Parution : 22/09/2011
ISBN : 9782360540310 148 x 210 27.00 euros |
Stephen Davis
Hammer Of The Gods
La saga Led Zeppelin
Traduit de l’anglais par Philippe Paringaux.
Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones, John Bonham… Ces quatre musiciens et leur formation Led Zeppelin ont enflammé et révolutionné le monde de la musique dans les années 1970. Ils sont les parrains du Heavy Metal et ils sont entrés dans la légende.
Entre histoire et mythe, rumeurs, scandales et chronique patiemment construite, cet ouvrage retrace avec brio les grandes heures de Led Zeppelin, de l’adolescence de ses protogonistes et de la formation du groupe jusqu’à sa dissolution puis, en 1995, son inscription au Rock and Roll Hall of Fame qui permit de réunir à nouveau Jimmy Page et Robert Plant pour une tournée mondiale. Hammer of The Gods est LA biographie de référence du groupe Led Zeppelin. Originellement publiée en 1985, mise à jour en 1997 et en 2008, elle a connu un succès retentissant. Elle est accompagnée d’une bibliographie et d’une discographie détaillées. Stephen Davis est un journaliste musical américain auteur de biographies réputées de plusieurs grands noms du rock (Jim Morrison, Aerosmith…).
EXTRAIT
Deux jours plus tard, le séjour de Led Zepppelin à Seattle marqua la fin de la réputation d’êtres humains à peu près normaux de ses membres. Ce fut l’Episode du Requin. Le spectacle lui-même avait été un énième succès. Au cours de ce festival en plein air, Robert et Bonzo furent tout excités de se trouver à la même affiche que Chuck Berry (dont le blasé Jimmy savait depuis le temps des tournées avec les Yardbirds qu’il n’était plus qu’un reclus maussade). Leur stupéfaction ne fit qu’augmenter quand ils virent le browned-eyed handsome man émerger d’une Cadillac qu’il avait conduite lui-même depuis Saint Louis, déballer sa guitare et se produire avec un étrange groupe de fortune avant de fourrer l’argent de son cachet dans une mallette et de reprendre le volant. Led Zeppelin succéda sur scène aux Doors et à un Jim Morrison dont les divagations avaient plombé l’ambiance, mais il se chargea de ressusciter le public apathique avec ses tempos explosifs. Il n’y eut pas photo et Led Zeppelin ne fit pas de quartier. |
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Folk et hard-rock donnent le LA aux éditions Le Mot et le Reste
Publiée pour la première fois en 1985, la biographie du groupe de hard-rock Led Zeppelin intitulée Hammer of the Gods a suscité de nombreuses critiques. Notamment de la part des principaux intéressés. F.H.
PUBLI-K-ATIONS - le temps des livres,
janvier 2012
Christian Le Morvan
BLUES MAGAZINE,
janv-mars 2012
MAUVAIS GENRES
Une émission rock ! Mauvais Genres honorera, en ce samedi, ceux qui resteront dans l’histoire de la modernité comme les Montaigne et La Boétie de la pop culture érudite, les Erckmann-chatrian du night clubbing bien compris et les Roux et Combaluzier du star system en ébullition : Philippe Manoeuvre et Jean-Pierre Dionnet. Ce, à l’occasion de la sortie, chez Sony, du coffret Sex Machine : synthèse sous forme de 2 CD et 3 DVD de ce qui fut l’émission musicale la plus effervescente des années 80 : soul music tout azimuth, bimbos coquines en embuscade, sketck scotchant et buffets de gags “Khomiques” à volonté. Du premier clip de Madonna aux invocations de David Lee Roth, tout y fut, tout nous reste. François Angelier
FRANCE CULTURE,
12 novembre 2011
GRANDEUR ET DECADENCE
