Parution : 17/11/2011
ISBN : 978-2-36054-030-3 360 pages 148 x 210 24.00 euros |
Philippe Robert - Bruno Meillier
Folk & renouveau
Une balade anglo-saxonne
Le folk est un courant musical riche et authentique, en perpétuelle évolution. Un courant dont l’influence demeure considérable et qui, à l’origine, est issu du peuple à destination du peuple.
Dans le folk, ce sont le plus souvent des situations de la vie courante qui sont relatées, et ceci aussi bien dans la veine classique que dans la renaissance urbaine associée aux clubs américains et britanniques sous la houlette des Fred Neil, Karen Dalton, Bob Dylan, Bert Jansch et John Renbourn pour ce qui concerne la génération des années 1960. Que le renouveau du folk actuel s’arrime dans la permanence d’une certaine tradition (Woody Guthrie voire John Jacob Niles aux Etats-Unis, Shirley Collins ou Fairport Convention en Angleterre) ne l’a nullement empêché d’intégrer des éléments extérieurs, issus du psychédélisme par exemple, des musiques ethniques ou même de l’improvisation, comme en a dernièrement témoigné le free ou le freak folk de Devendra Banhart ou le retour de Vashti Bunyan aux côtés d’Animal Collective. Cet ouvrage parcourt neuf décennies d’albums, de la célèbre anthologie d’Harry Smith à Joanna Newsom, en passant par Donovan, Trees, Dando Shaft, Heron, Ed Askew, Michael Hurley, Bonnie ” Prince ” Billy, Crosby, Stills, Nash & Young ou Leonard Cohen, sans oublier les virtuoses du finger-picking que sont John Fahey, Robbie Basho, Jack Rose ou James Blackshaw, parmi 130 autres non moins intéressants. Né en 1956, Bruno Meillier est musicien (Etron Fou Leloublan, Les I, Bruniferd, Zero Pop, etc.), organisateur-programmateur du festival Musiques Innovatrices à Saint Etienne, et label manager de la structure de distribution Orkhêstra International.
Né en 1958, Philippe Robert, entre autre ancien collaborateur des Inrockuptibles, Vibrations, Jazz Magazine, Guitare & Claviers, a publié sept ouvrages chez le mot et le reste : du folk au black metal en passant par les musiques expérimentales son engagement fait sens. EXTRAIT On doit aux Lomax, John le père et Alan le fils, d’avoir recueilli des instants magiques uniques, entre autres en rapport avec le folk. Par exemple, c’est Alan Lomax qui, le premier, en août 1941 dans une plantation du Mississippi, enregistre le bluesman Muddy Waters, alors totalement inconnu. Son premier magnétophone, John Lomax le récupéra des mains de la veuve de Thomas Edison, et l’utilisa pour collecter des chansons de cow-boys, mais aussi des chants traditionnels captés jusque dans les États ségrégationnistes du Sud, en milieu naturel, qu’il s’agisse de fermes, d’églises voire même de prisons. Cette aventure, dans laquelle le père entraîna très tôt le fils, a permis de révéler un monde qui serait probablement resté inconnu du plus grand nombre sans eux; un monde que leur génie visionnaire a su faire exister sur disque, dans le cadre d’une écoute paradoxale et domestique. |
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Interview
Galvaudé, assaisonné à toutes les sauces – de l’acid folk au metal-folk… -, le terme « folk » renvoie à une histoire multiséculaire, que retracent Philippe Robert et Bruno Meillier, auteurs d’un récent livre consacré à cette musique qui n’a jamais cessé de se réinventer. « Forever young » chantait Bob Dylan… Philippe Robert : Le mot même de “folk” date d’une époque où l’on ne parlait pas encore de pop music. La musique dite folk désigne la musique des gens, d’un peuple : disons que c’est la musique des gens du peuple à destination de leurs semblables. Il s’agit au départ, du 18e jusqu’au 20e siècle, d’une musique traditionnelle, de transmission orale, à l’origine vocale (a capella) puis accompagnée d’instruments acoustiques. On associe souvent à tort le folk aux seuls États-Unis. Probablement parce que l’histoire de l’édification de ce grand pays est la plus récente, et que c’est là que le brassage communautaire a été le plus fort, que des composantes infiniment variées se sont mélangées : les anonymes couplets des esclaves noirs des plantations du Sud, les refrains nostalgiques des matelots de la marine marchande, les balades s’élevant des caravanes d’émigrés irlandais ou écossais, la musique des indigènes indiens… Autant d’affluents qui sont venus grossir le courant ! Quand émerge le courant « folk » en tant que tel ? Avec des artistes fondateurs comme Woody Guthrie ? Comment et par qui naît le « renouveau » que connaît le folk dans les années 1950 et 1960 ? Ce « folk boom » ne concernera pas que les USA… Ancré initialement dans la tradition, le folk s’en détache dans les années 1960 et 1970 : peut-on dire que c’est Dylan qui lance le mouvement ? Le folk connaît un renouveau depuis une vingtaine d’années… À lire Nicolas Moreau
TRANZISTOR,
avril 2012
Qu’ils soient australiens, canadiens, américains, ou godons de base, les patients radiographiés sont tous traités de la même façon : un de leurs enregistrements sert de point de mire, autour duquel est bâtie une biographie succincte, qui appelle d’autres cousinages, voire des ramifications de parentés, ou des suggestions d’écoutes parallèles qui peuvent étonner. Renommés ou à diffusion plus confidentielle, chanteurs à textes ou instrumentistes muets, les spécimens sélectionnés trouvent leurs places dans ces 360 pages (ISBN 9781360540303) sans se piétiner. Chacun peut le vérifier contre 23 euros… Paul-Yves Bourand
