Parution : 18/06/2008
ISBN : 978-2-9153-7865-8 250 pages 21 x 14,8 cm 20.00 euros |
Emmanuel Chirache
Covers
Une histoire de la reprise dans le rock
Hommage ou opportunisme, la cover est un exercice de style inévitable de la sphère rock. That’s All Right Mama, une reprise d’Arthur Crudup, un noir, par Elvis Presley, un blanc, va pulvériser les barrières raciales derrières lesquelles le rock naissant était maintenu. Les Beatles commencent par des reprises et font à leur tour l’objet de relectures diverses, tout comme les Rolling Stones et bien d’autres. Puis viendra le tour des Tribute bands et leurs adaptations au goût du jour de chansons d’une autre époque. En d’autres termes, la reprise évolue sans cesse avec le rock, contribuant à inventer ses formes, fonder ses groupes, élargir son horizon musical, définir sa généalogie ou sauvegarder son patrimoine de chansons. Cet ouvrage fait le tour de ces reprises emblématiques pour mieux cerner les contours parfois insaisissables du rock et de la pop. Car une grande reprise nous enseigne toujours quelque chose.
Né à Paris en 1979, Emmanuel Chirache, rédacteur en chef du webzine Inside-Rock, signe son premier livre Covers une histoire de la reprise dans le rock. Cet ouvrage a été réalisé avec la collaboration d’Aurélien Noyer. |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]()
Covers : une histoire dans la reprise du rock
Un essai sur les reprises de la pop-music : un excercice de style “emblématique” dans l’histoire du rock depuis notamment la reprise par Elvis Prestley du That’s All Right Mama d’Arthur Crudup. Réflexions sur la place de ces chansons pas toujours bien définies dans la carrière d’un artiste, mais aussi sur la dimension culturelle, mémorielle et patrimoniale de la reprise. L’auteur est rédacteur en chef du webzine Inside-Rock et signe ici son premier livre (écrit avec la collaboration d’Aurélien Noyer).
Noël Lopez
Monticule,
Octobre 2008
Dans cet essai, Emmanuel Chirache dépasse la vieille querelle “Reprise : hommage ou paresse ?” pour démontrer que les covers peuvent très bien aider un artiste à passer de l’imitation à la création, à se construire une identité et que, de manière plus générale, elles permettent au rock de se renouveler sans cesse et d’en maintenir vivant l’héritage auprès des nouvelles générations. Jean-Marc Grosdemouge
Site M-la-Music.net
Voilà un vrai sujet de livre, dont on peut s’étonner qu’aucun auteur n’ait songé à le traiter plus tôt, particulièrement en France, pays où, dans les années soixante, les machines à traduire tournaient à plein régime (permettant des carrières et des fortunes à la Hallyday parfaitement usurpées). Le thème était un vrai terrain en friches. Emmanuel Chirache a pris la faux. Mais l’intérêt de l’ouvrage est plus fin encore, acceptant la notion de “reprise” au sens le plus large, en poussant le thème non seulement sur la forme (adaptation ou traduction en langue étrangère), mais au fond, abordant historiquement les “influences” marquantes des principaux styles musicaux apparus depuis les années soixante, leurs inter-influences, les sources cachées, les muses invisibles… Ordonné par thèmes, “Musiques noires – musiques blanches” (pour aborder le rock’n’roll des années 50), “De l’imitation à la création” (la naissance de la musique pop), “La méthode du discours” (le processus folk), “Les érudits du rock” (le british blues boom), “Le mélange des genres” (métissage et universalité) jusqu’à MTV et la génération des Tribute bands, le livre, fort bien écrit, d’une plume légère teintée d’humour discret, et surtout non codée, se lit d’une traite, et réussira à intéresser le néophyte (pas de jargon ici) comme l’érudit (beaucoup d’informations jusqu’ici inconnues […]). François Branchon
Sefronia,
24 mai 2009
Olivier Bride
Guitariste mag ,
octobre 2008
Gilles Borgogno
César ,
octobre 2008
Guy Darol
La presse littéraire ,
septembre-novembre 2008
Frédéric Goaty
Muzic,
septembre-octobre 2008
Julien Welter
Magic ,
septembre 2008
[…] Bien documenté et éclectique dans son choix de périodes, Covers, une histoire de la reprise dans le rock démontre toute l’importance de la Cover, entre bégaiements coupables et tentations postmodernes. Et rappelle que de tous les arts, le rock est sans doute le plus encyclopédique, constamment fasciné par sa propre érudition. Christophe Schenk
L’hebdo (Suisse) ,
août 2008
grévistes des usines de tabac en 1946, avant de devenir l’hymne contestataire des Sixties. « To cover one’s track», dans le dico, donne dissimuler, brouiller les pistes. Au départ, il y a, bien sûr, le pillage du répertoire des Noirs-Américains… Robbie Robertson est plus optimiste: « Bob jouait quelques mesures d’une vieille chanson et disait “Peut-être y a-t-il une nouvelle chanson là-dedans” ». De la « cover » au « tribute », c’est aussi une histoire ludique, comme le groupe Hayseed Dixie qui rend un hommage hillbilly à AC/DC, uniquement avec les instruments du bluegrass… Cédric Fabre
Rolling stone ,
juillet-août 2008
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||