Avec Led Zeppelin, on tient la matière idéale pour l’une de ces biographies sulfureuses, cocktail de sexe, drogue et rock’n’roll qui assure le succès en librairie (les confessions de Keith Richards étant le mètre-étalon du genre). Editeur marseillais éclectique et consciencieux, Le Mot et le Reste propose un vaste catalogue d’études thématiques consacrées aux marges sonores (heavy metal, post-punk, musiques électroniques et expérimentales) ainsi que des biographies de pionniers emblématiques (Eric Dolphy, Jimi Hendrix, Magma, Captain Beefheart). De là à présenter Hammer of the Gods comme le livre “de référence” sur les auteurs de “Stairway to Heaven”, il y a un pas qu’on regrette de voir l’éditeur franchir sous prétexte de marketing.Cette traduction d’un best-seller controversé du journaliste Stephen Davis, publié en 1985 et mis à jour depuis, s’attarde avec délectation sur les frasques, nombreuses mais souvent exagérées, qui ont contribué à façonner le mythe Led Zeppelin. Négligeant les processus de création, les interactions avec le reste de la scène musicale—pas un mot sur les alter ego Deep Purple et Black Sabbath, très peu sur le mouvement punk, né en réaction aux monstres de stade comme Led Zep. Rien sur le contexte culturel et social des seventies qui vit toute une jeunesse se passionner pour ce quatuor flamboyant, certes virtuose et sexuellement “chargé”, mais désespérément creux. La peinture d’un groupe narcissique, misogyne, organisé comme un gang, mais aussi fragile, payant cher sa licence (alcoolisme, toxicomanie, dépression, décès du batteur John Bonham), n’en reste pas moins éloquente. Rodéric Mounir
LA LIBERTE,
5 novembre 2011
A la fin des années 60, alors que les Beatles avaient en tête de se séparer, suite à des conflits internes et afin de se produire séparément, que les Stones roulaient leur bosse contre vents et marées, des groupes émergeaient apportant un nouveau souffle, un nouvel élan, une nouvelle conception, une nouvelle perception de la musique rock. Mais souvent, comme dans d’autres domaines, on refaisait du neuf avec de l’ancien. Les groupes se font et se défont, au gré des humeurs des uns et des autres. Et le public découvre ainsi des ensembles pétris de professionnalisme sans pour autant connaître leurs antécédents, succédant, ou émergeant, à des groupes ayant pour noms: The Birds, The Yardbirds, The Small Faces, The Who, Them, The Young Rascals, Pink Floyd, The Doors, Barclay James Harvest, Yes, The Animals, The Byrds, The Monkees, The Kinks, Spencer Davis Group… Liste non exhaustive à compléter selon affinité. Mais pour s’imposer dans les esprits, il ne suffit pas d’un simple professionnalisme musical, que possèdent déjà la plupart du temps ceux qu’on appelle les requins de studios et qui améliorent les formations dans des enregistrements auprès de chanteurs n’ayant pas d’accompagnateurs attitrés. Pour impressionner les esprits et acquérir les faveurs du public jeune, rien ne vaut quelques bons scandales, réels ou fictifs, colportés par les rumeurs, afin d’assoir une popularité qui va crescendo. Ainsi Led Zepellin, fondé en 1968 par Jimmy Page et qui appartenait aux Yardbirds, dont fit partie Eric Clapton avant leur dissolution en 1968, a bâti sa légende sur des supputations dénuées de tout fondement mais qui attirèrent les groupies. Des légendes selon lesquelles la moins vénéneuse était la vente de leur âme au Diable. Mais qui étaient les membres de ce quatuor qui révolutionnèrent le rock, lui insufflant un souffle tonique s’imposant comme les pionniers du hard rock et du heavy métal ? D’abord Jimmy Page, auteur-compositeur, guitare rythmique, guitare solo et basse. John Paul Johns, compositeur et multi-instrumentiste (basse, piano, orgue, claviers, à l’occasion guitare) rejoint Page qui veut former un nouveau groupe. Robert Plant, parolier, chant, harmonica, percussions et guitare à l’occasion, et John Bonham, dit Bonzo, compositeur, batterie, percussions, complètent rapidement ce groupe qui prend le nom de New Yardbirds puis adopte celui de Led Zeppelin le 9 novembre 1968. Ce nom provenant d’une blague de Keith