Parution : 21/05/2010
ISBN : 9782360540150 400 pages 14,8 x 21 cm 25.00 euros |
Régis Canselier
Jimi Hendrix
Le rêve inachevé
Alors que Jimi Hendrix figure parmi les musiciens les plus importants du xxe siècle, sa musique est trop souvent occultée par son image de performer qui joue avec les dents, derrière la tête ou qui immole son instrument au festival de Monterey. D’une densité remarquable, son œuvre ne se limite nullement au fait d’avoir révolutionné la guitare électrique. Ses qualités de chanteur, compositeur, poète et de pionnier des techniques d’enregistrement ne doivent pas être éclipsées par l’improvisateur de génie. Si les disques publiés du vivant de Jimi Hendrix sont incontournables dans l’analyse de sa musique, ils en offrent néanmoins une vision parcellaire. En plus de son ultime album inachevé, le guitariste laisse derrière lui des centaines d’heures d’enregistrement, en studio ou en concert, qui fournissent aujourd’hui encore la matière de disques entièrement inconnus du grand public. C’est le cas du récent Valleys Of Neptune. Son œuvre est malheureusement desservie par une discographie post mortem illisible se répartissant sur plus d’une centaine d’albums où titres majeurs et morceaux purement anecdotiques se côtoient sans le moindre souci de cohérence. Au cœur d’enjeux financiers considérables, ces enregistrements ont parfois été complètement dénaturés par des producteurs sans scrupules qui n’ont hésité ni à créer de toutes pièces des hybrides hasardeux à partir d’ébauches incomplètes, ni à remonter en studio entièrement certains de ses concerts. Fruit de plusieurs années de recherches, cet ouvrage a pour but d’offrir au lecteur un examen critique des enregistrements majeurs de Jimi Hendrix tout en les replaçant dans leur véritable perspective.
Né en 1971 à Cholet, Régis Canselier est l’administrateur du forum Jimi Hendrix, le site Internet francophone de référence consacré à l’œuvre du musicien. Il est également guitariste du duo Circus Mind et de Pangaea, un collectif à géométrie variable dédié à l’improvisation sans exclusive.
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Éric Doidy
Soulbag,
janvier-février-mars 2011
Dans la jungle des disques de Jimi Hendrix
Régis Canselier publie un livre consacré à la discographie de Jimi Hendrix. Le catalogue du guitariste mort en 1970 n’en finit pas d’être exploité. Quand Jimi Hendrix meurt à à 27 ans à Londres, le 18 septembre 1970, il laisse quatre albums, dont un double et un autre enregistré en concert, une poignée de 45-tours et une compilation, Smash Hits. Pourtant, sa discographie est l’une des plus fournies, des plus compliquées et des plus retorses de l’histoire du rock. Car aussitôt après sa mort, le catalogue du guitariste est devenue la nouvelle poule aux œufs d’or de tous les producteurs, managers et autres maisons de disques plus ou moins bien intentionnés qui ont un jour eu Hendrix sous contrat. Sans parler de la famille elle-même qui, sous le nom de société Experience Hendrix LLC, a récupéré les droits de gestion et d’exploitation de ce catalogue en 1995. Résultat ? Une discographie posthume pléthorique, faite de compilations, de rééditions, de coffrets, de concerts, d’inédits, de mixages alternatifs, de jams, de chutes de studios, de démos… Des disques complètement artificiels proposent des chansons constituées d’un assemblage de différentes prises, voire de parties instrumentales (re)jouées après la mort du guitariste. Les albums officiels ont été rééditées nombre de fois en CD, parfois sans les pochettes originales, d’autres fois dotés d’un mixage altéré ou d’un track-listing incongru… Bref : c’est la jungle, et mieux vaut être un hendrixologue averti pour s’y retrouver et ne pas se faire avoir. C’est pour ces raisons que Régis Canselier, musicien et administrateur d’un forum Internet français consacré au génial guitariste, publie un livre aux éditions Le mot et le reste dédié à cette discographie confuse. Arnaud Devillard
Site Suite 101,
novembre 2010
Raymond Sérini
Nouvelle vague,
octobre 2010
