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Le petit village
Parution : 15/11/2010
ISBN : 978-2-940358-63-2
104 pages
14,8 x 21 cm
14.00 euros
Port : 2.80 euros
Charles Ferdinand Ramuz
Le petit village
Avec des illustrations de Marfa Indoukaeva et une préface de Jil Silberstein

Nous avons à cœur d’éditer aux côtés d’auteurs contemporains, l’œuvre de poètes d’inspiration lyrique. Ce projet a été initié en 2009 avec la sortie de Georg Trakl, Rêve et folie & autres poèmes traduits par Henri Stierlin et sera poursuivi par l’édition d’un recueil de Constantin Cavafy.
Actuellement Le petit village n’est plus disponible en un seul volume. Ce recueil est la première parution de Charles Ferdinand Ramuz, celui qui, en quelque sorte va fonder toute son œuvre. Les vers du Petit village sont à l’image de l’aphorisme de l’écrivain portugais Miguel Torga, « L’universel, c’est le local moins les murs ».
« […] Peindre avec scrupule ce que j’ai autour de moi […] » : tel est le credo que Ramuz énonce six mois après la parution du Petit Village en octobre 1903. Doris Jakubec met en évidence les deux poétiques différentes que ces livres incarnent, alors que leur gestation s’est faite en même temps : d’un côté une « poétique minimale, précise et minutieuse, resserrée dans ses effets et musicale avec sourdine » (Le Petit Village), de l’autre une poétique « ouverte aux élans romantiques et fusionnels avec une nature sauvage, d’où la recherche d’une voix lyrique de haut vol » (Les Pénates d’argile). La veine de « Jean-Daniel », seconde partie du Petit Village composée de dix-huit poèmes dont l’énonciation
est déléguée à un narrateur, est poursuivie dans La Grande Guerre du Sondrebond, publié en 1905, sorte de « récit en vers » raconté par un vétéran. Dans Chansons (1914), Ramuz pousse jusqu’au bout la déconstruction du vers, et adopte une forme concentrée et dense, proche parfois de l’image d’Épinal ou de la caricature.

Alain Rochat, extrait de la présentation au volume X des œuvres complètes
de Charles Ferdinand Ramuz aux éditions Slatkine.

Après son baccalauréat en 1895, Ramuz entreprend une licence de lettres, qu’il obtient en 1901. Il occupe quelque temps un poste de maître d’études au collège d’Aubonne. Mais, cette expérience ne déclenche pas en lui le feu sacré de l’enseignement. Charles Ferdinand décide alors de se rendre à Paris afin de préparer, à la Sorbonne, une thèse de doctorat sur Maurice Guérin. Paris captive Ramuz : venu pour quelques mois dans la capitale française, il va y rester près de douze ans. Il déambule en solitaire dans les rues, fasciné par le spectacle de la ville. Très vite, il se rend compte que ce n’est pas un doctorat ès lettres qu’il ambitionne, mais une carrière d’écrivain. Il délaisse sa thèse et compose ses premiers textes : Le Petit Village (1903), les Petits Poèmes en prose (1904), Aline (1905), La Grande Guerre de Sonderbond (1906), Aimé Pache, peintre vaudois (1911), Vie de Samuel Belet (1913).
Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net