Parution : 24/03/2011
ISBN : 9782360540167 350 pages 14,8 x 21 cm 24.00 euros |
Philippe Thieyre
Parcours Blues
en 150 albums
Rendre compte de l’histoire du blues et de sa découverte à travers 150 disques glanés au fur et à mesure d’investigations provoquées par des concerts, des citations, des articles, des rencontres, tel est l’objet de ce livre. Il ne s’agit pas d’être exhaustif, mais de proposer un choix parmi les œuvres les plus marquantes de ce genre musical immortel et bien vivant, depuis Bessie Smith et Robert Johnson jusqu’à Otis Taylor en passant par le blues rural des origines, les hurleurs des années quarante, précurseurs du rock’n’roll, le Chicago blues, la vague britannique de la fin des années soixante et le blues moderne où se mélangent rock, pop, funk et soul. Seuls les albums vinyles ont été retenus, la priorité ayant été donnée à ceux contenant des morceaux remarquables, qui ont fait connaître l’artiste ou laissé une trace dans l’histoire du genre, soit directement, soit par le biais d’un grand nombre de reprises. Tous les grands noms (BB King, Muddy Waters, John Mayall, Ray Charles, Buddy Guy, Animals, Elmore James, Fleetwood Mac, Ten Years After, John Lee Hooker, Skip James, etc.) sont bien sûr présents ainsi que d’autres moins connus mais qui ont produit quelques joyaux à redécouvrir absolument. Né en 1952, Philippe Thieyre a travaillé de 1980 à 2006 à la librairie Parallèles comme disquaire, libraire et éditeur. Journaliste pour Rock & Folk et France Inter, il a écrit de nombreux ouvrages sur la musique.
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Noël Lopez
Le Monticule Musique,
décembre 2011
Livres pour une rentrée studieuse
Les éditions le Mot et le Reste continuent dans l’excellence en matière d’écrits Rock avec une nouvelle livraison d’ouvrages qui vient de sortir. Quatre livres, quatre thèmes, qui font mouche : les grands Live du rock, un Beefheart pour faire connaissance avec ce musicien haut en couleurs, un Parcours blues et un Post-punk, no wave, indus & noise, chronologie et chassés-croisés. Philippe Thieyre qui écrit, entre autres, chez Rock’n’Folk, se fend d’un Parcours blues en 150 albums. Après cette saine lecture (et l’écoute concomitante) vous parlerez comme un natif du delta du Mississippi et ni Muddy Waters ni Pee Wee Crayton n’auront de secret pour vous. Si les termes Post-punk, No Wave, Indus & Noise sont obscurs pour vous, plongez-vous dans l’ouvrage du même nom : vous y croiserez Tuxedo Moon, Public Image ou les Young Marble Giant. Et d’autres, plus obscurs, sous la plume alerte de Philippe Robert, auteur de nombreux ouvrages chez le même éditeur. La scène étant l’essence du rock, un collectif d’auteurs (E. Chirache, C. Delbrouck, Y. Jolivet et G. Ruffat) revisite, par écrit, les grands albums Live du rock. A vos platines pour les écouter avec de nouvelles oreilles. Enfin, un petit opuscule sans concessions de Benoît Delaune : Captain Beefheart And His Magic Band(s) qui démystifie Captain Beefheart, ne négligeant pas les zones d’ombres du personnage. On est loin de l’hagiographie.
Gilles BORGOGNO
César,
novembre 2011
LES LEGENDES DU BLUES
Dans son émission du samedi 23 avril 2011, Joe Farmer a invité le journaliste Philippe Thieyre, dont le dernier livre Parcours blues vient de paraître aux éditions Le Mot et Le Reste, à proposer aux auditeurs de RFI un voyage musical à travers des albums représentatifs de l’évolution du Blues. Depuis plus d’un siècle, la communauté noire américaine veille à préserver un patrimoine qui a posé les bases d’une épopée sociale et raciale inédite. Les artisans de cette forme d’expression séculaire s’appelaient Robert Johnson, Lightnin’ Hopkins ou Bessie Smith… Leur complainte dans une Amérique ségrégationniste a dessiné les contours d’un univers sonore que l’on continue de célébrer au XXIème siècle ! Pour autant, l’histoire personnelle et artistique de ces pionniers est toujours mal connue. Le journaliste Philippe Thieyre, auteur de nombreux ouvrages consacrés à la culture pop, nous propose un voyage musical à travers 150 albums représentatifs de l’évolution du Blues. Souvent incontournables, ces enregistrements de référence datent les fractures du temps, et révèlent des personnalités qui deviendront des légendes : B.B. King, John Lee Hooker, Muddy Waters, Buddy Guy, mais aussi Jimi Hendrix, John Mayall ou Stevie Ray Vaughan… « Parcours Blues » (Ed. Le Mot et Le Reste) est le moyen idéal de se retourner sur un passé beaucoup plus lumineux qu’il n’y paraît… De 1911 à 2011, une identité afro-américaine s’est épanouie, et le Blues en est la plus belle illustration ! JOE FARMER
RFI / L'épopée des musiques noires,
avril 2011
Jacques Périn
SOUL BAG,
juillet-août-septembre 2011
Sans être exhaustif, bien entendu, vous retrouvez dans cet ouvrage les oeuvres les plus importantes de tous ces grands noms qui ont marqué l’histoire du blues.Un livre indispensable pour tous les passionnés de la musique du Diable. Christian Le Morvan
