Le Mot et le reste
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À paraître
STP
Parution : 24/09/2008
ISBN : 978-2-9153-7872-6
400 pages
14,8 x 21 cm
23.00 euros
Robert Greenfield
STP
À travers l’Amérique avec les Rolling Stones
Traduction de Philippe Paringaux
Livre illustré
Mai 1972, The Rolling Stones vont débuter leur tournée américaine. La tension est intense : la dernière tournée, désorganisée, s’est finie à Altamont sur le meurtre d’un spectateur. Dès la première date, tout va de travers, les journalistes et les photographes les harassent, Truman Capote les suit et raconte dans les médias des foules hors de contrôle, les groupies, les orgies, la police, les Hell’s Angels, les arrestations. Les derniers concerts, fantastiques, démontrent que cinquante-cinq jours et nuits de drogues, d’alcool et de débauche n’ont pas eu de prise sur le groupe, extraordinaire musicalement. Voici la vie sur la route, telle que les Rolling Stones l’ont vécue : brutale, cinglée, excitante, fiévreuse, énorme.
Né en 1946, Robert Greenfield vit à Carmel, Californie. Ancien collaborateur du magazine Rolling Stone, spécialiste de la pop culture, il a écrit des biographies du promoteur musical Bill Graham et de Timothy Leary. Il est aussi l’auteur d’ Exile On Main Street, une saison en enfer avec les Rolling Stones, sur l’enregistrement du disque éponyme. Ouvrage mythique, STP (Stones Touring Party) a été publié en France une première fois en 1977 par Speed 17. Épuisé depuis plus de trente ans, il est l’objet de rumeurs incontrôlables de la part des fans, quant à son interdiction en France par quelques membres du groupe. Le revoici dans la traduction originale de Philippe Paringaux, qui fût le rédacteur en chef du Rock & Folk historique.
Revue de presse
- Consulter NOVA BOOK BOX Richard GAITE RADIO NOVA, 15 novembre 2011
- Consulter BOOKS Romain Decoret GUITARIST (& BASS) MAGAZINE, octobre 2011
- Consulter Jean Dominique Bernard Site Suite 101, mars 2010
- Consulter Philippe Lacroix Ventilo
- Consulter Un ouvrage vibrant de bruit et de sueur à partager de toute urgence Laure Narlian France2.fr, décembre 2008
- Consulter Thibaud Allemand Magic, novembre 2008
- Consulter Philippe Azoury Tsugi , novembre 2008
- Consulter Rock & Folk , novembre 2008
- Consulter Frédéric Lecomte Rolling Stone , octobre 2008
- Consulter Benoît Sabatier Technikart , octobre 2008
- Consulter Boris Bergman Paris match, 30/10/2008
- Consulter Jean Philippe Bernard Le matin (Suisse) , 24/10/2008
- Consulter Eric Serva France Musique / émission Tapage nocturne , 16/10/2008
- Consulter S.T.P en Enfer avec Jagger François Julien VSD , 16/10/2008
- Consulter Sophie Rosemont nonfiction.fr
NOVA BOOK BOX

Mardi 15 novembre, 22h20 : lecture d’un extrait de S.T.P. de Robert Greenfield, dans sa version française éditée par le Mot et le Reste, dans l’émission Nova Book Box de Richard Gaitet.

RADIO NOVA

Richard GAITE
RADIO NOVA, 15 novembre 2011
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BOOKS
Les éditions Le Mot et Le Reste proposent plusieurs rééditions pour la rentrée.
– Hammer of the Gods – La Saga Led Zeppelin, par Stephen Davis, traduction de Philippe Paringaux, est une vision hallucinante de Led Zep sur la route, en studio et à la ville, basée sur les mémoires de leur road-manager et homme de main, l’infâme Richard Cole. A ne manquer sous aucun prétexte.
STP (Stones Touring Party) – A travers l’Amérique avec les Rolling Stones.
– Exile on Main Street – Une saison en enfer avec les Rolling Stones. Ces deux livres de Robert Greenfield qui voyageait avec les Stones évoquent la période 1969–1973, sans doute la plus excessive du “meilleur groupe de rock’n’roll du monde”.
– Under Their Thumb, de Bill German, est un nouveau livre écrit par un journaliste new-yorkais proche des Stones dans les seventies et eighties. Les débuts de la dissension entre Mick & Keith…
Romain Decoret
GUITARIST (& BASS) MAGAZINE, octobre 2011
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Fa-bu-leux. Ce bouquin est tout bonnement génial. Un livre culte, un de ceux que tout amateur éclairé de rock’n roll se doit d’avoir dans sa bibliothèque.