Le 18 septembre 1970, Jimi Hendrix poussait son dernier soupir dans un hôtel londonien. Pour l’anniversaire de sa mort, certaines maisons d’édition se sont investies dans des biographies et autres essais. Parmi ces livres, souvent de belle facture, on peut s’attarder sur deux ouvrages diamétralement opposés, mais d’un intérêt égal et d’une belle complémentarité : Jimi Hendrix, un rêve inachevé, et Jimi Hendrix. Tout d’abord, Jimi Hendrix, un rêve inachevé. Signé par l’un des meilleurs spécialistes français du musicien américain, Régis Canselier, l’ouvrage se présente comme une analyse de sa discographie, étonnamment pléthorique pour une brève carrière… certes fulgurante. Le dernier disque de la légende de la guitare est resté inachevé, comme un rêve irréalisable. Mais d’autres disques méritent de s’y attarder, et c’est un tour d’horizon fouillé et passionné que nous propose l’auteur. Ainsi, de manière chronologique, chaque enregistrement majeur est mis en lumière. À commencer par les albums : Are You Experienced? (1967), Axis : Bold As Love (1967), Electric Ladyland (1968)... Mais aussi les concerts mémorables comme celui de Monterey (1967), Woodstock (1969) et de l’Isle de Wight (1970), qui, rappelons-le, n’est pas son dernier concert. Enfin, le chapitre Une vie après la mort (slight return) qui traite, parmi d’autres « œuvres » posthumes, le fameux Jimi Hendrix : Blues de 2004. Le tout sans omettre le rôle primordial des deux producteur successifs d’Hendrix, Michael Jeffery et Alan Douglas. Et rétablit certaines vérités : “The Wind Cries Mary” inspira Miles Davis, “Purple Haze” n’est pas inspirée par l’usage de LSD mais par un livre de Philip José Farmer. Etc. L’ouvrage est avant tout objectif, voire scientifique sur bien des points. C’est précisément ce qui pourrait gêner la lecture d’un néophyte ou d’un lecteur occasionnel. Jimi Hendrix, un rêve inachevé s’aborde lorsqu’on est (au minimum) familier de Jimi Hendrix. Et se savoure encore plus si on en est un fervent admirateur. Cependant, Canselier sait donner du mordant à son analyse, et ne se retient pas de donner son avis. Il n’hésite donc pas à dénoncer les nombreuses manœuvres à unique but financier, comme le récent album “inédit” Valleys of Neptune, proposant entre autres des parties instrumentales du bassiste Noel Redding et du batteur Mitch Mitchell. Outre un riche aspect discographique, une impressionnante bibliographie et un index de l’intégralité des morceaux de Jimi Hendrix complètent ce que l’on pourrait considérer comme l’anthologie critique la plus exhaustive de son corpus musical. Sophie Rosemont
Non Fiction.fr,
septembre 2010
Régis Canselier est le spécialiste français de Jimi Hendrix, comme Aymeric Leroy est Monsieur «Rock Progressif». Musicien, improvisateur, administrateur du forum français consacré à Hendrix, Canselier livre, dans ce Jimi Hendrix le rêve inachevé, un travail des plus sérieux sur l’oeuvre enregistrée par le génial gaucher. Difficile de résumer un tel ouvrage, si riche en informations et analyses mais, une fois encore, les éditions marseillaises Le Mot et le Reste s’attachent à rendre visibles, avec une grande générosité, le travail d’amateurs fous, ce que les Anglo-saxons nomment «labour of love», «a work in progress» sisyphien. Jimi Hendrix est mort, il y a aura quarante ans, le 18 septembre 1970. Pourtant, dès mars 2010, on pouvait acheter un «nouvel» album Valleys of Neptune, comprenant des parties instrumentales du bassiste Noel Redding et du batteur Mitch Mitchell, un scandale et une formidable arnaque, d’autant que le mastering est lourd, le son compressé. Sophie Chambon
les DNJ,
septembre 2010
Un travail monumental et indispensable, qu’il faudrait idéalement lire en écoutant le morceau décrit. Tout est tellement plus simple vu avec le cœur… Get it! Guitariste mag,
septembre 2010
Jimi Hendrix autrement
C’est une somme, pour ne pas dire une bible. Le Choletais de naissance Régis Canselier vient de faire paraître Jimi Hendrix, le rêve inachevé. Il est également l’administrateur du forum internet francophone de référence consacré au musicien mythique que tous les rockeurs adulent. Mais le connaissent-ils bien ? Fruit de plusieurs années de recherches, ce livre fait le point sur les centaines d’enregistrements de Jimi Hendrix en les replaçant dans leur contexte. Il rappelle notamment que le musicien fut aussi un pionnier en matière de techniques d’enregistrement. Un livre loin des sentiers battus et vraiment bien écrit.