Blues magazine,
juillet-août-septembre 2011
Cette semaine, c’est littérature. La preuve que nous avons affaire à un connaisseur et un amoureux du blues, ces quelques lignes sur T bone walker: ’‘T-Bone Walker est le guitariste quintessentiel du blues moderne et, par contrecoup, du rock; son influence fut considérable, son invention sans limite et ses prestations scéniques incandescentes;(...); Il y a deux manières de jouer de la guitare (électrique me semble-t-il bon de préciser modestement ici): avant et après lui. Je vous conseille de parcourir attentivement les différents catalogues de l’éditeur, il y a des ouvrages sur le rock, le hard rock, le jazz… et beaucoup d’autres domaines passionnants extérieurs à la musique mais là on sort du champ et du chant du blog. On se quitte avec un petit blues, le Bright Lights Big City de Jimmy Reed que j’aime bien jouer live, par Taj Mahal au chant et avec le fils de Jimmy Reed à la guitare (le black avec un chapeau de cow boy et une barbichette). Pilogue
Le Blog de Pilogue,
mai 2011
Noël Lopez
Le Monticule Musique,
mai 2011
Toute l'histoire du blues
L’érudit de Rock & Folk décline sa rubrique pour cette spéciale blues : country et jazz d’avant-guerre, rhythm and blues, style urbain électrique et British Boom. Sa sélection constitue une somme plus motivante qu’un choix de vinyles, s’attachant aux interprètes et au vécu lors des enregistrements. Tous s’y retrouvent, de Big Bill Bronzy à Tony Joe White en passant par Louis Jordan, Etta James, Animals, aux côtés de Leadbelly violent, T-Bone Walker quintessentiel, Mike Bloomfield accompagnateur de Dylan, plus les récents.
Patrick Scarzello
Sud Ouest,
24 avril 2011
Bluesy
Philippe Thieye nous propose un « parcours blues » en 150 albums. Tout de suite on se précipite sur le chapitre consacré au British Blues : on veut savoir, plus de quarante ans après, comment sont évalués les disques qui ont marqué ce mouvement (1966–1969).Les Animals, de Newcastle, ont pris ce nom « à cause, dit-on, de la sauvagerie de leurs prestations scéniques. » En quoi résidaient leur force, leur talent, leur charme ? « Dans l’alliance entre la voix rocailleuse, « noire » du chanteur Eric Burdon, qui, en outre, affichait une conviction farouche, les nappes d’orgue distillées par Alan Price pour instaurer le climat des chansons, et le jeu en arpège du guitariste Hilton Valentine. » Thieyre n’oublie pas le Forty Blue Fingers des Chicken Shack (un groupe que j’ai vu sur scène à Bath en 1969). « La prestation de Chicken Shack est suffisamment convaincante pour que le producteur Mike Vernon les signe sur le label qu’il vient de créer, Blue Horizon, en même temps que Fleetwood Mac. » Si Fleetwood Mac a existé, c’est parce que Fleetwood s’était fait virer des Bluesbreakers, « pour être monté saoul sur scène ». « On est étonné par la maîtrise avec laquelle ces jeunes Anglais ont assimilé le blues dans sa forme et dans son esprit. » « Black Magic Woman » sera classé dans les charts. « Ce morceau deviendra un hit universel dans la version de Santana. » Dans la chronique de Blues Breakers with Eric Clapton, on apprend que John Mayall est un ancien militaire (trois ans dans l’armée, en Corée). Cet album est devenu « la référence du British Blues » « Clapton ne se contente pas d’imiter le jeu des bluesmen américains, il propose un son et un style totalement nouveau alliant vitesse d’exécution, inspiration, puissance explosive et sonorités limpides quels que soient les effets utilisés. » Quant à Hendrix, « les références au blues sont constantes dans son œuvre. » Un regret, que les pochettes ne soient pas reproduites en couleur. Dommage aussi que Ph. Thieyre ne parle ni de Crusade (John Mayall, 1967) qui reste un album séminal, ni de Led Zeppelin, mais ce n’est déjà plus tout à fait du British Blues… Cream également passe à la trappe… C’est peut-être bien de la musique psychédélique ?!?… Très classique dans son écriture (trop classique ?), Philippe Thieyre signe un livre sans flamme ni chaleur. C’est dommage. Le sérieux et son masque grave ont envahi une certaine critique. Pourquoi parler du blues d’une façon aussi neutre ? S’agit-il d’un ouvrage de commande ? Où est passée la flamme ? On sent juste une petite lueur quand l’auteur évoque Hendrix ou le jeu de Clapton (passage cité) : on sent qu’il aime Axis : Bold as Love, qu’il l’apprécie vraiment, mais le reste relève trop souvent du catalogue. Où est passée l’écriture rock ? On n’a plus que des compte-rendus d’huissiers. C’est surtout ça qui me donne le blues… Jérôme Pintoux
Xroads,
avril 2011
Pour écouter l’émission : http://www.radiopfm.com/spip.php?article2751 Olivier Valerio
radio Easy Rider,
avril 2011
Parcours blues
(...) Pour accéder à l’article : Paul Maugendre
Mystère Jazz - le blog de Paul Maugendre,
31 mars 2011
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