La suite sur…
suite101.fr

Jean Dominique Bernard
Site Suite 101, mars 2010
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C’est un livre très recherché que les éditions Le Mot et le Reste viennent de publier. Un livre originellement sorti en 1977, vite épuisé, qui bénéficie d’une nouvelle traduction assurée par Philippe Paringaux, pilier du Rock’n’Folk de la grande époque. Et qui dit Rock’n’Folk dit Stones, dont est ici retracée l’épique tournée américaine de 1972. Robert Greenfield, alors journaliste pour… Rolling Stone, infiltre le cirque stonien en prenant soin de garder ses distances : il est de toutes les fêtes où les filles et la dope abondent, mais ne se place jamais dans la position du « gonzo ». Sa force est de décrire cet instant précis où le plus grand groupe du monde vacille, et le rock’n’roll avec, passant de la trashitude à une étonnante quête de respectabilité. De toute façon, les Stones n’enregistrèrent plus rien de très bon après Exile on main street : ça tombe bien, ce disque est l’objet du prochain bouquin édité par Le Mot et le Reste.

Ventilo

Philippe Lacroix
Ventilo
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Un ouvrage vibrant de bruit et de sueur à partager de toute urgence

Chronique in situ, haletante et souvent drôle, de la tournée américaine échevelée que menèrent les Rolling Stones en 1972, ce livre est aussi un formidable témoignage sur le rock-business et la société américaine des seventies. Ouvrage culte épuisé en France depuis 30 ans, il revient dans une traduction revue de fond en comble par son traducteur d’origine, le rock-critic Philippe Paringaux. “Après dix années passées à jouer ensemble, les Stones étaient enfin devenus l’attraction musicale numéro un. Ils étaient royauté. Et c’est en Amérique qu’ils venaient se faire couronner”. Sauf que les Stones avaient quelque chose à se faire pardonner: trois ans plus tôt, leur précédente tournée US s’était en effet soldée par un mort à Altamont. Donc, pas question de laisser le chaos régner alors que pour les fans et les médias, et bientôt pour l’ensemble du commun des mortels gagné par la hype, approcher les Stones c’était (déjà!) “comme voir Dieu et baiser sa vedette de cinéma préférée en même temps”. Mot d’ordre du managment, donc: faire une tournée professionnelle. La première sans doute de cette envergure, à la fois absolument folle et à peu près maîtrisée. L’ancêtre des tournées des stades et du Grand Barnum rock. Bruit, fureur, sueur, drogues, orgies, excès en tout genres, music-business survolté, groupies en furie et fans prêts à tout: ce bouquin fiévreux fourmillant d’anecdotes sur les coulisses d’une tournée homérique des Stones au faîte de leur créativité est jubilatoire de bout en bout.

