Parution : 15/03/2011
ISBN : 978-2-940358-55-7 64 pages 24.00 euros Port : 4.80 euros |
Vladimir Dimitrijevic
Lettres russes
1 disque compact audio d’une durée de 72min + 1 livret de 64 pages noir et blanc
Ce quatrième volume de la collection « timbres » est constitué d’un entretien entre Jil Silberstein et Vladimir Dimitrijevic. Personnalité paradoxale et à bien des égards déroutante, le fondateur des éditions de l’Age d’Homme a bâti l’un des plus grands catalogues de la littérature slave en francophonie.
Cet entretien a été suscité par les éditions Héros-Limite ; il n’est ni un panégyrique ni une hagiographie. Il retrace le parcours d’un lecteur éclairé, habité par la littérature, dont l’apport au monde éditorial et à la culture francophone est incontournable. Pour l’auditeur, il est passionnant de suivre le cheminement de cette pensée qui s’élabore au fil du discours et d’entendre cet homme aux dons de conteur. La maison d’éditions L’Age d’Homme est fondée en 1966 à Lausanne par Vladimir Dimitrijevic. C’est sans doute à L’Age d’Homme que nous devons de ne plus réduire la littérature russe aux seuls noms de Dostoïevski, de Tolstoï ou de Gorki. Grâce à la collection « Classiques Slaves », les lecteurs ont pu découvrir les œuvres majeures du symbolisme russe, celle d’André Biely (Pétersbourg, La Colombe d’Argent, Kotik Letaiev), d’Ossip Mandelstam, d’Alexandre Blok ; des auteurs aussi considérables que les polonais Witkiewicz ou Ladislas Reymont ; les écrits esthétiques de Malévitch, les essais et les romans de Zamiatine, de Leskov ou de Boris Pilniak. De Ivo Andritch et Dobritsa Tchossitch aux chefs-d’oeuvre d’Alexandre Zinoviev, la collection « Classiques Slaves », qui compte aujourd’hui plus de 500 titres, a permis de faire connaître un immense patrimoine littéraire que le « réalisme-socialiste » n’avait pas réussi à étouffer. Ce « regard sur le monde » qu’entend porter L’Age d’Homme ne concerne pas uniquement le domaine slave. Sont présents les domaines anglo-saxon, (G.K. Chesterton, Thomas Wolfe, Compton-Burnett, Cowper Powys, Mary Shelley, Saki, Grossmith, etc.), germanique (F. Dürrenmatt, Jean Paul), italien (Eugenio Corti, Saba), belge (Hugo Claus), espagnol (Gracian, Unamuno), yiddish, etc. Les auteurs contemporains suisses et français occupent une place importante dans le catalogue. Il s’agit souvent d’écrivains dont l’œuvre n’a jamais cédé aux séductions du moment : C. F. Ramuz, Charles-Albert Cingria, Pierre Gripari, Gaston Cherpillod, Dominique de Roux, Albert Caraco ou Georges Haldas, pour ne citer que ceux dont les noms n’apparaissent que trop rarement sous la plume des critiques littéraires. A travers de nombreuses collections de littérature et d’essais, mais aussi des revues ou encore des monuments littéraires comme les 12 volumes du Journal intime d’Amiel, le Journal inédit de Léon Bloy, les oeuvres complètes de Jules Laforgue, la première édition intégrale du Journal de Marie Bashkirtseff ou encore la Correspondance générale d’Octave Mirbeau, L’Age d’Homme présente le visage d’une maison d’édition rare : on ne trouvera dans aucun des environ 3000 titres que compte le catalogue nulle concession à la mode ou au commerce, mais tout au contraire une foi aussi têtue que passionnée en la littérature. Vladimir Dimitrijevic est né à Skopje en 1934. Il s’est éteint le 28 juin 2011.
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Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net

