Le Mot et le reste
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À paraître
Exile on main street
Parution : 30/01/2009
ISBN : 978-2-9153-7880-1
272 pages
11 x 17 cm
20.00 euros
Robert Greenfield
Exile on main street
Une saison en enfer avec les Rolling Stones
traduction de Philippe Paringaux

« Guidés par les souvenirs brumeux de gens dont la mémoire est sujette non seulement à ce qu’ils ingurgitaient à l’époque mais aussi à tout ce que l’on a pu dire au cours des trente-cinq années écoulées depuis cet épique été dans le sud de la France, nous sommes sur le point d’embarquer dans ce qui sera assurément un voyage mouvementé à travers le passé où tout ne peut s’observer qu’au travers d’un verre fumé. Si tout cela n’est rien de plus qu’un théâtre d’ombres, avec pour prix d’entrée notre esprit, alors le meilleur conseil que l’on puisse donner à ceux qui s’apprêtent à monter à bord c’est de boucler leurs ceintures parce que ça va être une véritable montagne russe. […] Il est plus prudent d’affirmer que, comme nombre de ceux qui sont passés par là durant l’été 1971, la villa Nellcote elle-même ne fut jamais vraiment ce qu’elle semblait être. »

Enregistré dans les conditions rocambolesques dans les caves humides de la villa Nellcote louée par Keith Richards en 1971, alors que tous les Rolling Stones étaient en exil sur la Côte d’Azur, Exile On Main Street est souvent perçu comme un des meilleurs albums des Stones. La variété des compositions, la tournée américaine qui suivit cet enregistrement, le film interdit Cocksucker Blues, les séances d’enregistrement à Villefranche-sur-Mer… Tout ce qui entoure cet album est mythique. À cette époque, les Stones ont vraiment dansé avec le Diable et Robert Greenfield le raconte.

Revue de presse
- Consulter Stones en exil Yann Plougastel Le Monde 2, 23/03/09
- Consulter Jean-Marc Grosdemouge www.m-la-Music.net
- Consulter Wild horses en Provence Gaston Carré Luxemburger Wort, Mars 2009
Stones en exil
Enregistré en 1971, dans la cave de la villa Nellcote sur la Côte d’Azur, l’album Exile On Main Street est souvent considéré comme l’un des meilleurs des Rolling Stones. Il a pourtant été enfanté avec difficulté, entre les problèmes de couple de Mick et de Bianca, de drogue de Keith et de relation entre membres du groupe, Mick Taylor, notamment, qui se demandait ce qu’il faisait là... Avec un brio époustouflant, Robert Greenfield, ancien journaliste au magazine Rolling Stone, retrace ce moment très particulier.
Yann Plougastel
Le Monde 2, 23/03/09
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Robert Greenfield qui a retrouvé la plupart des survivants de cette aventure raconte la saison en enfer que vont vivre les protagonistes dans Exile on Main Street, écrit comme un drame shakespearien avec ses héros, ses seconds rôles et son décor. Il raconte surtout comment Nellcote, la somptueuse villa louée, par Keith tout près de Nice, se transforme en Hellcote, où tout se liquéfie sous le soleil de plomb méditerranéen, où la tension entre Jagger et Richards devient palpable. Leur studio mobile est installé dans le jardin et les Stones enregistrent selon la méthode de Keith : le groupe jamme et le magnéto tourne. Au bout de sept semaines, rien n’est sorti de la cave de la villa. Il leur faudra passer quinze jours et quarante bobines pour plier “Tumbing dice”. L’album, double, leur prendra près de neuf mois.

http://www.m-la-music.net/

Jean-Marc Grosdemouge
www.m-la-Music.net
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Wild horses en Provence

Les éditions Le Mot et le Reste publient une page d’Histoire du rock.