Lire l’article en ligne

Laure Narlian
France2.fr, décembre 2008
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Trente et un ans après sa seule et unique édition française chez Speed 17, l’ouvrage de Robert Greenfield refait surface, avec une traduction mise à jour par le monument Paringaux. Il raconte l’épopée des Stones à travers les USA en 1972, trois ans après la débâcle Altamont. Ce journaliste de Rolling Stone a suivi les cinq Anglais et leur staff mais, à la différence de son confrère Lester Bangs, il se met rarement en scène. Parfois, il apparaît dans un coin de l’image, sorte de Hitchcock binaire. Mais le plus souvent, sa plume discrète manie finement l’humour, décrit le cirque à distance avec une implacable acuité. La folie de cette tournée, mise en images dans le tout aussi culte (bien qu’ennuyeux) Cocksucker Blues (1972) n’est pas l’intérêt principal de cet ouvrage. Certes, on sourit à voir que les Hell’s Angels n’ont pas digéré l’épisode de 1969, on admire le stoïcisme légendaire du batteur Charlie Watts lors d’épisodes croustillants à la Playboy Mansion de Hugh Hefner. Mais ces excès ne font que refléter la décennie. Ainsi Greenfield s’intéresse-t-il tout autant au runaways sniffeurs de colle qu’à Mick Jagger, intellectuel perdu et lassé des chambres d’hôtel dévastées. En dépeignant tractations d’avocats et paperasses salariales, le narrateur montre l’envers du décor, celui qui ne fera pas rêver les fans en quête de respectabilité et à la tête d’un empire brinquebalant, les Stones travaillent. Avec plaisir, certes, mais ils ne font que travailler. Actualité oblige, on a encore en tête Mick Jagger, Un Démocrate 12005) de François Bégaudeau. Pour ce dernier, le chanteur lippu était mort en 1969. Étonnamment, Greenfield le disait en d’autres mots, quelques années plus tôt «Les Stones se sépareront quand… ils en auront les moyens»
Thibaud Allemand
Magic, novembre 2008
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C’est un des livres les plus sauvages de l’histoire du rock, réédité dans une nouvelle traduction après être resté introuvable durant de trop longues années. Le document d’une époque qui semble aujourd’hui presque irréelle.
Les Grecs ne soupçonnent pas leurs trésors archéologiques: il y a huit ans, on pou-vait encore trouver dans l’unique librairie française de Thessalonique deux exemplaires originaux de S.T.P qui prenaient la poussière depuis leur parution à l’été 1977. Ce même S.T.P, vous pouvez l’acheter désormais avec autant de facilité qu’un pain au chocolat. Les marseillais le mot et le reste, valeureux éditeurs d’une quinzaine de livres savants sur la musique, viennent de rééditer (dans une nouvelle traduction de Philippe Paringaux, un des piliers du premier Rock & Folk) cet ouvrage sauvage qui fut longtemps l’un des plus recherchés de France.

Littérature Gonzoïdale
Et tout ça pour quoi? Pour quatre cents pages de description de drogues en tout genre, d’orgies emmenées par une bande d’Attila rock anglais traversant l’Amérique durant l’été 1972 – une Amérique qui s’apprêtait à réélire dans la honte le président Nixon. Pour les Français, S.T. P était surtout le premier des douze volumes édités par les Humanoïdes Associés dans leur collection Speed 17 (dirigée par Philippe Manoeuvre), le plus flamboyant symbole d’une littérature rock éminemment gonzoi-dale. Speed 17 a mis quatre ans (1977–1980) avant de s’autodétruire, non sans avoir fait découvrir à la France éberluée les bitures de Bukowski, les élucubrations du grand Hunter S. Thompson, les prophéties technos d’Yves Adrien et les livres terrifiants d’Hubert Selby Jr. S.TP ressort, donc. L’objet 2008, blanc, poli, presque universitaire, n’arrive pas à reproduire la fièvre de l’édition originale: il manque ici cruellement la photo noir et blanc d’un Mick Jagger écumant, les collages punk bariolés, la typo grosses lettres… Côte à côte, les deux bouquins livrent le même semblant de contraste qu’entre un vinyle d’origine et un fichier MP3: l’un est chaud, l’autre pas. Reste le texte. Ah, au fait, S.TP est un livre sur les Rolling Stones.

Apocalypse now
On a retardé les aveux autant que possible pour ne pas taire fuir le fan de Metronomy,
qui verra dans les Rolling Stones un sujet un tantinet moins bouillant en 2008
qu’en 1972, lorsque Robert Greenfield, membre de Rolling Stone (le magazine) rédi-gea son reportage au long cours (en trois mois, à raison d’un chapitre par semaine, dans un bungalow de Californie semi-inondé). Certes, voir Jagger sur scène aujourd’hui, grimacer comme une vieille Cheetah est un spectacle pénible. Mais S.TP est le récit conradien de l’apocalyptique tournée américaine de 1972 des Rolling Stones. A l’époque, Jagger va sur ses 29 ans, il dit des choses comme «Je ne vois

pas faire ça toute ma vie.» Les Stones n’ont pas foutu les pieds en Amérique depuis 1969, depuis Altamont, ce chant du cygne hippie (les Hell’s Angels chargés de la sécurité avaient tué un jeune Noir sous les yeux des Stones qui continuèrent à jouer, ne comprenant rien à la scène). La tournée S.T.P (Stones Touring Party) durera de fin mai à début juillet 1972, braquant comme une banque une Amérique speedée, perdue, qui a remplacé le LSD par le Quaalude (un somnifère détourné de son usage). Deux mois durant lesquels les Stones inventent les tournées Barnum, brûlent les derniers feux d’un rock dangereux et jettent les bases d’un rock aussi professionnel qu’inoffensif et désincarné.

