Parution : 16/02/2007
ISBN : 978-2-7489-0054-5 384 pages 12 x 21 cm 22.00 euros |
Jan Guillou
Le Chemin de Jérusalem
Trilogie d’Arn le templier - tome I
Traduit du suédois par Alain Gnaedig
« Magnus fit rassembler les douze hommes de sa garde et la centaine de serfs et de paysans affranchis sur les hauteurs de la cour du château, afin que tous puissent le voir. On maintint difficilement la tête du serf, qui se débattait. Les deux hommes qui le tenaient se retrouvèrent plusieurs fois dans une position dangereuse sous l’épée levée. Magnus finit par abattre son arme et trancha net. Le Chemin de Jérusalem raconte la jeunesse d’Arn Magnusson, né en 1150 et élevé par les Cisterciens. Avant de se faire templier, il est le témoin des rivalités politiques qui agitent le territoire destiné à devenir la Suède. Œuvre historique et épopée humaniste, cette trilogie (Le Chemin de Jérusalem, Le Chevalier du Temple et Le Royaume au bout du chemin) est un véritable hymne à la tolérance tout en nous proposant une réflexion sur notre époque, notamment sur les rapports qu’entretiennent culture matérielle et culture spirituelle, les pièges de la politique prétendument pragmatique et les avantages de la mixité culturelle.
Le journaliste et romancier Jan Guillou est né en 1944 à Södertälje, en Suède. Très jeune, il est placé par sa mère dans une institution scolaire particulièrement violente. Expérience dont il tirera un roman autobiographique, La Fabrique de violence (1981 – réédition Agone, 2001).
Devenu journaliste pour payer ses études de droit, il publie un reportage sur cette école. Le scandale est tel que le gouvernement suédois ordonne la fermeture de l’établissement. Quelques années plus tard, en 1973, il enquête sur les activités d’un bureau de renseignement pratiquant le fichage de citoyens suédois au profit de la CIA. Suite à ces révélations, il sera condamné pour espionnage à dix mois de prison. Jan Guillou est également l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages (traduits en une vingtaine de langues), parmi lesquels une série de romans d’espionnage – Coq rouge – et la trilogie d’Arn le Templier qui ont connu un immense succès populaire en Suède. Ses romans et ses écrits journalistiques sont marqués par une grande violence et des prises de positions à contre-courant, notamment vis-à-vis de la politique intérieure de son propre pays. |
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Arn, chevalier du Temple
Téléfilm de Peter Flinth (Arm, Tempelriddaren, GB/Suède/Danemark, 2007). 140 mn. Inédit. VF. Avec Joakim Nätterqvist, Sofia Helin, Stellan Skarsgard, Bibi Andersson et Vincent Perez. Il y a un peu du roi Arthur et de Lancelot du Lac dans le destin de ce héros de la littérature scandinave qui serait à l’origine de l’unification du royaume de Suède. Elevé loin des siens par des moines cisterciens qui lui transmettent la foi envers le Tout-Puissant, l’humanisme et le langage des armes mis au service de causes justes, le jeune Arn Magnusson, devenu chevalier du Temple, doit partir en croisade sur les rives du Jourdain. Il laisse derrière lui son amante, Cécilia, condamnée à prendre le voile pour avoir conçu un enfant hors mariage. Vingt ans plus tard, après la débâcle des croisés en Terre sainte, c’est un homme rompu au combat, mais loyal et tolérant, qui revient dans une Suède déchirée par les querelles claniques… Adaptée du best-seller en trois volumes de Jan Guillou (1), cette minisérie de Peter Flinth recycle à peu près tous les codes de la fresque historique : des scènes de bataille spectaculaires et crues, filmées en plans larges, que souligne une bande-son saturée, un héros à l’esprit chevaleresque, rongé par une faute originelle, un savant dosage d’épopée et d’amours contrariées qui font le miel des grands récits des origines. Dans le genre, c’est plutôt efficace — et l’on ne doute pas que cette fiction, primée en Suède, aura ses aficionados — mais hélas sans la moindre originalité. (1) Le Chemin de Jerusalem, Le Chevalier du Temple et Le Royaume au bout du chemin (éd. Agone). Nathalie Dray
Télérama n°3098,
30 mai - 5 juin 2009
Les tribulations d'un Templier suédois en Palestine
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Paul
La Feuille Charbinoise,
14/04/2008
Racontez moi l'histoire
Si vous cherchez un bon roman pour affronter les longues soirées d’hiver, j’ai ce qu’il vous faut : la saga d’Arn Magnusson, jeune homme au cœur pur et à l’épée dévastatrice. Dans l’authentique tradition des preux chevaliers partant hardiment à la conquête de Jérusalem. Le jeune Arn vous entraînera à travers un univers méconnu, celui du Moyen Age Suédois dans les années 1150. Là des moines, savant, et guerriers, luttent contre des barbares danois à peine christianisés, quand ils ne sont pas aux prises avec de gentes dames avides de pouvoir.
On savait, au moins depuis Duby, que le Moyen Age ne fut pas l’obscure période que les Romantiques ont décrite. Cette grande fresque mystique sur fond d’histoire nous surprend pourtant plus d’une fois ; on y voit les Cisterciens en grands bâtisseurs ; on assiste à des discussions métaphysiques passionnantes ; on nuance sa vision d’une époque riche, foisonnante et tourmentée. Car le jeune Arn Magnusson n’est pas n’importe qui ; Dieu lui-même l’a ressuscité en vue de grandes choses. Lesquelles ? Là est la question car depuis lors Dieu ne s’est plus manifesté. Les bons moines sont donc bien ennuyés car ils ne savent plus à quel saint vouer le vaillant miraculé ; sera-t-il moine ou guerrier ? Ce premier volume de la saga, qui en comprend trois, est réussi ; bien écrit, entraînant agréablement dans une fiction passionnante, il démontre qu’on peut aborder des sujets profonds avec beaucoup d’humour. Et le second tome sera en librairie courant octobre. Sylvia Duhennois
Zibeline n°1,
10/2007
LDC
L'Hebdo,
07/08/2007
Les éditions Agone ont entrepris de nous faire découvrir cet écrivain, tout d’abord avec la publication d’un de ses écrits les plus puissants, un roman autobiographique : La fabrique de violence. Nous le découvrons à présent dans un autre registre, avec ce brillant, solide et passionnant roman historique, premier volume d’une trilogie médiévale, au sein de laquelle Jan Guillou peint le tableau d’un monde nordique tardivement converti au christianisme qui se lance dans l’aventure des Croisades. L’histoire débute dans le Götaland, région méridionale de la future Suède, en l’An de grâce 1150. C’est le jour de la Saint-Tiburce, qui marque le début de l’été et de la fonte des glaces ; jour de la consécration de la nouvelle cathédrale ; jour où le Saint-Esprit se penche sur Dame Sigrid : une apparition qui va transformer sa vie, la poussant en premier lieu à léguer Varhem, la terre dont elle vient d’hériter, aux moines cisterciens. Et c’est là que son fils, Arn Magnusson, sera élevé, dès l’âge de cinq ans, initié et formé dans tous les domaines qui feront de lui un homme digne de rejoindre les Templiers… Ce premier volume se lit comme un roman à part entière. Vous serez cependant nombreux, après lecture, à attendre impatiemment la parution du deuxième volume, prévue pour l’automne 2007. Florence Lorrain
Atout livre,
mai 2007
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