs…), plus grand public qu’on voudrait nous le faire croire, il y a pas mal de filles auteuses, et le dessin devient au-delà d’un truc d’artisan un peu futile, un vrai support d’émotion et de modernité, un truc essentiel en quelque sorte… Typiquement le genre de livre qu’on devrait retrouver dans toutes les médiathèques de France, et un outil obligatoire pour qui veux capter l’air du temps et la transformation en quarante ans d’un genre mineur, la bande dessinée, en une sorte d’hybride entre littérature et graphisme, qui en dit long sur l’être humain et ses tourments. Cyrille
Site des Nuits Sonores,
décembre 2009
Les Inrockuptibles,
16 décembre 2009
Ceci n’est pas une compilation des meilleurs BD du siècle, ni un top 101 des albums qu’il faut avoir lu. Comme son titre l’indique, Romans Graphiques – 101 propositions de lectures des années soixante à deux mille est une sélection de livres sortant des sentiers (re)battus de la bande dessinée franco-belge, mettant particulièrement en valeur la production internationale contemporaine parfois qualifiée d’alternative. C’est un guide de lecture tout à fait subjectif, mais de haute tenue . Et c’est un joli livre. Pour l’auteur de cet ouvrage, le journaliste Joseph Ghosn, l’expression « roman graphique » « ouvre le champ des possibles de la bande dessinée et en termine avec les connivences de base qui voudraient que la BD soit formellement déterminée et avant tout destinée à la jeunesse ». Conscient que le terme, popularisé depuis Un pacte avec Dieu de Will Eisner, est rejeté par la plupart des auteurs eux-mêmes, qui lui préfèrent celui plus sobre de « bande dessinée », Joseph Ghosn insiste car il représente pour lui une autre manière de faire et de lire des BD. « Les bandes dessinées retenues ici ont pour elles de posséder une esthétique forte, un propos singulier, faisant surgir à chaque fois la voix d’un auteur, jamais celle d’un faiseur ou d’un copiste », écrit-il en introduction. Le journaliste prend comme point de départ « un livre ayant fait rupture avec son époque »: La Ballade de la mer salée d’Hugo Pratt. Suivent donc une centaine d’articles, reprenant parfois des interviews que l’auteur avait réalisé pour Les Inrockuptibles, magazine où il s’est illustré pendant huit ans, avant de rejoindre le groupe Condé Nast; à noter qu’il était également membre du jury du Festival d’Angoulême en 2009, aux côtés de Dupuy et Berberian. Parmi les livres retenus, beaucoup de titres des années 90 et 2000, un choix pertinent car il n’y avait finalement pas tant d’ouvrages recensant ce qui faisait de plus créatif en matière de bandes dessinées ces vingt dernières années. On croise ainsi pas mal de BD signées par des Américains (J’ai le cerveau sens dessus dessous, David Boring, Jimmy Corrigan, Black Hole, Bottomless Belly Button_…), des Japonais (_Ayako, L’École emportée, Opération Mort, _Dans la prison_…) et surtout une bonne dose d’auteurs de ce qu’on a appelé la nouvelle vague en France: Lewis Trondheim, Dupuy-Berberian, JC Menu, Blutch, David B., Joann Sfar, Emmanuel Guibert, Winshluss, Marjane Satrapi… Mais aussi des tout jeunes comme Zeina Abirached ou Bastien Vivès. Romans graphiques est donc conforme à son titre: c’est une sorte de bibliothèque personnelle et idéale que partage ici Joseph Ghosn. Mais il n’impose rien, alors pas besoin de s’énerver s’il n’a pas inclus votre titre préféré. Il propose, il explique, il donne la parole aux auteurs, et en plus il bénéficie d’une superbe couverture originale signée Blexbolex. What else? Benjamin Roure
Site Bodoï,
décembre 2009
De La Ballade de la mer salée d’Hugo Pratt à Rats et chiens de Conrad Botes, en passant par l’Autoroute du soleil de Baru ou la Comète de Carthage d’Yves Chaland, Joseph Ghosn propose cent et une lectures d’ouvrages allant des années soixante à deux mille, rassemblés sous l’appellation de “romans graphiques”. Subjectivité des choix et envie de faire partager des coups de coeur pour ces “livres aux esthétiques souvent voisines, aux thématiques souvent similaires” sont les critères qui ont présidé à l’établissement de cette anthologie de la bande dessinée contemporaine. Jean Philippe Martin
Site citebd.org,
décembre 2009
Romans graphiques: la somme
La BD c’est pas que « des conneries ». C‘est du moins le pari de Joseph Ghosn qui dirige la rédaction du site Menstyle. Dans son livre Romans graphiques 101 propositions de lectures – des années soixante à deux mille (Les mots et le reste) il s’attache à la bande dessinée pour adulte quand elle prétend faire jeu égal avec la littérature plus classique. De Hugo Pratt à Robert Crumb et de Art Spigelman à Dupuy & Berberian (la planche que nous publions), il sélectionne le meilleur de cet art émergeant qui se caractérise par « une esthétique forte , un propos singulier, faisant surgir à chaque fois la voix d’un auteur, jamais celle d’un faiseur ou d’un copiste. » Premier livre sur le sujet, cette somme défriche et met en perspective un domaine dont on pourrait dire, plus prosaïquement, que c’est le contraire de Tintin. Même si Tintin c’est pas « des conneries » non plus. Mais c’est un autre sujet. Jacques Braunstein
Blog GQ,
décembre 2009
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