Anthony Bellanger
Courrier de l'Ouest,
20 août 2010
[...] Il fallait donc que quelqu’un se charge de trier le bon grain de l’ivraie. Ce quelqu’un se nomme Régis Canselier, une personnalité bien connue des fans de Jimi Hendrix qui se rendent sur le forum francophone de référence dédié au génie de Seattle. Épluchant l’œuvre discographique totale sur plus de quatre-cent pages, Régis accomplit le travail nécessaire à la bonne compréhension de l’œuvre ‘hendrixienne’, retrouvant les titres perdus en dégageant du pied les fausses pistes, le tout en n’oubliant jamais de raconter une histoire, celle d’une carrière aussi météorique que fascinante. Inutile de dire que la lecture de cet ouvrage est un bonheur total pour tout fan qui se respecte. En bonus à la fin, les reproductions en couleurs des albums les plus significatifs. François Steiner
Site daily-rock (Genève),
juillet 2010
Lire la musique
Régis Canselier est l’administrateur du forum Jimi Hendrix, le site de référence dédié à l’œuvre du guitariste le plus top, si l’on consent à faire rivaliser en puissance Eric Clapton, Jeff Beck, Frank Zappa et Carlos Santana. Régis Canselier adore Hendrix. C’est un idolâtre, un herméneute incomparable. Il sait tout depuis « Hey Joe » jusqu’à la dernière note. Il sait que Purple Haze » n’est pas ce qu’on croit et que « The Wind Cries Mary » inspira Miles Davis. Il sait que Jimi Hendrix est une famille où s’étreignent John Coltrane, Roland Kirk, Omette Coleman, Jean Sébastien Bach, Eric Dolphy, Bob Dylan et Arthur Rimbaud.
Guy Darol
Le Magazine des Livres,
juillet 2010
Cet ouvrage ne s’adresse pas particulièrement à une élite de musicologues mais à tout amateur curieux, désireux de connaître les dessous d’une carrière avec tous les aléas qui en découlent, l’envers du décor de la scène, les séances d’enregistrements en studio, les concerts, les galères diverses qu’il faut surmonter, les vrais et les faux amis, la vie des disques après la mort de l’interprète, de l’artiste, le piratage autorisé et ceux qui sont édités dans la plus grande anarchie, les chacals qui se déchirent un héritage qu’ils se sont appropriés, les financiers qui ne pensent qu’à écouter le cri du dollar dans leur portefeuille. Cet ouvrage fourmille de détails, d’exemples, de références, d’instants prélevés enchaînés comme un diaporama musical. L’œuvre de Jimi Hendrix est mise à nu, décortiquée, avec passion, sensibilité et rigueur. Ainsi penchons un peu sur la description de sa prestation télévisée du 4 janvier 1969 dans le cadre de l’émission « Happening for Lulu ». Il arrête l’interprétation de son premier morceau, Hey Joe, déclarant qu’il « aimerait arrêter de jouer cette merde et dédier cette chanson à Cream » groupe qui venait de se séparer officiellement. Mais c’est lors de l’interprétation du cinquième morceau Little Wing que se produit un léger incident qui a peut-être échappé à beaucoup d’auditeurs. Bien que sa Stratocaster soit légèrement désaccordée, Hendrix nous offre avec l’introduction de Little Wing un moment de pur lyrisme. Jimi Hendrix, le rêve inachevé est donc accessible à tous ceux qui aiment la musique issue du blues, et point n’est besoin pour cela de connaître le solfège mais d’avoir l’oreille accueillante. Un vrai bonheur de lecture qui peut se faire accompagner par l’écoute de disques originaux ou des éditions ultérieures pirates, officielles, qui sont recensées en fin de volume. Sont recensées également une bibliographie, la liste des concerts, des setlists et figurent les reproductions en couleur des pochettes de disques, dans un cahier en fin d’ouvrage. Paul Maugendre
