Parution : 15/05/2001
ISBN : 2-9514990-1-9 2.50 euros |
Boris Vian
Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber, conseiller municipal
(1955)
Lorsque Le déserteur est lancé sur les ondes radios, en 1955, les réactions sont nombreuses dans la France des guerres coloniales peu habituée à la contestation politique dans les médias. Paul Faber, conseiller municipal, réclame l’interdiction de la chanson qu’il considère comme une insulte aux anciens combattants.
Boris Vian lui répond dans une remarquable lettre, où il développe son sentiment anti-militariste, s’appuyant sur l’expérience des combattants, qui sont les mieux placés pour haïr la guerre. Il revendique son droit à la liberté d’expression, pour condamner la guerre lorsqu’elle est vide de sens et que quelques politiciens et militaires de carrière l’imposent à des civils qui n’en comprennent pas les enjeux. Voir le coffret "Les Lettres de la Mauvaise graine" « D’ailleurs mourir pour la patrie, c’est fort bien ; encore faut-il ne pas mourir tous – car où serait la patrie ? Ce n’est pas la terre –ce sont les gens, la patrie. Ce ne sont pas les soldats : ce sont les civils que l’on est censé défendre – et les soldats n’ont rien de plus pressé que de redevenir civils, car cela signifie que la guerre est terminée. »
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