Parution : 27/02/2009
ISBN : 978-2-9153-7879-5 350 pages 11 x 17 cm 23.00 euros |
Guillaume Belhomme
Giant Steps
Jazz en 100 figures
En 100 portraits et 500 chroniques de disques, Guillaume Belhomme propose au lecteur un parcours à travers l’histoire du jazz. Des origines à nos jours – de King Oliver à Ken Vandermark –, chacun des plus importants musiciens de jazz est abordé ici au travers d’une biographie objective, puis d’une sélection de cinq de ses albums jugés essentiels par l’auteur. Ainsi, le lecteur croisera les grands noms du swing, du middle jazz, du bebop, du free jazz et du jazz moderne, classés chronologiquement selon leur date de naissance pour lui permettre de découvrir que l’histoire du jazz n’est pas celle, répétitive, qui voudrait qu’un style en chasse un autre, mais au contraire une histoire partagée faite de points de vue tout aussi différents que complémentaires. Ouvrage d’érudition autant qu’outil de vulgarisation précieux, Giant Steps permettra aux lecteurs d’approcher autrement le jazz, sans avoir à craindre les conseils publicitaires.
Né en 1976 à Nantes, Guillaume Belhomme vit à Paris. Ancien collaborateur de Jazz Hot, il écrit aujourd’hui notamment pour les Inrockuptibles et dMute. Il est aussi musicien sous le nom de Gypsophile. |
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Une liste free par Guillaume Belhomme et Philippe Robert
Bien que nous ayons le même éditeur, Guillaume Belhomme, Philippe Robert et moi, ne nous sommes jamais rencontrés. Mais je corresponds régulièrement avec Philippe, qui avait fait une belle liste folk pour ce blog et dont le livre sur le folk anglo-saxon vient de sortir (et il est très recommandé : on y découvre des disques jusqu’alors inconnus et très attirants). Ensemble, ils font un fanzine autour du free jazz : Free Fight. Du coup, alors qu’ils préparent le numéro 2, je leur ai demandé une liste de leurs disques free favoris. Philippe Robert : “A l’initiative de Guillaume (Belhomme), à qui l’on doit trois ouvrages sur le jazz (une anthologie en deux tomes, une biographie d’Eric Dolphy), nous avons entrepris, lui et moi, d’explorer nos discothèques respectives à coup de chroniques d’albums plus ou moins rares que nous possédons en vinyle, et issus du free jazz ou de ses parages. A chaque texte correspondent des photos personnelles, comme autant de mises en abymes et de correspondances. Le résultat s’appelle Free Fight, This Is (Our) New Thing, c’est une petite publication A5 éditée à 100 exemplaires. On peut trouver sur le site du Souffle Continu les derniers exemplaires disponibles du premier tome. Le second volet paraîtra quant à lui en janvier et peut être pré-commandé directement sur www.lesondugrisli.com.” (...) JOSEPH GHOSN
josephghosn.wordpress.com,
11 décembre 2011
Composé de 100 notices calibrées de quatre pages – brève biographie d’un musicien, choix de 5 disques jugés essentiels, commentés et reproduits, suivi d’une liste de 5 autres qui sont autant de pistes à suivre – ce ne sont donc pas moins de 1000 références qui sont ici livrées. Les critères esthétiques qui président à ces choix pourraient bien sûr être discutés à l’infini. Nous ne le ferons pas. Mais rien en revanche ne renseigne sur le parti pratique qui s’impose à tout exercice de ce genre : a-t-il été tenu compte de la disponibilité de ces références (ce qui ne s’impose plus étant donné la volatilité des marchés) ou bien ont-elles été choisies pour leur strict intérêt artistique ? Historique ? Un souci de représentativité sous-tend-il cette sélection, à l’échelle d’un siècle de création dans le choix des figures représentées, comme à celle d’une œuvre particulière ? Sur ce dernier point, il ne semble pas que Belhomme se soit terriblement contraint, et c’est parfois dommageable – comment, par exemple, justifier qu’impasse soit faite, dans le premier