Revue & Corrigée
Des mots et des notes
La qualité éditoriale de la collection Formes, publiée par Le Mot et le Reste, n’est plus à prouver. Pas plus que le sérieux et l’implication des auteurs pour ce volume consacré à la musique folk, de ses origines au disque (l’Anthology Of American Folk Music de Harry Smith) jusqu’à aujourd’hui (MV& EE), dans le cadre strict du monde anglo-saxon, Bruno Meillier (acteur de la scène française puisque musicien, organisateur-programmateur de festival et distributeur) ainsi que Philippe Robert (ancien collaborateur du journal que vous tenez entre les mains et déjà auteur de très substantiels volumes de la collection, dont celui consacré aux exigeantes musiques expérimentales que nous vous recommandons avec ferveur) livrent un parcours sérieux et très complet, sinon parfaitement exhaustif, de cette musique magique, protéiforme et paradoxale parfois. Après un propos liminaire clair et synthétique qui rend bien compte de la notion de genres (folk rock, acid folk, free folk, etc.) sans lui donner plus d’importance que la musique elle-même, ils déroulent une sélection bien sentie d’albums indispensables et symboliques de chaque courant*, balançant entre inévitables bornes (Woody Guthrie, Bob Dylan, Fairport Convention ou Bert Jansch), familiers des happy few (Peter Walker, Judee Sill ou Michael Chapman) et découvertes providentielles (The Trees Community, O.W.L. ou In Gowan Ring).Les renvois discographiques dans les notices ainsi que dans un addendum particulièrement bien vu prolongeront durablement les découvertes. Un livre qu’on n’est pas près de refermer. Bruno Guermonprez
VIBRATIONS,
mars 2012
Philippe Robert : Ballade en Ballade
Après le rock, la great black music ou les musiques expérimentales, Philippe Robert poursuit sa visite parallèle des genres musicaux en s’attaquant cette fois-ci au folk. Il est à l’honneur du dernier Tohu Bohu : chronique de son livre “Folk et renouveau” par Kalcha et mini-interview plus détaillée ici . Quels critères retenez-vous pour qu’un disque soit dans la sélection ? Vous avez sorti plusieurs “discothèques idéales parallèles”. D’où vous vient ce besoin/cette envie de ne pas vous contenter de l’Histoire officielle ? Cécile Le Lun
TOHUBOHU,
20 février 2012
Sur la route du Folk
Dans "Folk & renouveau, une balade anglo-saxonne", Philippe Robert et Bruno Meillier, deux passionnés de musique, retracent plus d’un demi-siècle de musique folk. Un ouvrage qui se lit comme un roman.
"On doit aux Lomax, John le père et Alan le fils, d’avoir recueilli des instants magiques uniques, entre autres en rapport avec le folk. Par exemple, c’est Alan Lomax qui, le premier, en août 1941 dans une plantation du Mississippi, enregistre le bluesman Muddy Waters, alors totalement inconnu. Son premier magnétophone, John Lomax le récupéra des mains de la veuve de Thomas Edison, et l’utilisa pour collecter des chansons de cow-boys, mais aussi des chants traditionnels captés jusque dans les États ségrégationnistes du Sud, en milieu naturel, qu’il s’agisse de fermes, d’églises voire même de prisons. Cette aventure, dans laquelle le père entraîna très tôt le fils, a permis de révéler un monde qui serait probablement, sans eux, resté inconnu du plus grand nombre ; un monde que leur génie visionnaire a su faire exister sur disque, dans le cadre d’une écoute paradoxale et domestique". Philippe Robert et Bruno Meillier sont passionnés de musique. Le premier a, entre autres, écrit plusieurs ouvrages sur le sujet, du folk au black métal, en passant par les musiques expérimentales. Le second est musicien et organisateur-programmateur du Festival Musiques Innovatrices à Saint Etienne. A eux deux, ils viennent de tracer la route à suivre pour découvrir le folk. Neuf décennies d’albums sont revisitées dans leur livre, "Folk & renouveau, une balade anglo-saxonne". De la célèbre anthologie d’Harry Smith à Joanna Newsom, en passant par Donovan, Crosby, Stills, Nash & Young ou encore Léonard Cohen. On apprend ainsi que le folk n’est pas qu’un "répertoire de vieilles chansons" mais qu’il est un courant musical riche et en perpétuelle évolution. Micmag,
05/02/2012
Magnifique passeur d’idées musicales, les éditions Le Mot Et Le Reste n’ont guère l’habitude de prendre leur lectorat pour du vulgum pecus de tête de gondole chez Auchan. Respectueux de l’intelligence de son public, adeptes des formes identifiables (ah, les couvertures, à la fois dépouillées et alléchantes), balayeur de genres en marge des conventions, la maison marseillaise n’a eu de cesse, depuis sa création en 1996, de (re)défricher les genres, en un arc tendu qui relie le passé au présent – dans tous les cas, il est exclusivement anglo-saxon comme le souligne le sous-titre de l’ouvrage, conçu telle une promenade balayant les trois-quarts du vingtième siècle et le début du suivant. Habitué des lieux, l’ex-Inrocks/Jazz Magazine/Vibrations Philippe Robert en est à son cinquième numéro sur LM&LR, sans compter ses parutions auprès d’autres éditeurs (dont votre grisli préféré). Moins auteur et plus acteur de terrain, Bruno Meillier a multiplié les activités en plus de trente ans