Bienvenue en enfer
Les grands médias américains envoient le gratin des pigistes à leurs trousses, telle cette vieille méchante de Truman Capote, flanqué de Lee Radziwill (la soeur aînée de Jackie Kennedy, la femme la mieux habillée de toutes les sixties) et dAndy Warhol. Les Stones, de leur côté, confient à Robert Frank en personne le soin de filmer les à-côtés de la tournée. Et engagent Greenfield, jeune rock critic de 28 ans pour accompagner le film d’un bouquin. Greenfield restera deux mois sans faire la moindre interview. Il a tout compris des meilleurs reporters: il ne questionne pas, il regarde. Il est une mouche. Qui tourne autour des gosses qui feraient tout pour arracher un billet de concert. Qui se fond parmi les dealers et les parasites en tout genre. Qui tourne autour des road managers quand ils cassent de nerf les téléphones des hôtels. Qui tourne autour des groupies prêtes à se faire sauter, même par le pire des roadies, du moment qu’il est estampillé S.T.P. et leur permettra d’être de la party d’après concert que Keith Richards donnera dans sa chambre. Greenfield est là quand Hugh Hetner ouvre aux Stones sa demeure Playboy, couvrant les Anglais de Californiennes et d’éclairs au chocolat. Et il est là encore quand des mecs du staff embarquent trois filles dans le fond d’un cockpit pour une partouze sordide que filment Jagger et Robert Frank. Pour cette scène, Cocksucker Blues, le film de Robert Frank, est aujourd’hui encore interdit de toute diffusion par Jagger en personne – il n’a jamais assumé le délire cul-défonce de cette tournée (mais bien sûr, Cocksucker Blues est sur youTube). Ce livre aurait donc dû finir aux Enfers (il a beaucoup été dit que Jagger souhaitait qu’il ne soit jamais réédité), car les Enfers après tout méritent aussi un bon livre.