Moon, qui appartenait aux Who, déclarant à Jimmy Page lorsqu’il apprit l’intention de celui-ci de fonder un supergroupe, que ce projet allait s’écraser au sol comme un Zeppelin de plomb. Led Zepellin connaitra son apogée entre 1971 à 1975 puis enregistrera un déclin entre 1975 à 1980. Suite au décès le 25 septembre 1980 de John Bonham, décès dû à une absorption effrénée d’alcool au domicile de Jimmy Page, le groupe se dissout. Mais les trois acteurs restants, ou plutôt les trois musiciens, entameront des carrières solos, se retrouvant parfois à l’occasion de fêtes de charité, de show télévisés ou d’enregistrements studio, mais la plupart du temps n’y participeront que deux des membres restant sur les trois du groupe mythique. Un peu comme le firent les Beatles. Des rumeurs de reformation du groupe circulent de temps à autre, mais il est peu probable que cela soit entériné officiellement. Cette saga d’un groupe qui a marqué l’histoire du rock, pionnier du hard rock et du heavy métal mais qui emprunta aussi au blues, au folk, au reggae, au rockabilly, à la soul et au funk, sans oublier les musiques du monde comme la musique classique, celtique, indienne, arabe ou country, vendant plus de trois cents millions d’album de par le monde, est narrée avec rigueur, précision, passion, amour, clairvoyance, lucidité et impartialité par Stephens Davis qui a bien connu le groupe de par son métier de journaliste musical. Il raconte le parcours de Led Zeppelin, de l’ante jusqu’au post-Led Zeppelin, avec objectivité, franchise, ardeur, patience, et son texte est truffé d’anecdotes toutes plus intéressantes les une que les autres, avec ce sentiment qui est réservé par des parents à leurs garnements, des enfants turbulents mais au combien attachants. Évidement ce document copieux ne serait pas complet sans les annexes, la bibliographie française, la discographie et l’index des noms cités. Un ouvrage indispensable à qui veut mieux cerner non seulement le mythe de Led Zeppelin mais aussi comprendre leur apport musical, connaitre l’ambiance et les à-côtés, l’atmosphère et tout ce qui a contribué à cette ascension ainsi qu’un regard critique sur une époque a marqué toute une génération. PAUL MAUGENDRE
MYSTERE JAZZ,
1er novembre 2011
Quand nous étions des dieux
Il ne faut jamais négliger le gout des dieux pour le jeu ! Comment Stephen Davis (au demeurant biographe de Marley, Morrison…) qui n’avait passé que deux semaines avec eux en 1975 pouvait ambitionner de détenir ces vérités scandaleuses ? Certes, c’est auprès de Richard Cole, l’adjoint de Grant, qu’il aurait puisé ses sources et cette eau salement croupie. Mais ne disait-on pas que Cole, aigri par des responsabilités en berne et victime d’une héroïnomanie chronique n’avait pas toute la fiabilité requise ? Qu’importe, les rumeurs devenaient enfin de grands moments d’histoire et c’est bien de cela que le rock se nourrit. Le livre sortit en France en 1989 amputé de plus de 120 pages (les plus attendues bien sûr – les ayant droits veillaient !) et l’on dut attendre François Bon et son Led Zeppelin une Biographie pour nous aider à passer le cap du millénaire avec du gossip Led Zep légèrement dégrossi. Mais voilà, François Bon n’est pas journaliste comme Davis, archétype de ces journalistes anglos saxons qui s’effacent derrière leurs sujets. Connaissant admirablement le monde du rock et détenteur d’un carnet d’adresse de flic des stups, Davis relate cette grande histoire de bruit, de fureur et de pouvoir avec une précision chirurgicale et sans en faire des caisses. La traduction discrète et efficace de Philippe Paringaux fait le reste. Le livre montre que, depuis le début, Led Zep était voué à incarner la face obscure et glorieuse du rock. L’émotion au service de la puissance de feu. Le marteau des dieux! On suit album après albums, tournées cyclopéennes après tournées dantesques le groupe irradié par le succès et la force mais aussi miné par la mort et le sort contraire. On assiste à la longue perdition d’un homme et d’un batteur exceptionnel que fut Bonzo que nul ne put sauver car – telle Janis Joplin – il n’était pas de ce monde. Cédric BRU