Blog - Mystere Jazz,
Juillet 2010
Jazzman,
juillet 2010
Bruno Pfeiffer
Open Mag,
juin 2010
****
Encore un livre sur Hendrix (bis)?Oui, mais plutôt qu’une énième biographie, Canselier a privilégié l’étude quasi entomologique de chaque titre enregistré par le prodige foudroyé voilà quarante ans. Au final, c’est une totale redécouverte d’Hendrix qui nous est proposée. François Julien
VSD,
juin 2010
Entretien
Régis Canselier, que peut-on encore apprendre sur cet artiste mythique décédé en septembre 1970 ? Il existe de nombreux ouvrages sur Jimi Hendrix, en particulier anglo-saxons qui n’ont d’ailleurs jamais fait l’objet d’une traduction. Aujourd’hui, plus qu’hier, nous avons accès à de nombreux documents. L’œuvre post-mortem est plus importante que celle publiée de son vivant. Le rapport à son œuvre est à présent différent. L’un des objets de mon livre est de donner une certaine clarté à une discographie illisible. De nombreux disques ont été publiés sous son nom alors qu’il n’était qu’un simple sideman. Il existe même des disques où il ne joue aucune note. Qui sont ses ayants droit aujourd’hui ? La sœur adoptive de Jimi Hendrix, Janie Hendrix, et ce depuis 1997. John Mac Dermott et Eddie Kramer, ingénieur du son, apportent leur aide technique aux rééditions. Sony Music assure la diffusion du catalogue depuis cette année. Ses disques continuent de cartonner… Difficile de dire combien de disques se sont vendus depuis quarante ans. Dans les années 1990, il s’en vendait entre 3 et 5 millions par an. Vient de sortir l’album Valley of Neptune qui s’est classé numéro 4 au hit parade américain. On va sans doute atteindre des records alors que l’industrie du disque connaît une crise sans précédent. Les Beatles, les Stones et Hendrix représentent des valeurs sûres. L’album « Valley of Neptune » n’apporte-t-il pas davantage de confusion dans la jungle d’une discographie que vous qualifiez d’illisible ? Il y a un vrai concept derrière ce disque ; j’y décèle une certaine cohérence ; musicalement, ça tient la route. Mais il existe au moins deux titres achevés post- mortem, en 1987 par ses deux sidemen. Par la magie de la numérisation, trois titres au total ont été créés de toutes pièces, des morceaux qui n’ont jamais existé. Le morceau-titre, Valley of Neptune, n’a jamais été achevé par Jimi Hendrix. Dans cette discographie riche et touffue, comment séparer le bon grain de l’ivraie ? C’est l’objet de mon ouvrage. Je parle des albums achevés de son vivant, du poète qu’il fût, de ses influences et de l’aspect révolutionnaire de son jeu de guitare. Dans l’un de mes chapitres, je traite uniquement des grands concerts (N.D.L.R. : entre 1966 et 1970, il aura donné plus de 500 concerts), ceux enregistrés professionnellement, comme par exemple, celui de Monterey (1967), Woodstock (1969), Isle of Wight (1970) et Royal Albert Hall (1969). On attend toujours la publication de l’enregistrement de ce concert londonien. On est frappé par la piètre qualité technique de certains enregistrements, contrairement à ceux des Beatles qui eux bénéficient d’une bienveillance technique incroyable… Malheureusement, c’est bien là que le bât blesse. Les rééditions de 2010 sont des douches froides. Le mastering est lourd, le son est compressé. C’est une déception, contrairement aux albums publiés de son vivant. Jean Daniel Kientz
L'Alsace.fr,
mai 2010
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