La Nerthe
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Musique de chambre - Pomes Penyeach - Ecce Puer
Parution : 16/03/2012
ISBN : 92916862262
128 pages
17 x 11,50
12.00 euros
James Joyce
Musique de chambre - Pomes Penyeach - Ecce Puer
Traduction et préface de Philippe Blanchon
Chamber Music est paru en 1907 selon un agencement des poèmes effectué par les soins de Stanislaus Joyce, le frère de James. Néanmoins, l’agencement initial avait un sens très particulier et c’est ce dernier que nous avons repris ici tel que conçu par Joyce en 1905. Joyce avait une intention tout à fait précise et la révélation de son projet originel donne à ces poèmes une place plus cohérente dans l’ensemble du corpus joycien. Il s’agit là d’un parfait petit roman : de la naissance de l’amour, de sa portée spirituelle à sa réalisation charnelle qui conduira, la passion déclinant à une possible amitié nouvelle entre les amants, à une nostalgique et tendre fraternité.
Il ne semble pas inutile de rappeler qu’à la même époque Ezra Pound se passionnera et traduira les Troubadours et qu’il sera celui qui reconnaîtra le premier le génie de Joyce. Il y a dans Chamber Music, en effet, des éléments qui relèvent de cette tradition courtoise et aussi un sens prononcé de l’épique (préoccupation majeure de pound qui sera incarnée par ses Cantos). Dans le premier poème se concentre une épopée : le poète dans sa singularité inaliénable, « parmi ses ennemis » avec « Son amour », « son compagnon ». Ton épique renvoyant aussi bien à Homère et donc à Ulysse. Pound publiera le dernier poème de Chamber Music dans sa célèbre anthologie ‘imagiste’. Ce sera le début d’une bataille acharnée de Pound pour publier les livres de Joyce jusqu’à Ulysse. Notons aussi que dans son essai consacré à Joyce en 1918, Pound fera une étude de ses vers autant que de sa prose.
Concernant les Pomes penyeach, outre la restitution des audaces et des inventions formelles absentes dans le premier recueil, il s’agit d’un mélange d’ironie et de tendresse qui nous rappelle que ces vers sont de l’auteur d’Ulysse.
Quant à Ecce Puer, ce poème isolé dans sa perfection formelle, il résume un cycle : la naissance (du petit-fils), la mort (du père). Cycle central, à travers Vico, dans Finnegans Wake.
Le projet est de montrer que, même s’il ne s’agit pas de ses œuvres maîtresses, ses poèmes participent pleinement à l’ensemble de la construction joycienne et que c’est une erreur de les minorer, ou pire encore de simplement les marginaliser avec condescendance.
Revue de presse
- Consulter Re-Joycing in Our Jim Times, 21/03/2012
Re-Joycing in Our Jim
There has been so much re-joycing going on, since the major works of James Joyce entered the public domain on January 1, that it seems almost permissible to use that irritating coinage. A recent James Joyce Quarterly offered news of a Chinese translation of Finnegans Wake. New Chinese characters will be required, Congrong Dai wrote, “each component indicating one of the possible meanings that Joyce put into his portmanteau words”. A Polish Wake is also in the works.

From the O’Brien Press in Dublin comes an edition of Dubliners with photographs interleaved in the text – infra dig, surely – and a preface recasting Our Jim as just one of us: “rich and poor, old and young, men and women . . . Dubliners is interested in all”.

An actual revision of one of Joyce’s works, unthinkable only a few months ago, has been undertaken by the small French publisher La Nerthe of Toulon, which has issued a bilingual edition of Chamber Music with the thirty-four poems arranged in what is claimed to be Joyce’s preferred sequence.

The first edition of Chamber Music (1907) followed a running order determined by the author’s brother, Stanislaus. According to Philippe Blanchon of La Nerthe, editor and translator of Musique de chambre, however, Joyce’s own arrangement “had a very precise intention”. This is more or less confirmed by the Faber Poems and Shorter Writings (1991), in which A. Walton Litz explains: “As the songs accumulated, Joyce made several tentative arrangements, the last and most important [dating] from 1905”.

Readers and scholars may test M Blanchon’s claim that the “original plan”, which he reimposed, “gives the poems a more coherent place in the Joycean corpus”. What used to be No I in the sequence, a three-stanza poem beginning

Strings in the earth and air
Make music sweet;
Strings by the river where
The willows meet

is now relegated to No II, whereas the top spot is taken by what was formerly XXI, the six-line verse that opens “He who hath glory lost, nor hath / Found any soul to follow his”. The old No II – “The twilight turns from amethyst / To deep and deeper blue” – slips to IV. No III, “At that hour when all things have repose”, stays where it was, but twenty-five of the remaining poems are newly placed.

The attractive volume, priced at 12 euros, also contains Pomes Penyeach. The contents are laid out with the translations opposite the originals. M Blanchon has given the French a simple tone, “somewhere between Elizabethan song and Verlaine”. Here is the “Strings in the earth” stanza in his version:

Des cordes dans l’air et sur terre
Font une douce musique;
Des cordes au bord de la rivière
Où les saules se rejoignent.
Times, 21/03/2012
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