d’activisme – musicien dans plusieurs projets dont Etron Fou Leloublan ou Zero Pop), label manager d’Orkhêstra International et programmateur du festival stéphanois Musiques Innovatrices. Témoin de cette philosophie musicologique – rassurez-vous, le propos n’a rien d’intellectualisant en dépit de son exigence et de son acuité – la couverture de leur premier ouvrage commun relie deux œuvres majusculement majuscules de la folk music – The Times They Are A-Changin de Bob Dylan et Ys de Joanna Newsom. En une imposante et magistrale recomposition d’un paysage exclusivement anglophone à guitare acoustique (et autres instruments à cordes), leur Folk & Renouveau parcourt, en près de 150 albums majoritairement indispensables, un style que traversent près de quatre-vingts ans discographiques. Nullement exhaustif tel que les deux auteurs le précisent dans leur avant-propos (encore que…), le parcours débute, faudrait-il écrire évidemment, en 1927 avec l’incontournable Anthology Of American Folk Music Edited By Harry Smith pour s’achever en 2009 avec le Barn Nova des néo-hippies Matt Valentine et Erika Elder, alias MV & EE. Même si chacun complètera la liste avec quelques disques à ses yeux incontournables (pour ma part, j’y aurai inclus Jay Reatard, Marissa Nadler (citée toutefois en p. 37), Tara Jane O’Neil, Jana Hunter ou Meg Baird en solo – encore que cette dernière soit de la partie en tant que vocaliste d’Espers ET moitié du duo Baird Sisters, ce qui est déjà remarquable). Au-delà de ces remarques forcement personnelles, plusieurs aspects, davantage objectifs, frappent l’œil dès la consultation des 350 pages du livre. D’abord, la très grande diversité des artistes cités : sur 147 productions discographiques recensées, un seul personnage a l’honneur d’apparaître à deux reprises – et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de M. Dylan himself, pour un opus en studio encore acoustique (le déjà cité The Times They Are A-Changin) et un live (The Royal Albert Hall Concert) qui a marqué la véritable rupture de Robert Zimmermann avec la musique folk. Heureusement, la liste, aussi merveilleuse soit-elle, ne se résume pas une à une simple table des matières répétitive et soûlante. A l’issue de chaque article, Robert et Meillier nous gratifient d’une sélection bienvenue des productions de l’artiste présenté. Dans le cas des très actifs Dylan, Leonard Cohen ou Neil Young, la démarche est bienvenue, tant les liens tissant leurs canevas musicaux se doivent d’être mis en évidence, ne fut-ce que succinctement (ou bien la brique compterait le triple de pages et deviendrait rapidement indigeste). Pour les autres représentants de la « cause », le choix s’avère naturellement moins cornélien, soit en raison de la brièveté de leur discographie, voulue (Bridget St John, Judee Sill) ou non (Tim Buckley, Nick Drake). Bien que, là aussi, les digressions soint parfois discutables (pourquoi s’arrêter en 1969 pour Buffy Sainte-Marie ?), la vision d’ensemble n’est pas loin de ressembler à un Top 1000 de la folk music, qu’elle soit traditionnelle, freak, acid, New Weird Americana ou psyché. Autre complément d’information, sinon peu original mais bienvenu, les auteurs mettent en relief les parentés stylistiques des musiciens en citant des noms aux univers cousins (John Fahey ou Jack Rose pour Robbie Basho), parfois au-delà du genre majoritairement abordé (Animal Collective chez Vashti Bunyan). Le plus souvent, les rapprochements sont d’une évidente pertinence, versant d’ailleurs au-delà des limites de la folk pure (Mojave 3 ou Lambchop en lien évident avec le très déprimé Fables Of The Reconstruction de R.E.M., Coil en glorieux prédécesseur de Current 93, etc.). Nul doute qu’au cours des prochaines années et décennies, la liste ne demandera qu’à être prolongée, tellement la vitalité de la musique folk anglo-saxonne demeure élevée. Pour notre part, et que les auteurs nous pardonnent cette intrusion, nous y verrions bien le récent et formidable Smoke Ring For My Halo de Kurt Vile, indispensable en 2011 comme il le sera à l’avenir. Fabrice Vanoverberg
Le Son du Grisli,
février 2012
Romain Decoret
GUITARIST (& BASS) MAGAZINE,
février 2012
LES NEUF DECENNIES DU FOLK
PHILIPPE Robert et Bruno Meillier sont deux vigies des océans de musique. Le premier est l’auteur de nombreuses sommes ouvrant des voies depuis les rivages buissonneux de la pop et du rock vers des trésors souvent oubliés. Le second fut le saxophone du groupe Etron Fou Leloublan. Il est l’organisateur programmateur du festival Musiques Innovatrices à Saint Étienne et le label manager de la structure de distribution Orkhêstra International qui est l’une des sources les plus sûres pour qui cherche à s’abreuver en raretés (jazz, rock, musiques savantes, traditionnelles, improvisées). A eux deux, ils sont capables de déplacer des montagnes, notamment celles qui résultent de l’accumulation des poussières recouvrant les zones de la vraie musique. GUY DAROL
LE MAGAZINE DES LIVRES,
fév-mars-avril 2012
Folk et hard-rock donnent le LA aux éditions Le Mot et le Reste
(...) Et des légendes, il y en a aussi, dans un autre style musical : le folk. Depuis bien plus longtemps, d’ailleurs, faut-il le préciser, car 1927 marque l’année des premiers enregistrements des grands noms du genre. F.H.