Nous sommes nombreux à considérer le double album Exile on main street comme l’opus le plus abouti, le plus « inspiré » des Rolling Stones. Exile est servi par la puissance de feu de « Sticky Fingers » et de « Let it bleed » mais, aussi, par une inventivité qui procède d’une forme de « poésie », quand bien même ce terme là peut surprendre dans le contexte des Stones en général et en regard des conditions préludant à l’élaboration de cet album en particulier. Car si Exile est marqué par une culmination dans l’ordre de la créativité, sa gestation est marquée de même par l’exaspération de ce qui fut la folie stonienne en acte.
En bisbille avec la justice et le fisc, les Stones en 1971 s’exilent dans le sud de la France, près de Villefranche sur Mer, dans une villa Nellcote louée par Keith Richards. Objectif de cette villégiature : la création d’un nouvel album, qui soit susceptible de renflouer les caisses, de légitimer une nouvelle tournée américaine et, accessoirement, de faire oublier le sanglant épiloque de la précédente à Altamont. Au travail !

Une smala en Provence

Un travail difficile, aléatoire, à saillies et à éclipses, car c’est une horde hirsute et hallucinée qui va camper à Nellcote, avec femmes et enfants, techniciens, « fournisseurs » et fricoteurs, et cette smala délurée va s’adonner à la plus sidérante des bacchanales, cuite et recuite dans la moiteur de l’été méridional, dans un chaudron où macèrent les psychotropes et les poudres de perlimpinpin. Richards, en particulier, conforte son statut de « plus élégante épave du rock’n roll », et c’est au bord du coma, souvent, qu’il compose ces pierres perlées que sont « Sweet Virginia », « Happy », « All down the line ». Le critique Philippe Manœuvre parlera d’« un disque monumental, une jungle marécageuse de chansons, de riffs mal équarris, d’émotions sournoises ».
C’est une page d’histoire du rock qui en cet été 1971 s’écrit en Provence. Et c’est Robert Greenfield, qui aux éditions Le Mot et le Reste avait précédemment donné STP, chronique d’une tournée américaine des Stones, qui rend compte de cette page d’anthologie. Or, si STP était entaché de digressions longues comme un rail, cet Exile on main street – une saison en enfer avec les Stones se lit d’un trait, tant son ébourriffant contenu est servi par une plume qui depuis STP s’est allégée et acérée, perfide toujours, goguenarde encore, mais plus tranchante dans la clairvoyante ironie dont Greenfied fait montre à l’encontre d’une histoire qui est la sienne et celle d’une génération, dont Keith Richards est à la fois le « héros » et « l’anti héros ». C’est la subtile ambivalence de Greenfield qui confère au livre sa pertinence, en ce qu’elle forme, comme en écho, les harmoniques de l’ambiguïté propre à son objet narratif.

Comme une blessure profonde

« Guidés par les souvenirs flous de personnes dont la mémoire a non seulement souffert de ce qu’elles ont ingéré à l’époque, mais aussi de ce qui a transpiré au long des 35 années qui nous séparent de cet épique été dans le Sud de la France, nous sommes sur le point d’embarquer pour ce qui sera à coup sûr un très tortueux voyage dans un passé où tout ne peut être qu’obscurément perçu à travers un verre et pourra, même alors, n’être que la fugitive silhouette de la vérité. »
Vision tronquée ? D’un épisode qui en dernière analyse procéderait d’un fantasme ? Un fantasme fondateur alors, car « tout comme le sang d’une blessure profonde, la musique d’Exile on main Street a suinté, ruisselé, goutté et s’est infiltrée dans notre culture. Bien que l’album soit aujourd’hui plus vieux que Mick et Keith quand ils l’ont enregistré, on dirait que les gens sont encore fascinés par sa provenance ».
Ainsi parle Robert Greenfield, et c’est Le Mot et le Reste qui a recueilli l’expression de cette fascination, apportant ainsi une nouvelle pierre à une collection éditoriale en passe de devenir une référence majeure pour la culture « rock ».

Gaston Carré
Luxemburger Wort, Mars 2009
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Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net