volume, sur la période “jungle” d’Ellington dont la discographie ne débute qu’aux années 1940 et que, dans le deuxième, la période Owl de Ran Blake, le noyau dur de son œuvre, soit entièrement passé aux oubliettes ? Il faut certes mettre à crédit le fait de présenter ses notices en suivant la chronologie de la naissance des musiciens, ce qui fait apparaître d’intéressants chevauchements et brise fort opportunément la fausse impression de linéarité qui se dégage à la lecture de maintes histoires du jazz; mais à trop épouser la production discographique, les esquisses biographiques soulèvent bien des interrogations : passe encore que 44 années de la vie de Lucky Thompson sombrent corps et bien, elles n’étaient pas les plus productives, mais peut-on en dire autant des 30 dernières années d’activité d’Art Farmer ? (...) En dépit de ces réserves, ce livre (..) sera pour beaucoup l’occasion de découvrir bien des figures qui font les beaux jours de la scène internationale du jazz et des musiques improvisées (...). P.-L. Renou
Bibliothèque(s),
juin 2011
Ce livre est sorti depuis déjà quelque temps mais son intérêt mérite qu’on en parle un peu plus longuement que par une simple annonce dans les informations. Le sous titre résume bien le contenu : Jazz en 100 figures, et sur quatre pages maximum pour chaque portrait. L’étude est chronologique et débute avec King Oliver, né en 1885. Elle se termine par David Murray, né lui quelques 80 ans plus tard, en 1955. Pour chaque musicien, Guillaume Belhomme dresse une biographie toujours synthétique et insiste sur cinq traces sonores qu’il juge importantes et indispensables. Pour chaque musicien, trois reproductions de pochette de disques permettent de visualiser la crème des enregistrements de chacun, ceci bien entendu en toute subjectivité. Cette anthologie ne peut être exhaustive, c’est certain, mais ce qui frappe à la lecture de ces pages est la grande connaissance de l’auteur et la subtilité avec laquelle il dépeint et décortique les oeuvres présentées. Ce livre peut aussi se lire dans tous les sens, prendre une « fiche « au hasard et découvrir ou redécouvrir un musicien, jazzman toujours, que l’on avait peut être perdu de vue ou dont, soyons franc, le nom ne nous disait rien de précis, ayant parfois du mal à situer untel ou untel dans un style précis, les étiquettes arrivant à se décoller au fil des années… Les dates aussi sont importantes, car elles permettent de resituer un musicien par rapport à ses contemporains, de voir et par la même de mieux comprendre qui a été l’élève de qui, ou qui a subi l’influence de qui, et ainsi de se faire une solide idée de la place de chacun dans l’espace et le temps. A titre personnel, j’ai commencé la lecture à la page 257, là où débute l’histoire de Derek Bailey. Guillaume Belhomme résume rapidement (mais il faut bien respecter les règles édictées au début du travail, le livre comporte 411 pages hors index) les débuts avec Joseph Holbrooke, le groupe que le guitariste formera dès 1966 avec Tony Oxley et Gavin Bryars puis la période Little Theater Club avec John Stevens et toute la bande de joyeux drilles qui construiront un jazz européen sans complexe. Les étapes essentielles de sa carrière sont bien là, de Company à la multitude de duos avec presque toute cette scène, d’où cette envie pressante qui m’a enveloppé de réécouter certains de ces disques tout en poursuivant la lecture passionnante de cet ouvrage. Steve Lacy, Misha Mengelberg, Michel Portal, Peter Brötzmann, John Zorn, Ken Van der Mark, William Parker… sont aussi là, et si certains noms manquent (Evan Parker, Han Bennink), gageons que Guillaume Belhomme poursuivra dans un tome deux cette étude hautement recommandée. Philippe Renaud
Improjazz
Pierre Lemarchand
Jazz à part
Joe Farmer
RFI/ Epopée des musiques noires
Vibrations, Hors-série Jazz
Spiritual Archives.