Philippe Azoury
Tsugi , novembre 2008
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Alors donc, on l’a compris, la mauvaise nouvelle c’est qu’on a tous raté le concert du siècle mais, oh, c’est cloche, l’autre nouvelle est également mauvaise On en a aussi raté la tournée, la fondatrice, l’American Tour des Stones en 1972, la mythique jamais égalée, Mother Of All Tours, celle qui en gravera les codes, le gigantisme, l’étiquette et les légendes tourmentées. Tournée de tous les dangers pour les Stones qui voulaient oublier la catastrophe d’Altamont (véritable Pearl Harbor du rock), s’assurer des ventes alors vitales pour ces exilés fiscaux et afficher magistralement leur plénitude musicale, la tournée triomphale fut, du début à la fin, bousculée par les évènements et les forts tempéraments du staff. Mythique aussi ce livre STP, A Travers l’Amérique avec Les Rolling Stones, chronique très circonstanciée de la tournée par un journaliste de Rolling Stone (the magazine), traduit et retraduit par Philippe Paringaux, et enfin réédité après 30 ans de fantasmes et folles rumeurs sur le contenu et ses protagonistes. Groupies, défonces végétales, orgies mollasses chez Hugh Hefner, groupies, défonces chimiques, menaces d’émeute, groupies, défonces psychédéliques, concerts incandescents, groupies, défonces speed ou down, paranoïas sécuritaires, on peut dire que les Stones ont mis la barre higher and higher et Greentield capte avec brio et humour ces derniers moments de folie avant l’irruption des costards cravates et leur mainmise sur le rock business. Fin observateur de ce monde et de ses usages, Greenfield ne se laisse pas éblouir par le seul éclat des deux stars et ne se cantonne pas, loin de là, à la geste et aux anecdotes seulement stoniennes. Truffé d’anecdotes pittoresques, l’intelligent et passionnant bouquin raconte aussi la vraie vie derrière les projos, le fonctionnement quotidien du STP, le Stone Tour Party, l’archétypale team qui fait tourner la lourde machine, où roadies, managers, princesses égarées, security guards, écrivains officiels, pique—assiettes et dealers attitrés campent une intemporelle et indispensable odyssée.
Rock & Folk , novembre 2008
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Introuvable en version française depuis 1977, le mythique S.T.P. À travers l’Amérique avec les Rolling Stones de Robert Greenfield fait aujourd’hui l’objet d’une réédition. Si vous voulez vraiment savoir à quoi ressemblait vraiment le rock’n’roll…
Frédéric Lecomte
Rolling Stone , octobre 2008
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Eté 71: les Stones enregistrent «Exile on Main Street» sur la côte d’Azur, et c’est l’orgie totale -la french connection n’arrive pas à subvenir aux besoins d’héroïne de la villa stonnienne. Le plus grand groupe de rock an monde enchaîne sur une homérique tournée. C’est l’apogée du mythe. Robert Frank réalise un film sur ce «greatest rock’n’roll tour history»: interdit, trop décadent Robert Greenfield, du magazine Rolling Stone va, lui, pouvoir témoigner.
Des livres sur les Stones, il y en a des tonnes, du flippant (Dance With the Devil de Stanley Booth, génial) du grotesque (Keith me d’Amanda Sthers, même pas drôle), en passant par l’inutile (ceux de Bon et Bégaudeau). STP (Stones Touring Party) de Greenfield cumule quatre atouts: connaissance du sujet, sens de l’enquête, immersion dans le circus, style. Il prend sa source dans l’après-Altamont, quand les Stones, définitivement catalo-gués groupe sulfureux, choisissent de se réinventer non pas en levant le pied, mais en fonçant dans le décor.
Traduit par Philippe Paringaux pour Speed 17, ce collector épuisé ressort aujourd’hui complété. En 1974, il marquait la fin d’une époque: Mick Jagger pourra se consacrer à l’aérobic et Keith Richards, poser pour Vuitton. Et alors? Ils resteront à jamais l’incarnation d’une mythique grandeur (et décadence).
Benoît Sabatier
Technikart , octobre 2008
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La dernière tournée en 69 avait laissé un goût amer. Mais les Rolling Stones sont les Rolling Stones. En 1972, alors qu’Obama n’avait pas quitté les bancs de l’école et que McCain s’amusait avec ses amis du Viêt-cong, ils reviennent pour une tournée plus longue, plus folle, avec un public plus grand et des fans plus hystériques. Comment faire? Gérer deux mois non-stop sur la route? Trouver des avions là où il n’y en a pas? Calmer un public d’un demi-million d’êtres humains entassés dans un stade de base-ball qui vient de se rendre compte que le groupe qu’il attend en est déjà à sa sixième heure de retard? Pari difficile. Et c’est là où Robert Greenfield intervient. Journaliste, spécialiste de la culture pop: il ne les a pas lâchés. Et ça se voit! Au fil de la lecture, on a l’impression d’être caché dans le slip de Jagger ou le rail de cocaïne de Richards. Une place de choix, en quelque sorte. Pendant cinquante-cinq jours, c’est le chaos sur les routes du pays de la liberté. Même si les descriptions d’orgies, de dealers en retard ou de policiers arrivant dans les cinq-étoiles à l’improviste sont amusantes, l’intérêt du livre est avant tout dans la vision d’une Amérique violente, embourbée dans la guerre du Vietnam et définitivement sortie de l’euphorie utopique soixante-huitarde. Publiée en France pour la première fois en 1977 dans la mythique maison d’édition Speed 17, cette réédition est essentielle. Car avant les yachts dans le port de Saint-Tropez, les années 80, les châteaux en Provence et les bouteilles de Cristal Roederer, les Rolling Stones étaient un groupe de rock’n’roll. On a tendance à l’oublier….
Boris Bergman
Paris match, 30/10/2008
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C’est l’événement éditorial de l’automne 2008 : S.T.P. A travers l’Amérique avec les Rolling Stones, le livre maudit de Robert Greenfield, est désormais disponible en traduction française.
On a tout dit sur cet ouvrage et sa rareté n’a fait qu’alimenter la machine à fantasmes. Ceux qui possédaient un exemplaire de la rare édition de 1977 évoquaient une suite ininterrompue d’orgies et de faits scandaleux liés à la drogue et à la violence. Ils ne mentaient pas. S.T.P. est un bouquin d’une puissance inouïe, doté d’un contenu solide et porté par un style admirable. L’histoire racontée est celle de la tournée effectuée par les Rolling Stones durant l’été 1972.