PUBLI-K-ATIONS - le temps des livres,
janvier 2012
Vincent Théval
MAGIC REVUE POP MODERNE,
janvier 2012
MATADOR
Aujourd’hui, dans l’arène, un livre qui séduira aussi bien les néophytes que les amateurs éclairés : Folk & Renouveau, une balade anglo-saxonne, où sont passés en revue 150 albums de folk, d’acid-folk, de free-folk et de freak-folk. Interview de l’un des deux auteurs de l’ouvrage, Philippe Robert. (co-écrit avec Bruno Meillier). (Une interview fleuve et passionnante de Philippe Robert dans l’émission culturelle de Chrystelle André sur les ondes du lundi au vendredi, diffusée en deux parties, jeudi 22 décembre et vendredi 23 décembre. Extraits.) Chrystelle André : Vient de paraître aux éditions le Mot et le Reste le 7e ouvrage de Philippe Robert. Après les musiques expérimentales, le pop, le post-punk, vous vous êtes attaqué à la folk music. Folk & Renouveau raconte avec une belle plume limpide et à travers 150 albums l’histoire de cette musique américaine dont les racines plongent très loin dans le cœur des premiers immigrants.. Est-ce qu’il y a un cliché, Philippe Robert, sur le folk qui vous rend dingue. Par exemple, le folk, c’est une musique de hippies ? Philippe Robert : Oui, il y a beaucoup de clichés attachés à la folk music, effectivement, musique de hippies. Pendant des années je pense, la folk music a été un peu mise au ban, grosso modo après le mouvement punk. Autant le folk a pu avoir beaucoup de succès à une certaine époque autant ça n’a plus été le cas passé un certain cap. J’en veux pour preuve, par exemple, le magazine Rock & Folk. Autant on a pu y parler de folk à un moment donné, avec un spécialiste comme Jacques Vassal et avec de grands entretiens, Bob Dylan, Leonard Cohen, etc. autant passé une certaine époque j’ai l’impression que le folk apparaît comme une musique de vieilles barbes ou de personnages un peu barbants alors que c’est pas ça du tout. J’en veux pour preuve le renouveau actuel. C’est d’ailleurs pour ça que le livre s’appelle Folk & Renouveau, parce que le folk est quand même une succession de renouveaux, c’est une musique qui s’est constamment renouvelée au contact d’univers qui parfois peuvent paraître a priori très éloignés de la folk music. CA : Ce qui est étonnant c’est que dans les années 1990 justement, après le grunge, le folk revient, reprend le dessus. PR : Oui complètement. Je pense à quelqu’un comme Kurt Cobain qui a écouté beaucoup d’artistes des années 1930 et pas seulement : Led Zeppelin, du metal, ou je ne sais quoi. C’était un fan de Leadbelly qu’il a d’ailleurs repris dans une émission acoustique. Effectivement, avec le grunge, il y a un retour du folk, oui, complètement, et un peu plus tard, d’autres artistes s’y intéresseront, américains souvent, qui proposeront des choses intéressantes. CA : Grosse question : comment pourrait-on définir la musique folk ? Est-ce que c’est la musique du mal de vivre par exemple ? PR : C’est difficile quand on s’est penché sur le folk – je n’ai pas écrit ce livre seul, comme il a été dit en préambule (…) Le folk n’est pas qu’une histoire de paroles. Autant le folk était engagé au début autant à une certaine période je dirais presque qu’il se désengage. Dylan y est pour beaucoup dans cette évolution. Pour moi, c’est vraiment une succession de renouveaux, une musique qui se nourrit d’une quantité d’influences qui peuvent être liées aux musiques du monde. Par exemple, la musique indienne a eu je trouve une influence considérable sur le folk, sur certains guitaristes et d’ailleurs, puisque je parle de guitaristes, le folk n’est pas non plus qu’une musique chantée puisque c’est une musique instrumentale. Il y a de grands guitaristes, je pense à John Fahey, à Robbie Basho, à Peter Lang et à quantité d’autres guitaristes dont la plupart des albums sont instrumentaux. Certes Robbie Basho chante mais l’essentiel de son œuvre est quand même instrumentale donc je dirais que d’un côté, il y a des gens comme Pete Seeger et Woody Guthrie, qui sont des gens très engagés, on peut parler même parfois de chansons quasiment syndicalistes, Bob Dylan arrive, le folk s’électrifie, les Byrds c’est déjà autre chose et à un moment par exemple l’influence des Beatles sur le folk devient énorme. Faut savoir que les Beatles partents aux Etats-Unis si ma mémoire est bonne en 1964 pour participer à une émission télé de Ed Sullivan, Ed Sullivan Show. Après, la folk music s’en trouvera complètement transformée et ce à tous les niveaux. Déjà, acoustique n’apparaîtra plus comme la seule garantie d’une authenticité possible dans le milieu du folk. Donc le folk, c’est quelque chose en constante évolution. Nous on a beaucoup insisté là-dessus, dans notre livre, jusqu’à aujourd’hui avec le mouvement free-folk qui va puiser à l’improvisation voire au free jazz même si c’est pas totalement nouveau, Tim Buckley s’y était déjà essayé sur certains de ses albums dont Lorca (1970). Pause musicale PR : Grâce au travail des labels, aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile d’avoir du recul par rapport à n’importe quelle musique. (…) Ce que je veux dire c’est qu’aujourd’hui, on a accès à des disques auxquels on n’avait pas du tout accès à l’époque de leur sortie. Et je pense qu’un magazine comme Rock & Folk retenait majoritairement les disques reçus à la rédaction, que les rédacteurs étaient néanmoins des passionnés, que ceux-ci achetaient beaucoup des disques qu’ils devaient aussi chroniquer, mais à côté de ça, il y avait beaucoup d’autoproduction, des disques