Les Obsédés textuels,
novembre 2011
BOOKS
Les éditions Le Mot et Le Reste proposent plusieurs rééditions pour la rentrée.– Hammer of the Gods – La Saga Led Zeppelin, par Stephen Davis, traduction de Philippe Paringaux, est une vision hallucinante de Led Zep sur la route, en studio et à la ville, basée sur les mémoires de leur road-manager et homme de main, l’infâme Richard Cole. A ne manquer sous aucun prétexte. – STP (Stones Touring Party) – A travers l’Amérique avec les Rolling Stones. – Exile on Main Street – Une saison en enfer avec les Rolling Stones. Ces deux livres de Robert Greenfield qui voyageait avec les Stones évoquent la période 1969–1973, sans doute la plus excessive du “meilleur groupe de rock’n’roll du monde”. – Under Their Thumb, de Bill German, est un nouveau livre écrit par un journaliste new-yorkais proche des Stones dans les seventies et eighties. Les débuts de la dissension entre Mick & Keith… Romain Decoret
GUITARIST (& BASS) MAGAZINE,
octobre 2011
Easy Rider n°1121
Dans son excellente émission hebdomadaire consacrée à la musique, à la BD et aux livres, Olivier Valério nous parle cette semaine de Hammer of the Gods et Under Their Thumb. Pour écouter l’émission : EASY RIDER Olivier Valerio
RADIO PFM,
2 octobre 2011
Hammer of the Gods, grandeur et décadence
Avec Led Zeppelin, on tient la matière idéale pour l’une de ces biographies sulfureuses, cocktail de sexe, drogue et rock’n’roll qui assure le succès en librairie (les confessions de Keith Richards étant le mètre-étalon du genre). Editeur marseillais éclectique et consciencieux, Le Mot et le Reste propose un vaste catalogue d’études thématiques consacrées aux marges sonores (heavy metal, post-punk, musiques électroniques et expérimentales) ainsi que des biographies de pionniers emblématiques (Eric Dolphy, Jimi Hendrix, Magma, Captain Beefheart). De là à présenter Hammer of the Gods comme le livre “de référence” sur les auteurs de “Stairway to Heaven”, il y a un pas qu’on regrette de voir l’éditeur franchir sous prétexte de marketing.Cette traduction d’un best-seller controversé du journaliste Stephen Davis, publié en 1985 et mis à jour depuis, s’attarde avec délectation sur les frasques, nombreuses mais souvent exagérées, qui ont contribué à façonner le mythe Led Zeppelin. Négligeant les processus de création, les interactions avec le reste de la scène musicale—pas un mot sur les alter ego Deep Purple et Black Sabbath, très peu sur le mouvement punk, né en réaction aux monstres de stade comme Led Zep. Rien sur le contexte culturel et social des seventies qui vit toute une jeunesse se passionner pour ce quatuor flamboyant, certes virtuose et sexuellement “chargé”, mais désespérément creux. La peinture d’un groupe narcissique, misogyne, organisé comme un gang, mais aussi fragile, payant cher sa licence (alcoolisme, toxicomanie, dépression, décès du batteur John Bonham), n’en reste pas moins éloquente. Rodéric Mounir
LE COURRIER,
1er octobre 2011
CHOUCHOU DES GROUPIES - LED ZEPPELIN
Le numéro d’été du magazine Rock’N’Folk publie quelques bonnes feuilles de THE HAMMER OF THE GODS, biographie à paraître en septembre du groupe légendaire Led Zeppelin… “Le gang de Jimmy Page est à l’honneur dans une gargantuesque biographie, enfin traduite. Dans cet extrait, le dirigeable conquiert l’Amérique et taquine le Squale.” Bonnes feuilles
ROCK'N'FOLK,
Août 2011
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