Un cirque rock’n’roll_ – Dès qu’il est rendu public, ce périple de plus de deux mois déchaîne les passions. Les Rolling Stones n’ont pas visité le royaume de l’Oncle Sam depuis l’automne 1969 et leur passage s’est soldé par la déroute d’Altamont, festival gratuit durant lequel un spectateur a été tué par le service d’ordre au terme d’une journée de violence. Cette fois, Mick Jagger et ses camarades entendent prouver à tous qu’ils sont devenus des artistes responsables et professionnels. Au niveau de la logistique, rien n’a donc été laissé au hasard pour que ce grand cirque rock’n’roll fasse le tour du continent nord-américain sans incident.
Dès la mise en vente des billets, tout le monde comprend néanmoins que l’événement va déchaîner les passions. Le magazine Rolling Stone décide donc d’envoyer sur place Robert Greenfield, l’un de ses journalistes les plus pertinents. Comme les Stones ont décidé de se montrer sous un jour avenant, Greenfield se voit offrir par le management un badge «tous accès» qui lui permettra d’être constamment au coeur de l’événement. Avec son carnet de notes et son stylo comme uniques bagages, l’auteur prend place au sein de ce qu’il décrit rapidement comme une bande de dingues défoncés.
Bacchanale permanente – Malgré les efforts de quelques responsables zélés, la tournée des Stones vire rapidement à la bacchanale permanente. Présent jusque dans les chambres, où des parasites ingurgitent toutes les drogues imaginables sous les regards blasés des Stones , Greenfield décide bien vite de transformer son article en bouquin.
Il est là donc lorsque Keith Richard décide par ennui de balancer un téléviseur depuis le dernier étage de leur hôtel building. Il est là encore lorsque le service de sécurité tabasse le dealer principal du même Richard pour le forcer à quitter la tournée. Il est là toujours lorsque le groupe est jeté en prison après avoir rudoyé un photographe, ou lorsque des people comme Truman Capote ou la princesse Lee Radziwill (soeur de Jacqueline Kennedy) se gavent de caviar et de champagne dans les coulisses. Il est là enfin lorsque le photographe et cinéaste suisse Robert Frank demande à des jeunes filles paumées de figurer dans des scènes de sexe non simulées qui doivent ponctuer le film qu’il est en train de tourner. Intitulé «Cocksucker Blues», l’ouvrage en question sera longtemps interdit, mais on peut désormais le visionner sur YouTube…
Emeute en ville – Le S.T.P (terme qui désigne une drogue mais qui signifie ici «Stone Touring Party») de Greenfield sera, lui aussi, modérément apprécié par les Stones, même si ces derniers ne s’opposeront pas à sa diffusion. Tant mieux. Magnifiquement écrit, judicieusement construit, il cumule les anecdotes édifiantes, fascinantes, enthousiasmantes mais aussi choquantes. Tout en permettant au lecteur de plonger au coeur de la dernière tournée sauvage des Stones, il immortalise une Amérique pas si paisible où rôdent des hordes de fils et de filles de bonne famille qui carburent aux amphétamines pour se donner du courage avant d’aller affronter la police dans une émeute qui se perpétue de ville en ville.
Sans aucun doute, le livre de rock ultime.