assez rares et assez difficiles à trouver qui ont fini par devenir l’apanage des collectionneurs et qui ont fini aussi par coûter très cher. Et grâce à certains labels qui ont fini par racheter très cher ces disques, ils sont aujourd’hui à la disposition de tout le monde y compris en vinyle parfois mais la plupart en CD et on peut redécouvrir des groupes. Pause musicale CA : Si le folk se renouvelle sans cesse, ses racines plongent très loin dans les chants de marin et la musique celte, par exemple. C’est très intéressant, l’histoire de la folk, Philippe Robert. PR : En fait, c’est toujours pareil. Comme je l’ai dit le folk est en perpétuelle évolution. Il se nourrit d’apports extérieurs, d’allers-retours géographiques. Dans notre livre, il y a un sous-titre important : une balade anglo-saxonne. Donc on s’est cantonné au domaine anglo-saxon, c’est-à-dire pas seulement au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis mais aussi l’Australie, le Canada, etc. Il y a des musiciens qui font des allers-retous entre l’Angleterre et les Etats-Unis, qui se nourrissent les uns les autres donc effectivement les chants de marins, les chants des ouvriers… En Angleterre, ce genre de choses a été beaucoup documenté par certains labels, je pense au label Topic (NDE : Topic Records : http://www.topicrecords.co.uk/) et par des gens, je pense à Ewan MacColl, là on est en Ecosse. Aux Etats-Unis, d’autres ont documenté quasiment la même chose, je pense à Alan Lomax, qui dresse une histoire de la folk music, une histoire à la fois faite de photographies et d’enregistrements de terrain. Les américains se sont nourris de quantité de choses, y compris le chant des indiens, le blues aussi. CA : Le chant des esclaves aussi. PR : Oui, le chant des esclaves, et ce qui est intéressant, c’est qu’on a des musiciens anglais qui partent sur le terrain aux Etats-Unis, je pense à Shirley Collins, qui part rejoindre Alan Lomax en 1959, et à l’inverse on a des musiciens américains, je pense à Peggy Seeger, la demi-sœur de Pete Seeger, qui elle part en Ecosse rejoindre Ewan MacColl qui est une grande figure du folk et qui deviendra son compagnon. Avec parfois des traditions très fortes qui sont conservées et à l’inverse je dirais des musiciens qui cherchent à dépasser ces traditions. C’est un peu comme dans le jazz. A une époque, les gens qui appréciaient le be-bop n’étaient pas forcément les mêmes que ceux qui appréciaient le swing (…). ECOUTER L’EMISSION DU JEUDI 22 Chrystelle André
radio TROIS COULEURS,
22 décembre 2011
Millefeuilles 2011
Il serait interminable de vouloir dresser la liste des qualités qui font la pertinence du folk à l’heure actuelle, sous l’ombre tutélaire d’artistes comme Woody Guthrie, rentrés dans la légende au fil de leurs vagabondages. Il serait également interminable de vouloir dresser la liste des références accumulées et intelligemment ordonnées sur papier par l’érudit Philippe Robert, dont on ne peut que vous conseiller l’ensemble de la biographie éditée par Le Mot et le Reste, maison d’édition marseillaise, dont il serait interminable de dresser la liste des bienfaits. Journal Ventilo,
14 décembre 2011
Piers Faccini, folk alchimiste
Le 18 décembre, Summertime recevait Piers Faccini pour une émission 100% folk, une bien belle balade folk, en partie construite autour de l’ouvrage de Philippe Robert et Bruno Meillier. Elsa Boublil et Jean Rovarino
FRANCE INTER émission SUMMERTIME,
18 décembre 2011
Folk & renouveau
Philippe Robert et Bruno Meillier ont édité une anthologie d’albums de folk présentés avec passion aux éditions Le Mot et le Reste. On y retrouve de vieux amis, ce qui est déjà pas mal, mais surtout on y découvre de véritables pépites. L’ouvrage commence avec l’Anthology of American Folk Music d’Harry Smith et s’achève en 2009 avec Barn Nova de MV & EE sur Ecstatic Peace, manière de dire que le genre n’a pas rendu les armes et que l’histoire continue. On reparle bientôt ici-même d’un projet en cours aux éditions Le mot et le reste… Jean Dezert
LES MAÎTRES FOUS,
décembre 2011
Une liste free par Guillaume Belhomme et Philippe Robert
Bien que nous ayons le même éditeur, Guillaume Belhomme, Philippe Robert et moi, ne nous sommes jamais rencontrés. Mais je corresponds régulièrement avec Philippe, qui avait fait une belle liste folk pour ce blog et dont le livre sur le folk anglo-saxon vient de sortir (et il est très recommandé : on y découvre des disques jusqu’alors inconnus et très attirants). Ensemble, ils font un fanzine autour du free jazz : Free Fight. Du coup, alors qu’ils préparent le numéro 2, je leur ai demandé une liste de leurs disques free favoris. Philippe Robert : “A l’initiative de Guillaume (Belhomme), à qui l’on doit trois ouvrages sur le jazz (une anthologie en deux tomes, une biographie d’Eric Dolphy), nous avons entrepris, lui et moi, d’explorer nos discothèques respectives à coup de chroniques d’albums plus ou moins rares que nous possédons en vinyle, et issus du free jazz ou de ses parages. A chaque texte correspondent des photos personnelles, comme autant de mises en abymes et de correspondances. Le résultat s’appelle Free Fight, This Is (Our) New Thing, c’est une petite publication A5 éditée à 100 exemplaires. On peut trouver sur le site du Souffle Continu les derniers exemplaires disponibles du premier tome. Le second volet paraîtra quant à lui en janvier et peut être pré-commandé directement sur www.lesondugrisli.com.” (...) JOSEPH GHOSN
josephghosn.wordpress.com,
11 décembre 2011
That's all, folk !