Franck Médioni
France Musique / Jazzistique
Guy Darol
Le Magazine des Livres
Il y a eu le rock en 140 albums, la « black music » en 110 albums… Guillaume Belhomme a réussi à s’en tenir à cent figures du jazz, pour une somme nécessaire qui s’adresse aussi bien au mélomane qu’au novice. Après un bouquin sur Eric Dolphy, une suite est en préparation. Nas/im
Ventilo,
octobre 2009
Le Blog seren.dipity Stéphane
seren dipity,
septembre 2009
Paroles de critique: Guillaume Belhomme
Troisième volet de nos entretiens avec des critiques musicaux : après Richard Robert et Philippe Robert, le grisli Guillaume Belhomme profite de la sortie de son troisième ouvrage Giant Steps, une anthologie consacrée à 100 figures du jazz, pour répondre à nos questions. Rédacteur aux Inrockuptibles, à Mouvement et sur son propre blog, Le son du grisli, mais aussi musicien sous le nom de Gypsophile, ce passionné de musiques et de littérature revient sur ses principaux travaux, témoigne de ses goûts tranchés, comme de ses choix singuliers d’écriture. Et nous livre au passage, sans langue de bois, son point de vue éclairé sur la critique et les journalistes qui “se regardent pousser le ventre”. La suite sur: Fabrice Fuentes
pinkushion.com,
juin 2009
Une accroche plutôt bien vue pour rendre cette “mini-encyclopédie” attractive : en lieu et place de biographies déjà connues de tous, Guillaume Belhomme choisit pour chacun des cent noms retenus cinq albums de leur discographie, censés être représentatifs, voire incontournables. Plus collection de critiques discographiques au final que dictionnaire encyclopédique de musiciens, le livre trouve là un intérêt de lecture agréable. L’ouvrage se heurte cependant à une double subjectivité, le choix des musiciens et celui de leurs albums. Évacuons celui des albums : c’est le plus subjectif, à ce titre le moins discutable, chacun ayant ses chouchous de Coltrane ou de Miles Davis, et les lecteurs qui se trouveront des affinités avec ces choix particuliers trouveront là une sensibilité utile pour partir à la découverte d’autres albums. En revanche, celui des artistes répertoriés pose davantage de problèmes. Car prétendre à “Une histoire du jazz, des origines à nos jours” lorsque, seul le jazz “américain” à l’exclusion de tout autre trouve grâce aux oreilles de l’auteur, ressemble tout de même à une petite imposture si l’on ne précise pas ce qui se cache derrière le “Une” histoire…. Quelques noms épars (sur les 100 cités) sont concédés à l’Europe, mais encore Michel Portal (France) ou Peter Brötzmann (Allemagne) jouent-ils un jazz bien américain, free ou non… Rien de ce livre ne se fait l’écho de la culture européenne du jazz, celle qui emprunte à la culture classique ou qui croise les influences. La Norvège, pour ne citer qu’elle, n’est pas sur la mappemonde de Guillaume Belhomme. Certes, un Terje Rypdal – qui est là depuis plus de 30 ans ! – est cité au fil d’articles, mais sans chapitre à son nom, pas plus que ne sont honorés Jan Garbarek, Bugge Wesseltoft, Jan Balke ou Jon Hassell… On pourrait décliner ainsi d’autres pays (Suisse, Allemagne, Danemark…) et d’autres figures (Erik Truffaz, Stephan Micus, John McLaughlin, Carlos Santana…). Mais au final, on se demande si le jazz tel que considéré par Belhomme n’est pas plus restrictif encore, et si, le ver ne serait pas entré dans le fruit dès 1968 avec les expérimentations électriques, et pire encore de nos jours avec les “mêleurs” d’électronique. Et cette crainte nous amène à re-considérer le premier point, le choix des albums, et celui-ci s’éclaire alors différemment. Deux exemples, la sélection de Miles Davis s’arrête à “In a silent way” et laisse de côté tout le Miles post-1968, le Miles électrique et fou d’un monument comme “Bitches brew” (traité ici “d’assemblage grimacier”)... Les albums de Pharoah Sanders enregistrés avec Bill Laswell, que Sanders voulaient écho des esprits africains de ses origines, sont évacués avec une grande condescendance (“musique atmosphérique à penchants universalistes frisant le new age”...). A noter, un classement chronologique par année de naissance des musiciens qui ne rend pas aisé la relecture de fiches particulières. Le sommaire au moins aurait dû être alphabétique. NB : L’avant-propos de l’ouvrage annonce un deuxième tome (Way ahead, Jazz en 100 autres figures), une sorte de “rattrapage” pour les artistes plus singuliers, ou à la discographie plus mince. Espérons que l’Europe y retrouvera quelques uns de ses petits. François Branchon
Sefronia,
avril 2009
Giant Steps
[…] Déjà responsable d’un ouvrage consacré à Éric Dolphy pour cette même maison, le journaliste Guillaume Belhomme, belle plume, signe ici une somme dont le premier mérite est de s’adresser aussi bien au néophyte qu’au mélomane averti. Giant Steps, dont l’intitulé chipé à Coltrane veut traduire toute la nature évolutive du genre, recense ainsi chronologiquement cent figures du jazz, chacune abordées via une petite biographie et cinq de leurs plus grands disques. On sent que l’auteur maîtrise son sujet, et sa sélection n’est pas spécialement allée vers la facilité. Une suite, consacrée aux héros plus méconnus du jazz, est déjà en préparation
PLX
Ventilo,
08/04/09
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