Jean Philippe Bernard
Le matin (Suisse) , 24/10/2008
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Je vous recommande vivement de lire la réédition de l’ouvrage STP, A Travers l’Amérique avec les Rolling Stones, un ouvrage signé Robert Greenfield, déjà publié en France en 1977 mais rapidement épuisé et depuis très recherché par les collectionneurs. Sa nouvelle mouture par les éditions Le Mot Et Le Reste, dans une traduction réactualisée par Philippe Paringaux, a été l’objet de nombreuses rumeurs et tensions ainsi que de craintes de demandes d’interdiction. Des craintes que l’on comprend dès la lecture des premières pages puisque ce brulot est très certainement le livre le plus incroyable sur l’histoire du rock, un livre qui décrit sans détour la délirante tournée des Rolling Stones en 1972 à travers l’Amérique. Une Amérique obscure dont la jeunesse n’est plus celle qui accueillait les Beatles au milieu des années 60, ni celle qui enchantait le Summer of Love de 67, ni celle du tragique concert d’Altamont en 1969. Une Amérique sur les dents qui suivra le parcours des Stones comme une trainée de poudre (dans tous les sens du terme) avec cette incontournable avalanche d’argent, d’alcool, de sexe, de drogues et de violence. Les camions, les avions, les limousines, les rencontres avec les politiques, les hommes d’affaires, les groupies, les Hell’s, les dealers, les forces de l’ordre, les dj….le monde entier semble s’offrir sans aucune limite à Mick Jagger qui n’a pas trente ans et aux Stones dont on se demande encore comment ils ont pu survivre à cette aventure. Presque 40 ans plus tard, ce récit électrique à la James Ellroy est aussi fascinant qu’au premier jour de son initiale sortie et pourrait bien devenir le symbole littéraire de ce que le rock’n’roll signifie artistiquement, économiquement et socialement pour cette dernière partie du XXe siècle”.
Eric Serva
France Musique / émission Tapage nocturne , 16/10/2008
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S.T.P en Enfer avec Jagger
[…] S.T.P le carnet de bord de cette tournée ressort. Groupies culbutées dans les avions, défonce à tous les étages, passages à tabac, et puis quand même, musique car à l’époque, les Stones venaient de sortir Exile on main Street, un chef d’œuvre. Retraduit par Philippe Paringaux, S.T.P s’avère, trente cinq ans plus tard, le livre ultime sur la folie rock’n roll.
François Julien
VSD , 16/10/2008
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Please to meet you, cher Yves Jolivet. En effet, le directeur des éditions Le Mot et le Reste a eu l’idée lumineuse de rééditer le récit légendaire du journaliste américain Robert Greenfield. Épuisé pendant plus d’une trentaine d’années, S.T.P. À travers l’Amérique avec les Rolling Stones est un ouvrage pour le moins digne d’une pierre qui roule. Il a été initialement publié en 1977 par les éditions Les Humanoïdes Associés dans l’éphémère collection “Speed 17”… dirigée par le jeune et fougueux Philippe Manœuvre. Et c’est Philippe Paringaux, ex rédacteur en chef de Rock & Folk, mais aussi ami de Greenfield, qui s’était fait un plaisir de le traduire – plaisir renouvelé pour cette nouvelle édition, reprise et corrigée par ses soins. __Également auteur d’Exile On Main Street. Une saison en enfer avec les Rolling Stones, Robert Greenfield connaît son sujet sur le bout des doigts. Son récit débute à la fin du mois de mai 1972, alors que le groupe s’apprête à débuter une tournée américaine très attendue, mais qui est également source de polémique, son dernier concert sur le sol américain ayant eu lieu dans des circonstances dramatiques : le 6 décembre 1969, à Altamont (Californie), les Rolling Stones avaient joué au milieu d’un immense désordre apocalyptique, généreusement nourri par les Hells Angels rémunérés en bière pour gérer la sécurité (!) ; Meredith Hunter, un jeune homme noir de dix-huit ans, avait été poignardé à mort au milieu d’une foule de jeunes gens plus drogués les uns que les autres ; le lendemain matin, les Stones étaient dans l’avion qui les ramenait en Angleterre. Ce Stones Touring Party américain qui débute promet donc d’être mémorable. En première partie, le groupe a convié Stevie Wonder. Même si l’auteur de Superstition possède déjà, à 22 ans, une discographie plus qu’honorable, cette invitation représente pour lui un joli cadeau, qui lui permet de se tailler enfin une notoriété auprès du public blanc. Quant aux musiciens des Rolling Stones, ils sont eux-mêmes en grande forme, bien que tous un peu absents psychiquement (pour cause de responsabilités familiales, de projets personnels ou simplement de lassitude). Enfin, et surtout, leur équipe est complètement surexcitée. Tant par le show que par la menace qui plane sur celui-ci : les Hells Angels, très échauffés par le scandale d’Altamont, menacent de kidnapper Mick Jagger._
Sophie Rosemont
nonfiction.fr
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