Cette émission, première d’une duologie, se consacrait au livre co-signé par Bruno Mellier et Philippe Robert, paru aux éditions du Mot et du Reste, « FOLK ET RENOUVEAU (UNE BALADE ANGLO-SAXONNE) ». En un parcours de 150 disques, ce livre se propose de dresser une histoire de la folk musique et de ses actuelles descendances… Cette première émission débute dans les années 50 et s’achève à la fin des années 60… ECOUTER L’EMISSION – PARTIE 1 Radio That's all Folk,
3 décembre 2011
L'Interview musique
A l’occasion, début décembre, de la séance d’écoute folk qu’il a mené au Daki Ling à Marseille, Philippe Robert a été interviewé par le journal VENTILO. Une interview fleuve et très intéressante qui nous fait découvrir le personnage, son écoute et son rapport à la musique, ses ouvrages, son goût pour le folk et la musique psychédélique mais, entre toutes, du jazz et du free jazz. Il revient aussi, bien sûr, sur la genèse de Folk & Renouveau, co-écrit avec Bruno Meillier, label manager d’Orkhêstra International et fondateur du Festival Les Musiques innovatrices. EXTRAITS : Peux-tu te présenter comme tu te présenterais à des personnes que tu viens de rencontrer ? Comment présenterais-tu ton dernier livre, Folk & renouveau, une balade anglo-saxonne ? A propos, malgré le fait que le folk soit traditionnellement anglo-saxon, penses-tu qu’il y avait, à l’époque, une culture folk française ? (...) Nicolas Debade
VENTILO,
12 décembre 2011
Une balade anglo-saxonne
Musicien, label manager de la structure Orkhêstra International et créateur du festival “Les musiques innovatrices” (via “Toto n’aime pas la soupe”), Bruno Meillier a co-écrit avec Philippe Robert, ancien collaborateur des Inrockuptibles, Jazz magazine, Guitares & Claviers…, cet ouvrage impressionnant ! Plus qu’un répertoire de vieilles chansons, ce que les Anglo-saxons ont fini par nommer folk music est le fruit d’un processus entamé depuis des centaines d’années, et remis sur l’ouvrage au fur et à mesure de l’évolution de l’environnement dans lequel les folksongs ont pris naissance. Et cela du moment où les 78-tours commencèrent à s’écouler par milliers à destination du public rural, soit depuis 1927, année dont datent les enregistrements les plus anciens retenus dans la fameuse Anthologie de la musique folk américaine d’Harry Smith, jusqu’à l’émergence du mouvement free folk dans les années deux mille. Neuf décennies que raconte cet ouvrage, traversées et nourries d’échanges culturels au contact de l’électricité du rock, du psychédélisme ou de l’improvisation chère au jazz. Ou encore : de Roscoe Holcomb à Pete Seeger, de Woody Guthrie à Bob Dylan, des Byrds à Fairport Concention, de Tim Buckley à Dredd Foole, de John Fahey à James Blackshaw, de Tyrannosaurus Rex à Devendra Banhart, et de Karen Dalton à Joanna Newsom en à peine moins de 150 albums replacés dans leur contexte.
L'agenda stéphanois # 403,
7 déc. - 3 janv. 2011-2012
Un florilège de livres pour les fêtes
Comme à l’habitude, les éditeurs nous proposent en cette fin d’année de nombreux ouvrages de grande qualité concernant le monde musical, l’histoire de la musique et ses héros intemporels, afin que nous puissions faire des cadeaux marquants à nos proches. Les éditions Le mot et le Reste de Marseille frappent encore très fort avec quatre livres et en premier lieu, Folk et Renouveau de Philippe Robert et Bruno Meiller qui propose une analyse des différents styles de ce courant et un choix très pointu d’albums couvrant neuf décennies d’Harry Smith à Leonard Cohen et Bonnie Prince Billy en passant par Devandra Banhart. Ensuite, voici Hammer of the gods de Stephen Davis, la biographie de référence du mythique groupe Led Zeppelin enfin traduite en français, après avoir connu un succès retentissant à travers le Monde. À noter également Beat Hotel de Barry Miles qui retrace avec brio les années parisiennes des grandes figures du beat Ginsberg, Burroughs et Corso et Bill Graham présente, l’autobiographie du promoteur américain de génie qui marqua les années soixante et soixante-dix Les éditions Camion Blanc ne sont pas en reste avec Rock and Roll Rebel ?, une biographie passionnante de Jean Do Bernard qui nous conte le parcours de Neil Young , l’un des musiciens les plus brillants de sa génération, qui a marqué quatre décennies faites de rock, de blues de folk et de country. L’anthropologie du rock psychédélique anglais d’Alain Pire nous emporte dans la révolution culturelle qui secoua l’Angleterre entre fin 1965 et fin 1967. L’auteur se penche en détail sur la contre-culture, le lsd et la musique de l’époque qui ont modifié en profondeur la société occidentale. Les éditions du Castor Astral marquent, quant à elle, leur différence avec British blues de Gilles Blampain. L’Angleterre des années 60 succomba au blues et de nombreux groupes mythiques (Rolling Stones, Who, Yardbirds, Pretty things) et bien d’autres se firent les chantres de ce mouvement musical trépidant. Parrallèlement, apparut dans les mêmes années, une tribu d’un genre nouveau, les Mods, dandies élitiste des temps modernes dont l’influence fut considérable et François Thomazeau nous la rappelle dans Mods, la révolte par l’élégance. Les éditions Jbz ont décidé de fêter à leur manière le 50e anniversaire de la naissance des Beatles avec The beatles Discomania de François Plassat. L’auteur déroule pas à pas, disque après disque, le fil d’un demi-siècle de la création musicale des Fab Four à travers la discographie du groupe, mais également le parcours solo de chaque musicien et leurs innombrables participations à d’autres albums en tant qu’invités. Autre analyse discographique, celle de l’oeuvre de Renaud à travers le recueil d’Alain Wodraschka qui apporte un éclairage nouveau sur le répertoire du chanteur et révèle une existence semée de joies, de drames, de succès fulgurants et de passages à vide. Pour terminer ce tour d’horizon non exhaustif, les éditions Fetjaine nous proposent La discothèque parfaite de la chanson française de Stan Cuesta et Gilles Verlant, dans une exploration érudite de tous les genres et un choix de 200 albums indispensables d’Edith Piaf à Gainsbourg jusqu’à Jp Ntaf ou Renan Luce. Enfin, Dom Kiris a choisi dan Rock Collection de se pencher sur tout le look rock de 1950 à aujourd’hui à travers instruments, mode, attitude, voitures, danse etc… Cet ouvrage détaille toutes les composantes de chaque époque, de chaque look en s’attachant aux stars ou aux anonymes qui ont popularisé ces « mouvements de mode », allant des rocker, baba, grunge, new wave ou glam. Raymond Sérini
NOUVELLE VAGUE,
7 décembre 2011
Hotte d'or 2011 - sélection Noël
Authentique. Un mélomane averti en vaut deux. Et il fallait bien deux mélomanes avertis pour raconter la longue et riche histoire du folk anglo-saxon, de 1927 à aujourd’hui. Pas de chichis, mais cent cinquante disques racontés dans des textes fouillés et passionnés. On retrouvera dans ce livre beaucoup de nos amis et, mieux encore, on s’en découvrira de nouveaux.
LES INROCKUPTIBLES,
7 au 13 décembre 2011
Le label “De Stilj Records” aime Folk & Renouveau et le promeut sur son site ! “Bien plus qu’un répertoire de vieilles chansons, ce que les Anglo-Saxons ont fini par nommer folk music est le fruit d’un processus entamé depuis des centaines d’années, et constamment remis sur l’ouvrage au fur et à mesure de l’évolution de l’environnement dans lequel les folksongs ont pris naissance. Profond, l’enracinement n’a pas empêché renouvellement et métamorphoses. Et cela du moment où les 78-tours commencèrent à s’écouler par milliers à destination du public rural, soit depuis 1927, année dont datent les enregistrements les plus anciens retenus dans la fameuse Anthologie de la musique folk américaine d’HARRY SMITH, jusqu’à l’émergence du mouvement free folk dans les années deux mille. Neuf décennies que raconte cet ouvrage, traversées et nourries d’échanges culturels au contact de l’électricité du rock, du psychédélisme ou de l’improvisation chère au jazz.” Clint Simonson,
DE STILJ RECORDS,
23 novembre 2011
Easy Rider n°1126
Folk & Renouveau, livre de la semaine de l’excellente émission Easy Rider présentée par Olivier Valerio sur Radio PFM. Olivier Valerio
RADIO PFM,
20 novembre 2011
Sélection Livres
Bien plus qu’un répertoire de vieilles chansons, ce que les Anglo-Saxons ont fini par nommer folk music est le fruit d’un processus entamé depuis des centaines d’années, et constamment remis sur l’ouvrage au fur et à mesure de l’évolution de l’environnement dans lequel les folksongs ont pris naissance. Profond, l’enracinement n’a pas empêché renouvellement et métamorphoses. Et cela du moment où les 78-tours commencèrent à s’écouler par milliers à destination du public rural, soit depuis 1927, année dont datent les enregistrements les plus anciens retenus dans la fameuse Anthologie de la musique folk américaine d’Harry Smith, jusqu’à l’émergence du mouvement free folk dans les années 2000. Neuf décennies que raconte cet ouvrage, traversées et nourries d’échanges culturels au contact de l’électricité du rock, du psychédélisme ou de l’improvisation chère au jazz. Ou encore : de Roscoe Holcomb à Pete Seeger, de Woody Guthrie à Bob Dylan, des Byrds à Fairport Convention, de Tim Buckley à Dredd Foole, de John Fahey à James Blackshaw, de Tyrannosaurus Rex à Devendra Banhart, et de Karen Dalton à Joanna Newsom en à peine moins de 150 albums replacés dans leurs contextes. “LE BRISE GLACE:http://www.le-brise-glace.com/fr/Espace_info/A_decouvrir/A-lire-FOLK-et-RENOUVEAU…_634.html LE BRISE GLACE,
novembre 2011
ADDICTIONS
Hier soir (jeudi 17 novembre), l’émission Addictions présentée par Laurence Pierre du lundi au jeudi était largement consacrée au folk ainsi qu’à la sortie de l’ouvrage Folk & Renouveau (”…un événement, c’est la sortie de ce livre absolument énorme… Le livre est très très bien fait…”). A la clé aussi une playlist Folk en partie issue de l’ouvrage et une présentation d’un autre titre paru aux éditions le mot et le reste : Bill Graham présente, une vie rock’n’roll. Laurence Pierre
FRANCE INTER,
17 novembre 2011
NOVA BOOK BOX
Lecture d’un extrait de Folk & Renouveau (chronique consacrée à l’album Pink Moon de Nick Drake) jeudi 17 novembre dans l’émission littéraire Nova Book Box de Richard Gaitet, sur Radio Nova. “Natif du village de Tanworth-in-Arden où il passe également le terme d’une existence que submerge un mal-être prononcé, Nick Drake n’aurait-il eu d’autre alternative que de dissimuler son excès de vulnérabilité aux coups de boutoir du monde ? Plume poétique si fragile qu’elle ne saurait avoir été taillée pour forcer une malle, cet ex-étudiant en lettres anglaises n’en apprécie pas moins Rimbaud et Verlaine (attrait pour la France qu’il cultive depuis un séjour à Aix-en-Provence en 1967), tout en se délectant de Chopin, Delius, Dylan et du folk baroque anglais. Joe Boyd, devenu son producteur après qu’il eût été alerté par Ashley Hutchings (Fairport Convention, Steeleye Span) a confié à John Wood, preneur de son de ses autres disques, la délicate mission de recueillir cette voix en résonance toujours plus intime avec le beau Richard GAITE
RADIO NOVA,
17 novembre 2011
SELECTION ROCK POP
Dans ARTE JOURNAL (édition du soir) daté du 14 novembre, parmi la sélection Rock Pop de Bertrand Loutte, présentation de l’ouvrage Folk & Renouveau intitulée des “balises sur les chemins tortueux du folk”. “C’est au tour du folk anglo-saxon, après le post-punk et les musiques expérimentales, d’être soumis au tamis de Philippe Robert, indispensable encyclopédiste. Secondé par Bruno Meillier, l’auteur arpente un genre aux ramifications plus nombreuses qu’on l’imagine. Près de 150 albums sur neuf décennies sont ici auscultés, de Woody Guthrie à Joanna Newsom, en passant par les Byrds ou The Incredible String Band, sans oublier Bert Jansch, guitariste essentiel disparu le mois dernier et à qui il convient de rendre hommage.” BERTRAND LOUTTE
ARTE JOURNAL SOIR,
14 novembre 2011
That's all, folk !
L’excellent éditeur marseillais Le Mot et le Reste s’apprête à sortir Folk et Renouveau, une balade anglo-saxonne, un ouvrage réalisé par Bruno Meillier (ex-Etron Fou Leloublan, Les I, Bruniferd, Zero Pop…, organisateur du festival Musiques innovatrices et label manager d’Orkhêstra International) et Philippe Robert (ancien collaborateur aux Inrockuptibles, Vibrations, Jazz Magazine, Guitare et Claviers, et déjà auteur de plusieurs livres chez le même éditeur). TRAVERSES,
9 novembre 2011
UNE LISTE FOLK, PAR PHILIPPE ROBERT
Philippe et moi avons tous deux sorti des livres chez le même éditeur (Le Mot Et Le Reste) et écrit pour le même journal. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, en vrai, mais j’ai souvent eu l’impression de le croiser. J’avais même reçu une lettre, il y a 15 ans, d’une fille qui était sa copine et qui, à la lecture de mes papiers, m’écrivait en plaisantant, que, vu mes goûts, je devais être lui sous un pseudonyme. Ces jours-ci, Philippe travaille sur un livre autour du folk. Et il a eu la gentillesse de m’adresser cette liste commentée, reprenant quelques essentiels du genre, avec un texte d’introduction – à vous, maintenant, d’aller dénicher les morceaux, les albums, les vidéos… Philippe Robert : « Une liste plutôt centrée sur le folk-rock et l’acid folk anglo-saxons des années 1960 et 1970, débouchant toutefois sur le free folk des années 2000. C’est-à-dire très précisément ce dans quoi je baigne aujourd’hui, du fait de l’écriture à quatre mains de « Folk & Renouveau, une balade anglo-saxonne », composé avec mon ami Bruno Meillier, qu’on connaît surtout comme musicien, organisateur du festival Musiques Innovatrices à Saint Etienne et label manager d’Orkhêstra International. Ce livre couvrira la période 1927–2011, énormément de choses me touchant dans le folk, de John Jacob Niles à Martin Simpson, de Roscoe Holcomb à David Crosby, de Roy Harper à Steve Tilston (l’autre Nick Drake si c’est possible). Avec Bruno cela fait déjà quelques années que l’on s’est retrouvé autour de cette musique, le festival qu’il programme ayant même offert l’occasion d’écouter le génial Simon Finn. » Sandy Bull « Fantasias For Guitar & Banjo », Vanguard, 1963. Pat Kilroy « Light Of Day », Elektra, 1966. Dino Valenti « Dino Valente », Epic, 1968. Robbie Basho « Venus In Cancer », Blue Thumb, 1969. Michael Chapman « Fully Qualified Survivor », Harvest, 1970. Perry Leopold « Experiment In Metaphysics », WS, 1970. Peter Walker « Long Lost Tapes 1970 », Tompkins Square, 1970. O.W.L. « Of Wonderous Legends », Locust, 1971. Davy Graham « Broken Biscuits », Les Cousins, 2007. Dredd Foole & Ed Yazijian « That Lonesome Road Between Hurt And Soul », Bo’ Weavil, 2009. JOSEPH GHOSN
josephghosn.wordpress.com,
27 août 2011
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